RD Congo

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Le président congolais Joseph Kabila a nommé jeudi le député de l'opposition Samy Badibanga au poste du Premier ministre dans le cadre d'un accord politique signé en octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l'opposition en République démocratique du Congo.

"Est nommé Premier ministre, Badibanga Ntita Samy", président du premier groupe parlementaire de l'opposition à l'Assemblée nationale, indique une ordonnance présidentielle lue à la télévision publique.

Le 17 Novembre 2016
Votre Afrique

 

Didier Reynders, chef de la diplomatie Belge

La capitale congolaise s’intéressent aux réactions qui continuent de tomber deux semaines après la signature de l’accord au dialogue de la Cité de l’Union africaine (UA).

La Belgique, souligne le tabloïd, a donné sa position sur les conclusions du dialogue de Kinshasa par la voix de son vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders qui rappelle que son pays ne reconnaît pas le dialogue piloté par le facilitateur Edem Kodjo, en raison de son caractère non inclusif.

Le chef de la diplomatie belge a une fois de plus insisté sur l’organisation d’un second dialogue, auquel devraient être absolument associés toutes les franges de l’opposition ainsi que des leaders politiques qui pèsent le plus sur l’échiquier politique congolais, notamment Etienne Tshisekedi de l’UDPS et l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, souligne le journal.

Cité par Le Phare, Didier Reynders est d’avis qu’un dialogue inclusif est l’unique alternative pour arriver à la stabilisation de la situation politique en RDC et a également insisté sur l’organisation des élections (présidentielle, législatives nationales et provinciales) avant la fin de l’année 2017. au cours d'une conférence de presse, Didier Reynders s’est déclaré par ailleurs contre une longue transition susceptible de s’étaler sur deux à trois ans, ainsi que le laisse entrevoir l’accord politique du Camp Tshatshi.

Le 01 Novembre 2016
Avec Le Phare

OUA, photo prise lors d'une séance de travail du Dialogue.

En RDC, le dialogue politique qui s'est ouvert le 1er septembre et qui devait durer 15 jours maximum s’enlise-t-il ou est-il sur le point de se conclure? Alors que les tractations se poursuivaient la nuit dernière, ce forum n'a pas encore abouti à la signature d'un accord entre le pouvoir et la frange de l'opposition qui y participe. L’enjeu est celui de l’organisation des élections, sachant que la présidentielle était en principe prévue avant la fin de l'année. Des premiers points d’accord ont été trouvés mercredi entre pouvoir et opposition modérée, notamment sur l'idée d'un gouvernement de transition dirigé par un Premier ministre de l'opposition.

L'opposition à la tête du gouvernement. La majorité à la tête de l'Etat. C'est en s’emparant de la primature que l'opposition qui participe au dialogue espère pouvoir contrôler l'action du président et s'assurer que les élections aient lieu.

Car c'est tout l'enjeu de cet accord politique : réussir à ce qu’une présidentielle soit organisée, sachant que le pouvoir a échoué à respecter le délai constitutionnel de fin 2016. Résultat, autre compromis accordé par les quelques partis d’opposition qui participent à ces négociations avec la majorité : accepter que Joseph Kabila reste le président jusqu’à la prochaine élection, au-delà de son mandat donc qui se termine le 19 décembre.

En contrepartie devrait figurer dans cet accord, le respect strict de la Constitution. Comprenez, pas de troisième mandat pour Joseph Kabila. Le président sortant ne pourra pas se présenter à sa réélection.

Pour l'opposition présente au dialogue, le principe de l'alternance inscrit dans la Constitution est ainsi sauvé.

Des compromis difficilement acceptables

Difficile d’imaginer par contre comment l’opposition radicale qui a refusé de participer à ces négociations pourrait accepter ces compromis.

D’autant plus qu’une question clef demeure, celle de la date de la présidentielle. La majorité veut garder la date du 25 novembre 2018, comme le propose la commission électorale. L’opposition essaie de réduire ce délai de quelques mois au 25 mars 2018. Plus d’un an et demi tout de même après le rendez-vous initial.

Tard jeudi soir aucun accord définitif n’avait encore été trouvé sur ce point des élections. Pourtant la pression est forte pour la signature d’un accord. Le président Joseph Kabila avait appelé dimanche ses partisans à signer dans les 48 heures, surtout avant le sommet international de Luanda sur la RDC, prévu le 26 octobre.

