Junior Kibwe

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Avis d’Appel d’Offres International

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

COMMISSION ELECTORALE NATIONALE INDEPENDANTE

 

 

Source de Financement

:

Trésor public

Appel d'Offres  International

:

AOI N°524/CENI/BCECO/DG/DPM/NNT/2016/MF

Date de remise offres

:

Jeudi 10 mars 2016

Nom du Projet                       

:

Fourniture des kits d’enrôlement  des électeurs, des cartes d’électeur et des sources d’énergie pour de la révision du fichier électoral par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)

 

Cet avis d'appel d'offres fait suite au plan de passation des marchés de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) publié sur le site de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP)  au mois de février 2016.

En prévision de la Révision du Fichier Electoral en République Démocratique du Congo, la CENI, en tant qu’institution d’appui à la démocratie en charge de l’organisation des élections, attend reconstituer son fichier électoral. A cet effet, elle a sollicité et obtenu du Gouvernement des fonds, afin de financer le processus électoral en  RD Congo et  a l’intention d’utiliser une partie de ces fonds pour effectuer des paiements au titre du Marché de fournitures des Kits d’enrôlement des électeurs, des cartes d’électeurs et des sources d’énergie pour la constitution du fichier électoral de la RD Congo.

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) sollicite des offres sous pli fermé de la part de candidats éligibles et répondant aux qualifications requises pour fournir les Kits d’enrôlement des électeurs, les cartes d’électeurs et les sources d’énergie pour la reconstitution du fichier électoral de la RD Congo. Ce marché est reparti en trois (3) lots distincts, à savoir :

·       Lot 1 : Kits (incluant le logiciel d’enrôlement), formation, assistance technique et transfert des compétences à la CENI ;

·       Lot 2 : Cartes d’électeur ;

·       Lot 3 : Groupes électrogènes, pièces de rechange et service après-vente incluant le support technique. La variante « Panneau solaire » sera pris en considération pour le lot 3.

La passation du Marché sera conduite par Appel d’offres international, tel que défini dans la Loi relative aux marchés publics, à tous les candidats éligibles.

Une marge de préférence de 15% sera accordée aux fournitures en provenance des pays membres du COMESA.

Les exigences en matière de qualification sont :

-      le candidat doit avoir la capacité de préfinancer l’importation d’au moins 25% des matériels nécessaires selon les lots soumissionnés dans le cadre de ce marché. Cette capacité financière doit être dûment certifiée par une banque ; 

-      le candidat doit fournir les états financiers certifiés des années suivantes : 2012, 2013 et 2014 ;

-      le candidat doit justifier un chiffre d’affaires moyen des années suivantes (2012, 2013, 2014) égal au moins au double du montant de son offre selon le lot soumissionné ;

-      le candidat doit prouver, documentation à l'appui, qu'il dispose de l’ expérience générale en fonction du lot sélectionné d'au moins trois (3) ans, qu'il a déjà effectué des services similaires avec références des marchés similaires passés en Afrique (lorsque ces documents ne sont pas rédigés en français, une traduction autorisée les accompagne) avec numéros de téléphone et adresses e-mail du (des) bénéficiaire (s) et les preuves de contrat, les attestations de bonne fin d'exécution d'une prestation similaire ou les lettres de référence). Les références mentionnées qui ne sont pas accompagnées par une lettre de satisfaction client (incluant la traduction autorisée en langue française si c’est le cas) ne seront pas prises en compte dans l’évaluation des offres.

-      De plus, dans le cas  précis du matériel informatique qu'il propose, le candidat doit prouver qu’il dispose d’un service après-vente opérationnel en RD Congo, qu'il dispose de l'attestation officielle du fabriquant l’autorisant à vendre le matériel de sa marque ou le désignant comme son représentant.

Les candidats intéressés peuvent obtenir le Dossier d’Appel d’Offres (DAO) complet en Français contre un paiement non remboursable de 300 USD.  Le paiement sera effectué par versement d’espèces au compte n° « 0240001145502 », intitulé PROJET BCECO auprès de la STANBIC BANK / Kinshasa, code SWIFT : SBICCDKX en indiquant la référence de ce DAO.  Le dossier pourra être retiré à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ou à la Division de Passation des Marchés du BCECO sur présentation de la preuve de paiement. De plus, ils recevront la version électronique par courrier électronique.

