Société et Environnement

Société et Environnement (3)

Le président haïtien Michel Martelly et le Premier ministre Evans Paul, déposent une gerbe lors d'une cérémonie commémorative, le 12 janvier 2016 à Port-au-Prince, en mémoire des victimes du séisme qui a touché Haïti le 12 janvier 2010

Il y a six ans, Haïti était ravagée par un terrible séisme de magnitude 7, faisant plus de 200 000 morts et 300 000 blessées. Depuis le drame, le pays peine à se reconstruire, les politiciens ayant davantage les yeux rivés sur les enjeux électoraux. Comme chaque année, les organisations de la société civile ont organisé une cérémonie d'hommage aux victimes et l'émotion est toujours aussi vive.

Dans le parc de Martissant, au cœur de la capitale haïtienne, les grandes figures de la société civile haïtienne et des anonymes viennent se sont recueilli au mémorial du 12 janvier.

Le mouvement féministe a perdu de grandes militantes lors du séisme et l'émotion est toujours forte pour Danièle Magloire, sociologue féministe haïtienne. La militante est en colère devant le sort réservé aux 60 000 sinistrés qui vivent encore dans des camps de fortune.

« On a simplement mis ces camps hors de vue du grand public et on les oublie, dénonce-t-elle. Ces gens vivent dans des conditions inhumaines. Mais la chose qui nous indigne le plus, c’est qu’on ne soit pas capable de chiffrer avec exactitude le nombre de personnes disparues. Ça n’est pas acceptable. Au-delà de cette mort brutale, c’est déshumaniser les gens. »

En effet, selon les sources, le bilan du séisme oscille entre 200 000 et 300 000 morts. Les cérémonies officielles en leur hommage sont minimes et les autorités ont décidé que la journée du 12 janvier, qui a pourtant marqué l'histoire du pays, ne serait pas fériée.

Le 13 Janvier 2016
Avec RFI

 Les rues de Kinshasa après la pluie

Plusieurs avenues sont impraticables dans la ville de Kinshasa, après une forte pluie qui s’est abattue dans la nuit de vendredi à samedi 14 novembre. Le reporter de Radio Okapi a constaté par exemple que bon nombre de parcelles et des avenues sont inondées. Des eaux des rivières ont débordé et des bouteilles en plastiques jonchent les différentes artères de la capitale.

Si dans les parties mieux loties les eaux de pluies se sont vites retirées, dans le reste de la ville, la circulation a été rendue difficile par des eaux stagnantes.

À la place triangle du campus sur l’avenue By-Pass, des eaux abondantes et stagnantes couvrent la chaussée sur une distance de plus de 20 mètres.

Il est difficile de circuler à pieds. Il faut se servir des véhicules ou prendre place derrière un motard pour traverser.

C’est l’occasion pour les jeunes désœuvrés de se créer un job spontané. ils transportent des passants sur leurs dos, moyennant une somme :

« Je vous prends sur mon dos pour traverser de l’autre côtémoyennant 200 Francs congolais (0,21 USD). L’eau déborde toujours ici après chaque pluie. »

Ce débordement des eaux s’observent un peu partout dans la ville, notamment  devant le collège Boboto sur l’avenue de la Justice et même devant le quartier général de la Monusco à la Gombe.

Pour certains habitants, c’est la conséquence des caniveaux qui sont bouchés.

Malgré les efforts, sur l’avenue des huileries à la hauteur du marché communément appelés « des essuie-mains », les voitures basses ont connue de sérieux problèmes ce matin. Les eaux necoulent pas dans les caniveaux et la chaussée est envahie.

Même situation sur l’avenue Université vers Yolo Kapela.

Ici, certaines parcelles ont été envahies par des eaux. Beaucoup d’habitants ont passé leur avant-midi à écoper.

C’est le même tableau le long de la rivière Kalamu vers le stade tata Raphael à Matonge.

Sur Kianza à Ngaba c’est la boue qui s’est formée dans deux grosses fossées et gênent la circulation.

Le 14 Novembre 2015
Avec Radio Okapi


Femmes marechères dans le Rutshuru

Les quatorze humanitaires enlevés dimanche dans le territoire de Rutshuru ont été libérés. Ces employés du Centre de développement rural avaient été kidnappés alors qu'ils venaient de boucler une étude de terrain pour le Programme alimentaire mondial (PAM). Leurs ravisseurs avaient réclamé une rançon. Mais selon une autorité locale citée par l'AFP, c'est finalement l'intervention de l'armée qui a permis leur libération. Deux jours plus tôt déjà, une humanitaire britannique avait été enlevée.

Depuis quatre mois, dans le territoire de Rutshuru, le phénomène du kidnapping est en plein boum. Les attaques ciblent le plus souvent des commerçants ou des humanitaires identifiés comme pouvant payer des rançons. Résultat, par endroits, certaines ONG ont suspendu une partie de leurs activités.

Un contexte qui inquiète Pablo Recalde, directeur du Programme alimentaire mondial pour la RDC. « On ne connaît pas beaucoup de détails, explique-t-il, sur la composition de ces groupes qui attaquent des civils, qui attaquent des ONG, qui attaquent maintenant aussi les agences des Nations unies, donc tous les humanitaires avec des actions de tous types : soit de banditisme, soit de la violence pure et dure. Et donc tout ça fait que les actions humanitaires deviennent de plus en plus difficiles. »

Qui se cache derrière ces attaques ? Localement, plusieurs organisations de la société civile pointent du doigt les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda). Mais pour le chercheur Christoph Vogel cette hypothèse est peu probable. Si les rebelles hutus rwandais sont coutumiers des enlèvements et autres recrutements forcés, ils n'ont pas en revanche l'habitude de kidnapper en échange de rançons. Le chercheur privilégie la piste de bandits armés opportunistes, mais dénués d'agenda politique, profitant du vide sécuritaire qui persiste dans la région.

Le 03 Novembre 2015
Avec RFI

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