Le 14 Octobre 2016
Avec RFI

Vital Kamerhe et Edem Kodjo en séance de travail à la cité de l'OUA

Sur l’antenne de France 24, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mendé, a annoncé, mardi 11 octobre, qu’un accord politique allait être signé rapidement concernant la période qui suivra l'expiration, à la fin de l'année, du mandat de l'actuel président Joseph Kabila. Le 1er octobre, la Commission électorale avait évoqué la probabilité d'un report de l'élection présidentielle - initialement prévue le mois prochain - jusqu'en novembre 2018.

« Je pense que nous sommes près d’un accord, a déclaré Lambert Mendé. Je pense qu’on peut même annoncer la signature pour les jours ou les heures qui viennent d’un accord politique parce que ces discussions finalement semblent avoir produit des résultats positifs et que nous allons trouver une commune définition de la situation avec nos partenaires de cette partie de l’opposition qui a accepté de s’asseoir autour d’une table.»

A qui revient ce poste dans l'Opposition?

A présent, la course à la Primature est donc désormais ouverte en interne entre le camp de Vital Kamerhe, Co-modérateur du Dialogue pour le compte de l’Opposition, et celui de Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat et « Autorité morale » de l’Opposition Républicaine, une plate-forme qui revendique le leadership de l’opposition.

Les deux principaux candidats « Premiers ministrables » brandissent des cartes de visite pour estimer pouvoir servir d’interfaces aux Occidentaux foncièrement hostiles au dialogue de la Cité de l’Union Africaine, en raison de son déficit d’inclusivité.

André Alain Atundu, porte-parole de la Majorité Présidentielle (MP), estime qu’il s’agit-là d’une « responsabilité » pour l’opposition.

« Concernant l’obstacle réputé majeur dressé par la Majorité en exigeant qu’on respecte les dispositions concernant le premier ministre, la Majorité Présidentielle aujourd’hui a accepté d’accorder ce poste à l’opposition. C’est à l’opposition d’en tirer les conséquences, d’abord sur le plan interne entre eux et que le dialogue atterrisse le plus vite par une conclusion consensuelle, par la signature de l’accord parce que l’objectif ce n’est pas se réunir indéfiniment, mais d’appliquer les dispositions nécessaires pour normaliser la vie politique en RDC », affirme le porte-parole de la MP.

Il fait remarquer que cet acte n’est pas une défaite pour la MP qui veut un aboutissement heureux du processus électoral. « La Majorité n’a pas considéré comme un handicap le fait que l’opposition obtienne la Primature. Ce n’est pas une victoire pour l’opposition. C’est une responsabilité dont ils sont investis, c’est une charge pour eux. Ils doivent se mettre à la hauteur d’abord vis-à-vis de l’opposition parce qu’ils doivent être unis autour de cette option, ensuite, vis-à-vis de la MP, de la classe politique et de la population. C’est plus une responsabilité qu’un honneur »

Pour sa part, l’opposant José Makila qui fait partie du groupe des négociations pour le compte de l’opposition politique, indique que sa plateforme politique n’est pas encore officiellement notifiée de cette concession faite par la MP.

Sur les onze points de divergences entre la Majorité Présidentielle et l’opposition politique, huit sont aplanis, révèlent certains cadres qui participent à ce forum.

La facilitation avait mis en place, depuis le 1er octobre 2016, un groupe de travail pour aplanir les divergences entre les parties prenantes au dialogue. La facilitation attend les résultats de ce travail pour convoquer la plénière afin de clôturer les travaux du dialogue par la signature d’un accord politique.

Fin de la crise politique ?

Cet accord va-t-il régler la situation de crise de légitimité au sommet de l’Etat ? Au regard de la tension politique persistante, et qui ne cesse de s'intensifier, le sentiment largement partagé est davantage négative.

C'est, par ailleurs, ce qu'a tenu à souligner l'envoyé spécial des Nations unies, Maman Sambo Sidikou, ce mardi devant le Conseil de sécurité en affirmant que « Toutes les parties semblent de plus en plus vouloir recourir à la violence et les perspectives de négociations politiques s'amenuisent » et que « Si l'on continue dans cette trajectoire je pense que des violences à grande échelle sont inévitables », a-t-il poursuivi. D'autre part, plusieurs individus dont les opposants du Rassemblement perçoivent déjà cet accord, issu du Dialogue, comme une énième violation de la Constitution.