Les offres devront être soumises au BCECO (372, Avenue Colonel Mondjiba, Kinshasa-Ngaliema) au plus tard le Jeudi 10 mars 2016 à 15H00’ (heure locale, TU+1). Les offres remises en retard ne seront pas acceptées. Les offres seront ouvertes en présence des représentants des candidats présents à la séance d’ouverture qui aura lieu au BCECO le  Jeudi 10 mars 2016 à 15H30’ (heure locale, TU+1).

Les offres doivent comprendre une garantie bancaire d’offre d’un montant équivalent, pour le lot 1, à 500.000 USD (cinq cent mille dollars américains), pour le lot 2, à 200.000 USD (deux cent mille dollars américains) et pour le lot 3, à 200.000 USD (deux cent  mille dollars américains).

Les garanties de soumission devront demeurer valide pendant trente (30) jours au-delà de la date limite initiale de validité des offres, ou de toute nouvelle date limite de validité demandée par l'Acheteur et acceptée par le Soumissionnaire, conformément aux dispositions de la Clause 20.2 des IS.

Les offres devront demeurer valides pendant une durée de  90 jours à compter de la date limite de dépôt des soumissions.

 

 

Corneille NANGAA YOBELUO

Président de la CENI

 

 

 Franc Congolais

Treize milliards et six cent millions de Francs congolais (14 832 671 USD) ont été détournés de l’enveloppe de rémunération des fonctionnaires de l’Etat au dernier trimestre de l’année 2015. C’est le résultat d’une enquête initiée par le ministre d’Etat en charge du Budget, Michel Bongongo.

Ces fonds sont détournés dans les provinces de l’Equateur, Kongo central, du Bandundu et des deux Kasaï, toutes dans leurs anciennes configurations.

Le ministre du Budget dit avoir constaté ces irrégularités dans les secteurs de la santé, de l’enseignement supérieur et universitaire et l’enseignement primaire, secondaire et professionnel.

En ce qui concerne, d’une part, les rémunérations, les résultats démontrent que des sommes importantes se percevaient avec des doublons dans les listes de paie, sur des personnes décédées, des déserteurs et des fictifs.

Le ministre d’Etat en charge du budget donne ici un exemple éloquent de cette question des fictifs.

« A la division provinciale de la santé du Kongo central, nous avons 547 agents mécanisés [reconnus par l’Etat et dont les noms figurent sur les listes de paie], dont 510 fictifs] », a affirmé Michel Bongongo.

En ce qui concerne par ailleurs les frais de fonctionnement, des montants importants sont versés pour des établissements fictifs.

Aujourd’hui, s’est félicité le ministre d’Etat, tout cet argent qui se volatilisait dans la nature pourrait désormais servir à l’amélioration de la paie des fonctionnaires de l’Etat.

D’après Michel Bongongo, en plus des sanctions administratives, le gouvernement s’engage à traduire en justice les auteurs de tous ces forfaits.

« Le gouvernement a décidé au-delà des sanctions administratives de saisir des instances judiciaires. Vous n’allez plus vous étonner d’entendre que certains parmi vous vont aller à Makala [la prison centrale de Kinshasa].

La commission d’enquête instituée par le ministre a bénéficié de l’appui du banc syndical lors de toutes les descentes sur le terrain.

Le 14 Février 2016

Avec Radio Okapi

Museveni

En Ouganda, pour la première fois, le chef de l'Etat, Yoweri Museveni, s'est prêté samedi 13 février au délicat exercice du débat télévisé dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle du 18 février 2016. Absent du premier débat en janvier dernier, le président au pouvoir depuis 30 ans s'est, cette fois, déplacé.

De larges applaudissements ont accueilli Yoweri Museveni. Mais la soirée a été plus difficile pour lui, obligé de respecter le temps imparti par les journalistes animant le débat. « Malheureusement je vais devoir m’arrêter là. C’est une question de temps. Vous voyez, c’est le problème du débat », s’est exprimé le président.

Les candidats ont répondu chacun leur tour aux questions, sans réellement interagir entre eux. Seul point de discorde entre les candidats : l’intervention de l’Ouganda en RDC.

« Je pense qu’il était possible d’engager les Congolais aux côtés des Ougandais pour aboutir à des accords négociés qui n’impliquaient pas le type d’opération et qui a été nettement engagée par le gouvernement », a affirmé Kizza Besigye, opposant historique du Forum pour le changement démocratique (FDC). En réponse, le président Toweri Museveni a rétorqué : « Je rejette ce que ce candidat a dit. C’est faux. Nous sommes intervenus au Congo pour notre propre sûreté. »

Différentes thématiques ont été abordées, mais le comportement de Museveni a été vivement remarqué : le président s’est mis au même niveau que les autres prétendants à la présidence, la première fois en trente ans qu’il se prête à ce genre d’exercice.

Le 14 Février 2016

Avec RFI

vendeurs des sacs du ciment

Le prix du sac de ciment gris est passé en deux semaines de 12 500 franc congolais (13 dollars américains) à 8 000 francs congolais (8 dollars américains) à Matadi dans la province du Kongo-Central.

Une baisse de 35% que Joseph Makumbu, membre de l’Association des consommateurs du Congo, attribue à la grande quantité de ciment gris importé, fournie sur le marché de la capitale du Kongo-Central.

A l’en croire, des importateurs ont inondé le marché de la ville portuaire de ciment gris en provenance notamment d’Angola.

Joseph Makumbu dit livrer les produits de marque «Cimentngol» en grande quantité aux revendeurs de Matadi.

Il se ravitaille à partir de la ville angolaise de Noki, frontalière avec la ville congolaise de Matadi.

Les entreprises chinoises qui importent du ciment gris à partir du port de Matadi alimentent également le marché de Matadi.

 

Le 11 Février  Décembre 2015

Avec Radio Okapi

Rebelle ougandais

Un rebelle ougandais a été capturé lundi 8 février en Centrafrique. Il s’agit de Okot Odek, qui serait un proche collaborateur de Joseph Kony, le numéro un de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA). Odek a été fait prisonnier par des ex-Seleka et remis, selon l’AFP, aux militaires américains qui épaulent les forces africaines dans l’est de la République centrafricaine. Les militaires américains se refusent toutefois à tout commentaire.

Avant de devenir le redouté commandant Sam, Okot George Odek était, comme tant d’autres rebelles de la LRA, un enfant soldat. Enlevé et enrôlé de force à l’âge de huit ans, il gagne vite la confiance du numéro un, Joseph Kony, qui règne sur la LRA d’une main de fer. Selon Invisible Children, une ONG américaine qui traque cette rébellion, le petit Odek deviendra vite l'un de ses gardes du corps. Il l’accompagnera même au Soudan du Sud pour des négociations avec le gouvernement de Kampala en 2008, des pourparlers qui n’aboutiront jamais.

Un ancien négociateur de la LRA, David Matsanga, qui a quitté cette rébellion à la faveur d’une amnistie, se souvient d’avoir vu le très jeune homme dans l’entourage de Kony. Odek finira par diriger une unité d’une cinquantaine de combattants qui ont souvent fait des allers-retours entre le parc national de la Garamba, en République démocratique du Congo, et le Soudan du Sud voisin, toujours selon Invisible Children.

Un fidèle parmi les fidèles

Okot George Odek aura tantôt le grade de colonel, tantôt de lieutenant-colonel, dans une armée rebelle qui donne peu d’importance aux grades, selon Ledio Cakaj, un chercheur et écrivain américain spécialiste de la LRA. Il reste que Odek était, aux yeux de Kony, un fidèle parmi les fidèles.

« C’est une très belle prise, estime Ledio Cakaj. Odek était un homme de confiance. L’an dernier encore, il était dans l’entourage immédiat de Kony. Le fait qu’Odek soit parti est de toute première importance. Pour ceux qui restent, son départ est démoralisant. »

Odek se serait rendu, le week-end dernier, aux ex-Seleka, même si Kony a déjà menacé d’exécuter les déserteurs. Il se trouverait actuellement à Obo, dans l’extrême est de la République centrafricaine.