D’où, pour certains, tous les espoirs reposeraient désormais sur les sommets de Bruxelles entre pays occidentaux membres de l’Union Européenne (17 octobre 2016) ; de New York au Conseil de Sécurité (24 octobre); et du 26 octobre à Luanda entre représentants de la CIRGL (Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs), de l’ONU (Organisation des Nations Unies), de l’UA (Union Africaine) et de la SADC (Communauté de Développement de l’Afrique Australe) pour anticiper sur la situation chaotique qui menace la République Démocratique du Congo.

Le 13 Octobre 2016
Avec France 24 et Le Phare

Les sièges de plusieurs partis politiques dont le parti présidentiel et celui du principal parti d'opposition, l'UDPS, ont été dévastés durant les deux jours de violences.

Dans le livre blanc présenté par le Gouvernement sur les événements des 19 et 20 septembre derniers, Evariste Boshab a expliqué que la police n'avait que des armes non létales, que des manifestants étaient armés et le ministre estime que la responsabilité des dérapages incombe à l'opposition.

Pour le vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur, ce sont les organisateurs de la manifestation qui en portent la responsabilité étant donné que la police n'était munie que d'armes non létales.

« Ces actes d’une extrême violence ont démontré à la face du monde que les organisateurs voulaient détourner l’attention des autorités congolaises afin d’accomplir sans entrave l’acte criminel prémédité, programmé d’avance et minutieusement exécuté, a déclaré Evariste Boshab. Grâce à la vigilance de la population de la ville de Kinshasa et à son rejet de la violence comme d’accès au pouvoir, ce mouvement insurrectionnel a échoué. Le livre blanc que nous mettons à votre disposition donne le détail sur le bilan de ces actes d’une extrême sauvagerie. Les enquêtes se poursuivent au niveau de la police car de tels actes ne peuvent rester impunis. »

Pendant deux jours, les 19 et 20 septembre derniers, la capitale avait été le théâtre de pillages et d’affrontements meurtriers entre forces de l’ordre et jeunes réclamant le départ du président Joseph Kabila.

Des propos qui révoltent Jean-Marc Kabund, le secrétaire général du parti d'opposition UDPS. « Dire aujourd’hui que ceux qui sont morts ont été tués par des manifestants c’est un peu bizarre, ça n’a aucun sens parce que la marche a été pacifique, l’itinéraire bien tracé. Tôt le matin, des manifestants qui voulaient rejoindre le lieu de ralliement ont été empêchés. Est-ce que c’est à ce moment-là que les manifestants ont commencé à tuer ? Les images sont là, a-t-il réagi. Le rapport des Nations unies établit noir sur blanc que ce sont des policiers et des militaires qui ont tiré, ces gens ont tué à bout portant. »

Et d'insister : « Dire aujourd’hui que ce sont les manifestants qui avaient des armes, c’est très irresponsable. C’est révoltant. C’est déshonorant pour l’État congolais. Qu’ils cessent aujourd’hui de distraire l’opinion, ils doivent assumer les responsabilités des actes qu’ils ont causés. En faisant un tel rapport, ils cherchent à se dédouaner du crime. Ils utilisent le mensonge, la diabolisation comme mode de gestion. »

Le 12 Octobre 2016
Avec RFI

 Koffi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU

Annoncé pour quinze jours au maximum, le dialogue politique ouvert le 1er septembre s’enlise à Kinshasa.

L’Église catholique a suspendu sa participation à ces négociations conduites sous la facilitation de l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo, et les travaux sont boycottés par le « rassemblement » de l’opposition, rangé derrière Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi. Comment relancer le processus et engager un dialogue inclusif ? Ces derniers jours, l’idée de remplacer Edem Kodjo refait surface.

États-Unis en tête, « une partie de la communauté internationale », selon les termes d’un cadre de la majorité, soutiendrait cette option. Le nom de Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, est le plus souvent cité. « Nous attendons que ces propositions nous soient formellement faites.

D’autant que nous aussi, nous pouvons trouver des raisons sérieuses de récuser les facilitateurs qu’ils pourront proposer », menace, dans le camp présidentiel, le sénateur Léonard She Okitundu, pour qui, dans le cadre du dialogue en cours, « il n’y a pas de raison de remplacer Kodjo ».