Le 11 Février 2016

avec RFI

Denis Sassou Nguesso

Denis Sassou-Nguesso, le président congolais, a déposé plainte contre X, le mois dernier, à Paris, dans le cadre du dossier des « biens mal acquis ». Une plainte pour « tentative d'escroquerie au jugement ». Denis Sassou-Nguesso est visé depuis 2009 par cette enquête sur son patrimoine.

Le président congolais est soupçonné d'avoir « détourné, à son profit et au profit de sa famille et de son clan une partie substantielle de la rente pétrolière de son pays ». Ce sont les termes contenus dans la plainte déposée par l'organisation non gouvernementale Transparency International. Une plainte qui a abouti, en 2009, à l'ouverture d'uneinstruction au parquet de Paris.

Denis Sassou-Nguesso n'est pas le seul dirigeant africain visé par cette affaire des biens mal acquis. Son homologue équato-guinéen Téodoro Obiang Nguema, le défunt Omar Bongo du Gabon et le président déchu de Centrafrique François Bozizé sont également concernés. Mais si ces trois dirigeants avaient déjà été la cible de saisies immobilières de la part de la justice française, le président congolais et ses proches avaient été épargnés jusqu'à l'été dernier, lorsque deux propriétés appartements au clan Nguesso ont été saisies.

De l’« agitation » pour Transparency International

C'est probablement ces saisies qui ont provoqué la riposte du président congolais. Cette plainte déposée à la fin 2015 conteste les fondements de l'enquête ouverte contre Denis Sassou-Nguesso et sa famille. Les pièces sur lesquelles se base la plainte qui les vise ne sont « pas conformes à la réalité », affirme son avocat. Maître Viala ne souhaite pas en dire plus sur le contenu exact de la plainte déposée par Denis Sassou-Nguesso, pour ne pas violer le secret de l'instruction, affirme l'avocat qui précise, tout de même, que si cetteplainte contre X aboutissait, elle ferait tomberl'intégralité desdossiers des biens mal acquis.

C'est donc une contre-attaque de taille qui est engagée par le président congolais. En tout cas, c'est ainsi qu'elle est présentée. Du côté de Transparency International, on parle « d'agitation » en attendant d'en savoir plus sur le contenu exact de la plainte. Le parquet de Paris a encore deux mois pour décider ou non de la transmettre à un juge d'instruction.

Le 03 Février 2016 

Avec RFI

les joueurs et le staff technique de la RDC

Le sélectionneur des Léopards locaux de la RDC, Florent Ibenge assure que les joueurs et le staff technique n’ont pas d’inquiétudes sur leurs primes. Il l’a confié, samedi 16 janvier, à Radio Okapi.

L’équipe nationale de la RDC séjourne depuis jeudi 14 janvier, dans la ville de Butare, où elle joue ses matches de groupe du 4è Championnat d’Afrique des Nations (Chan Rwanda 2016).

«Côté  prime des joueurs, pas d’inquiétudes car tout marche bien»,assure le coach Florent Ibenge.

Il a indiqué que depuis son avènement à la tête du staff technique de la RDC, il a opté pour que chaque partie fasse son travail:

«Depuis que je suis là à la tête des équipes nationales, on a décidé d’opter pour une façon de faire. Nous, entraîneurs et joueurs, de se concentrer sur terrain et les gens qui doivent amener l’argent de s’occuper de leur travail. Que chacun fasse son travail. Aux dernières nouvelles, tout va bien».

De son côté, le capitaine des Léopards locaux, Joël Kimwaki Mpela s’est dit confiant de la prestation de l’équipe nationale au Chan 2016.

«Notre ambition est de remporter le titre de champion cette année 2016, au Rwanda. On va créer de surprises dans cette édition parce qu’il y a plein de talents dans notre équipe nationale du Congo»,a-t-il souligné.

La RDC, logée dans le groupe B, entre en lice de cette compétition, dimanche 17 janvier, face à l’Ethiopie.

Réservé aux joueurs évoluant dans leurs championnats nationaux, le Chan se tient au Rwanda du 16 janvier au 7 février.

Après la première journée du groupe A, Rwanda est en tête avec 3 points, suivi du Gabon (1 point), Maroc (1 point) et Côte d'Ivoire (0 point).

Le 17 Janvier 2016

Avec Radio Okapi

Des soldats burkinabé

Trois jours de deuil national ont été décrétés au Burkina Faso, après l'attaque terroriste qui a visé un hôtel et un restaurant de Ouagadougou. Le dernier bilan fait état de 29 morts et une trentaine de blessés. De nombreuses questions restent en suspens, notamment sur l’identité des victimes, mais aussi sur celles des assaillants et le mode opératoire.

Trois jours de deuil national, assortis de mesures pour renforcer les contrôles sur des axes routiers, sur les lieux dits sensibles ou d’autres attaques terroristes pourraient intervenir. Ce sont les annonces faites par le président Roch Marc Christian Kaboré lors de son allocution de samedi soir.

Le dernier bilan, toujours provisoire, fait état de 29 victimes. Leurs identités restent pour le moment incertaines. Il y a des Burkinabè, mais aussi une majorité d’Occidentaux parmi ces morts, indiquent des sources proches de l’enquête.

Deux Français ont été tués et une Française aurait été blessée, indique le quai d’Orsay. Les deux hommes travaillaient pour une société de transport. L'un de leurs collègues, de nationalité portuguaise, a également trouvé la mort durant l'attaque.

Six Canadiens, un Américain et deux Suisses figureraient également au nombre des personnes tuées par ces terroristes, sans que l’on sache pour l’heure exactement s’il s’agissait de coopérants de passage, des résidents à temps plein ici dans la capitale burkinabè, ou bien de simples touristes.

Témoignages de soutien

En attendant d’en savoir plus sur ces victimes, mais aussi sur le nombre exact de terroristes qui ont semé la mort en centre-ville, c’est le deuil national et les condoléances qui affluent un peu partout d’à travers le monde, et notamment depuis l’Afrique.

Brahim Boubacar Keïta, IBK, au Mali a signé, lui, le registre mis à disposition à Bamako à l’ambassade burkinabè et le président malien a dépêché son Premier ministre, Modibo Keïta, qui doit arriver ici à Ouagadougou dans les prochaines heures. Le Mali qui a connu il y a deux mois quasiment le même drame au Radisson Blu de Bamako.

Le 17 Janvier 2016

Avec RFI

Marie Misamu, chantre chretienne congolaise a rendu l'âme

La chanteuse congolaise de musique chrétienne Marie Misamu est décédée samedi 16 janvier dans la soirée à Kinshasa.

Le président de l’Association des musiciens chrétiens du Congo (AMCC), Patrice Ngoy Munsoko, joint au téléphone, a confirmé l’information.

« Oui j’ai des informations sûres. Il y a le chargé des provinces de l’AMCC qui venait de m’informer. Comme il est chargé de provinces, il dit qu’il a été là. Et moi, je vais me déplacer tout à l’heure pour aller vérifier où on a gardé son corps. Dans les heures qui viennent, je pourrai encore vous préciser », a fait savoir Patrice Ngoy Munsoko.

Un cousin de la chanteuse joint au téléphone par Radio Okapi raconte que Marie Misamu se trouvait à une retraite de prière au sommet de la colline de Mangengenge quand elle a ressenti des « malaises » au niveau de la poitrine.

Elle a été conduite à l’hôpital de l’amitié sino-congolaise à Ndjili le samedi dans la soirée. Elle y est décédée le même jour vers 19 heures.

De nombreuses personnes se sont rassemblées autour de cet hôpital où le corps de la chanteuse est gardé ainsi qu’au domicile familial de Marie Misamu.

Chanteuse à succès

Marie Misamu était l’une des chanteuses religieuses les plus en vue en RDC. Elle s’est notamment fait connaître avec la chanson « Seigneur » qui a recueilli un franc succès.