Le 11 octobre 2016
Avec Jeune Afrique

Une installation construite par de présumés ADF à Galtic, l'un de leurs bastions repris par l'armée congolaise

Selon la société civile locale, au moins 10 personnes ont été tuées samedi soir dans une attaque perpétrée par de présumés rebelles ougandais de l'ADF à Boikene, quartier situé dans le nord de la ville de Beni, dans l'est du pays. De son côté, l'armée congolaise dit attendre la fin des "fouilles" pour avancer un premier bilan.

« C’est encore trop tôt », a expliqué, lundi 10 octobre, le lieutenant Mak Hazukay Mongba. Contacté par Jeune Afrique, le porte-parole de l’opération Sokola 1, lancée début 2014 contre les présumés rebelles ougandais, a confirmé par ailleurs « l’incursion hier [9 octobre], à partir de 17 heures, des ADF [Forces démocratiques alliées] dans le quartier Boikene, sur la route qui mène vers l’aéroport de Beni. »

« Depuis quelques semaines, l’armée mène des opérations de ratissage dans la zone appelée ‘Triangle de la mort’ – entre Mbau, Kamango et Eringeti – mais aussi autour de Mwalika, ancien bastion des ADF, et de Beni », a rappelé le lieutenant Mak Hazukay Mongba qui accuse les rebelles ougandais « pris en étau » de vouloir « saboter les efforts de pacification en cours et monter la population contre son armée ».

Un chargé des opérations de l’armée tué, selon la société civile

« Nous sommes encore en train de fouiller le lieu de l’attaque avant de donner un quelconque bilan. Mais il y a eu des dégâts collatéraux, notamment une victime dans les rangs de l’armée », a confié le porte-parole de Sokola 1.

Il s’agirait d’un « major, chargé des opérations, qui a été tué alors qu’il s’était engagé avec ses troupes contre les rebelles ADF », croit savoir Me Omar Kavota, coordonnateur du Centre d’études pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’homme (Cepadho), une ONG active dans la région.

Pour sa part, Gilbert Kambale, président de la société civile à Beni, a affirmé à l’AFP que « huit civils ont trouvé la mort par balles, un militaire a été tué et une présumée milicienne ADF a aussi été tuée » lors de cette incursion de présumés rebelles ougandais.

Le 10 Octobre 2016
Avec Jeune Afrique

Vue aerienne du Boulevard du 30 Juin à Kinshasa

La République démocratique du Congo envisage quelques sanctions coercitives envers la Belgique, notamment le refus des visas aux détenteurs des passeports diplomatiques belges. Le vice-ministre en charge des Congolais de l’étranger, Antoine Boyamba l’a annoncé jeudi 6 octobre.

Selon lui, la RDC risque même de prendre quelques sanctions économiques contre la Belgique.

Ces éventuelles sanctions sont considérées en vertu du principe de réciprocité qui est «la règle numéro un en diplomatie», précise Antoine Boyamba.
 
La Belgique a décidé de limiter à six mois la durée des visas octroyés aux responsables congolais porteurs de passeports diplomatiques, en raison de l'évolution de la situation politique de la RDC.
 
«En diplomatie, la règle numéro un c’est la réciprocité. La RDC a aussi le devoir ou le droit plutôt de prendre quelques décisions coercitives. Nous aussi on peut dire qu’on ne donne plus des visas, aux détenteurs des passeports diplomatiques belges ou quelques sanctions économiques», déclare Antoine Boyamba.
 
Il précise que la RDC n’est pas encore au stade des sanctions mais que cette possibilité n’était pas exclue.
 
«C’est une mesure qui sera prise au niveau du gouvernement. On n’a pas encore pris de décisions, mais il faut envisager la réciprocité. C’est la règle, comme je l’ai dit. Et ce que nous prendrons nous congolais comme décisions, ça sera aussi de notre droit et de notre souveraineté. Nous n’allons pas nous laisser faire. Ce n’est pas nous qui enclenchons la guerre ou la bataille», ajoute le vice-ministre des Congolais de l’étranger.
 
Il indique que les Congolais sont en train de travailler, mais que «s’il y a des pays qui estiment qu’ils doivent danser plus vite que la musique, c’est leur problème».​

Le 07 Octobre 2016
Avec Radio Okapi

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders

La Belgique s'inquiète de la situation en République démocratique du Congo. Violences entre manifestants et forces de l'ordre les 19 et 20 septembre, déclarations sur un report de l'élection présidentielle : le contexte est brûlant. Du coup, le ministère des Affaires étrangères a décidé de limiter dorénavant à six mois les visas pour les Congolais.

La mesure a été annoncée par Didier Reynders, le ministre belge des Affaires étrangères. Et le ministre précise que cette mesure va s'appliquer à ceux qui avaient jusqu'ici un visa pour un an maximum, à savoir les porteurs de passeports diplomatiques, qu'ils soient membres du gouvernement ou diplomates.

Pour le ministre des Affaires étrangères, cette mesure est rendue nécessaire par la période d'incertitude que va ouvrir la prolongation de la présidence de Joseph Kabila au-delà de la date butoir du 19 décembre prochain.

« Je crois qu'il faut faire passer le message que nous ne savons pas quelle sera la situation l'année prochaine, qu'on ne peut pas considérer que les choses vont se poursuivre sans aucun changement. Non, on a une situation qui va changer puisque normalement des élections auraient dû avoir lieu cette année. Donc le message doit être très clair sur le sujet, tant vis-à-vis d'ailleurs de la majorité que de l'opposition. On sait que les fichiers électoraux peuvent être prêts pour l'été prochain, et que l'on peut totalement mettre en place les élections, pas seulement présidentielle, mais aussi parlementaires avant la fin de l'année 2017, sans aucune difficulté. »

La Belgique réclame une ouverture plus large du dialogue national congolais à certains opposants qui font figure de grands absents comme Etienne Tshisekedi ou Moïse Katumbi. Didier Reynders demande par ailleurs une enquête de l'ONU sur les violences lors des manifestations des 19 et 20 septembre.

Le 06 Octobre 2016
Avec RFI

 Selon des chiffres publiés en 2015, 7,3 millions de Congolais de 5 à 17 ans ne fréquentent pas l'école, soit 28% de la population scolarisable

L'opposition, sous la conduite de l'UDPS d’Etienne Tshisekedi, appelle à une journée sans école ce lundi 5 septembre, date de la rentrée scolaire en République démocratique du Congo. De son côté, le gouvernement condamne cette initiative.

Selon Marc Kabund, le secrétaire général de l'UDPS, cet appel est une manière d'attirer l'attention de l'opinion sur les maux qui rongent le système éducatif en RDC.

« Le problème de l’enseignement dans notre pays devient un véritable casse-tête pour les parents et pour toute la société. Nous avons voulu dans cette action montrer au gouvernement que notre système éducatif est par terre et que des solutions devaient être trouvées d’une manière globale parce qu’on ne peut pas aujourd’hui avoir des enfants qui vont à l’école et une grande majorité qui n’y va pas, s'indigne le secrétaire général de l'UDPS. C’est insensé. Notre Constitution prévoit la gratuité et même le caractère obligatoire de l’enseignement à l’école primaire. Cela n’est pas respecté par notre gouvernement. »

Il appelle donc à une journée sans école en ce lundi de rentrée scolaire dans le pays. « Aujourd’hui, si les enfants congolais peuvent boycotter l’unique journée du 5 septembre pour exiger l’amélioration des conditions des études dans ce pays, pour exiger l’amélioration des conditions socio-économiques de leurs parents, exiger aussi que les autres enfants, qui n’ont jamais eu accès à l’école ou qui n’auront pas la possibilité d’aller à l’école, aient aussi cet accès, je trouve que l’action est salutaire et citoyenne », justifie-t-il.

Le gouvernement condamne cette initiative. Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, y voit une manière d'utiliser les enfants à des fins politiques. « De la même manière que les associations des parents, le gouvernement condamne cette instrumentalisation des écoles, donc des enfants, dans la lutte politique, qui, du reste, est une première mondiale, rétorque Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement. Nous la condamnons, de même que nous condamnons le recrutement d’enfants soldats, car la place des enfants est à l’école, la place des enfants n’est pas dans les tranchées militaires ou les joutes politiciennes, quelle que soit d’ailleurs la légitimité que nous, adultes, nous pouvons attribuer à ce type d’activité pour des raisons que seul un adulte peut maîtriser ou comprendre. Mais pas des enfants. »

Le 05 Septembre 2016
Avec RFI

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