D’autres titres que la chanteuse a sorti par la suite comme « Mokeli na ngai », « Salela ngai bikamwa », « La reconnaissance » et « Eh Yahweh » ont également obtenu un très bon accueil auprès du public.

Le 17 Janvier 2016
Votre Afrique

Envoye spécial de l'ONU en Libye Martin Klober

L’envoyé spécial de l'ONU Martin Kobler est depuis le 31 décembre en Libye pour convaincre les récalcitrants d'adhérer à l'accord politique signé sous l'égide de l'ONU le 17 décembre dernier. Jeudi, il a finalement pu arracher le soutien du président du Parlement de Tobrouk qui était jusque-là opposé à l'accord. Vendredi 1er janvier 2016, Martin Kobler était à Tripoli pour tenter de persuader le président du Congrès général.

Comme il le fait depuis la signature de l'accord inter-libyen de Skhirat le 17 décembre dernier, Martin Kobler multiplie les rencontres pour, comme il le dit, « élargir la base des adhésions » à cet accord.

Jeudi, dans la ville côtière de Shahat dans l'est libyen, il s'est entretenu avec le président du Parlement élu de Tobrouk Aguila Saleh. Ce dernier, farouche opposant à l'accord, a finalement dit son soutien au futur gouvernement d'union nationale, censé être mis en place avant fin janvier.

Le cas du général Khalifa Haftar

Mais la rencontre avec les chefs de tribus de l'est a été plus mouvementée. Ces derniers ont redit leurs conditions : ils demandent une représentation dans le futur gouvernement et des assurances sur le soutien à l'armée nationale libyenne. En fait, les tribus exigent que le groupe du général Khalifa Haftar, qui pilonne actuellement les brigades jihadistes autour de Benghazi et Derna, devienne la seule force armée officielle du pays.

Le sort de Khalifa Haftar, ancien général sous Kadhafi, est un casus belli pour les autorités de Tripoli, à l'ouest. Les responsables, même parmi les plus modérés, refusent que Khalifa Haftar puisse obtenir un quelconque poste stratégique. Mais c'est sur le terrain juridique que Tripoli axe son refus du plan de l'ONU. Awad Abdul-Sadiq, vice-président du Congrès national, a écrit à Ban Ki-moon le 30 décembre pour lui signifier que l'accord de l'ONU empêche toute nouvelle discussion, ce qui contrevient à la résolution du Conseil de sécurité prise le 23 décembre.

Sécuriser Tripoli

Ce vendredi, Martin Kobler était à Tripoli la capitale et les négociations ne sont pas plus simples. Il s'agit non seulement de convaincre le président du Congrès général du bien-fondé de l'accord de Skhirat, mais discuter aussi des conditions sécuritaires pour accueillir à Tripoli le futur gouvernement d'unité.

L'année dernière, Tripoli a été au cœur de la bataille rangée qui a entraîné la fuite du Parlement élu à l'est et le maintien, dans la capitale, d'un autre Parlement soutenu par les islamistes. Aujourd'hui, il s'agit pour Martin Kobler de négocier avec les instances de Tripoli et les milices qui les soutiennent l'installation du futur gouvernementd'unité. Mais il est difficile de savoir quelle forme prendra le dispositif sécuritaire.

Du côté de l'Italie, en première ligne des négociations inter-libyennes, on appelle depuis des mois à une mission de maintien de la paix pour protéger sous l'égide de l'ONU les points névralgiques de Tripoli : les nouvelles institutions, le port, l'aéroport, les grands axes routiers et, hors de Tripoli, les installations pétrolières et même les sites antiques.

La résolution du Conseil de sécurité de l'ONU du 23 décembre dernier, qui soutient le futur gouvernement, offrirait une couverture internationale. Ce n'est pas un hasard si c'est un général italien Paolo Serra qui accompagnait Martin Kobler à Tripoli ce vendredi. Paolo Serra a été nommé pour le seconder sur les questions sécuritaires. Et sa réputation dans les opérations de maintien de la paix, du Kosovo au Sud-Liban n'est plus à faire.

 

Le 02 Janvier 2016

Avec RFI

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