Des soldats au pied de la Tour Eiffel dans le cadre du plan Vigipirate le 18 novembre 2015 à Paris

Deux semaines jour pour jour après les attentats de Paris et de Saint-Denis, la France rend un hommage "national et solennel", vendredi aux Invalides, aux 130 morts et quelque 350 blessés dénombrés lors de ces attaques jihadistes.

François Hollande présidera cet hommage, de retour de Moscou où il a poursuivi jeudi une offensive diplomatique visant à renforcer la coalition militaire internationale contre le groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué ces attentats.

Plus de 2.000 personnes sont attendues dans la cour d'honneur de l'Hôtel national des Invalides pour cette cérémonie, à commencer par les familles des victimes et des blessés. L'Elysée a souhaité une cérémonie de près d'une heure, "sobre, grave et solennelle".

Ces personnes prendront place dans une vaste tribune érigée dans le sens de la longueur de la cour, aux côtés des membres du gouvernement et de représentants de "l'ensemble des autorités de l'Etat prévues par le protocole de la République", selon la présidence.

Ont été conviés parlementaires, corps constitués, anciens présidents de la République et Premiers ministres, représentants des partis politiques, du corps diplomatiques et des services de secours et de police intervenus lors des attentats.

Le président de la République fera son entrée aux Invalides à 10H30 précises. Après les honneurs militaires qui lui seront rendus par un détachement de la Garde républicaine et une Marseillaise, les noms des 130 personnes tuées dans les attentats seront égrenés. Puis le chef de l'Etat prendra la parole pendant une vingtaine de minutes pour "rendre hommage aux personnes décédées et blessées et, à travers elles, à la génération qu'elles représentaient", explique-t-on à l'Elysée.

"Même s'il y a une grande diversité d'âges, d'origines et de parcours, ce qui ressort, c'est leur jeunesse", 35 ans en moyenne, souligne un proche du président.

"Prière solennelle"

Mais François Hollande, précise-t-il, adressera plus largement encore "un message à la France puisque c'est un mode de vie, des valeurs, une histoire et une culture qui ont été frappés le 13 novembre".

Le chef de l'Etat devait mettre la dernière main à son discours dans l'avion le ramenant de Moscou et jusqu'au matin, selon son entourage.

François Hollande a invité tous les Français à se joindre à cet hommage national en pavoisant leur domicile avec le drapeau tricolore.

Le 27 Novembre 2015
Avec France24

 Des gendarmes français examinent une arme utilisée par les attaquants de l'hôtel Radisson Blu le 20 novembre

Les autorités maliennes ont arrêté, jeudi, deux suspects dans le cadre de l’enquête sur l’attaque de l’hôtel Radisson Blu à Bamako. Aucun détail n'a pu être obtenu dans l'immédiat sur l'identité ou la nationalité des suspects.

Au Mali, deux suspects liés à l'attaque meurtrière du 20 novembre contre l'hôtel Radisson Blu à Bamako ont été arrêtés, jeudi 26 novembre, par les forces spéciales maliennes, selon des sources de sécurité citées par l'AFP.

Aucun détail n'a pu être obtenu dans l'immédiat sur l'identité ou la nationalité des suspects, ni s'il s'agit de complices ou d'éventuels commanditaires.

Pas plus de deux assaillants

Le ministre Salif Traoré avait assuré jeudi devant les députés qu'il n'y avait pas plus de deux assaillants.

Le Radisson Blu a été attaqué le 20 novembre au matin par des hommes armés qui y ont retenu environ 150 clients et employés. Les forces maliennes, appuyées par des forces spéciales françaises et américaines et des agents de l'ONU, sont intervenues et ont "exfiltré" 133 personnes, selon le ministère malien de la Sécurité intérieure.

Vingt personnes (14 étrangers et six Maliens, dont un gendarme) ont péri dans l'attaque, en plus de deux assaillants, selon le dernier bilan des autorités maliennes, comprenant également neuf blessés.

Deux revendications pour une attaque

L'attentat a été revendiqué dès le 20 novembre par le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune, "avec la participation" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le 22 novembre, un groupe jihadiste du centre du Mali, le Front de libération du Macina (FLM), a également revendiqué l'attentat, exécuté, selon lui, "avec la collaboration d'Ansar Dine", groupe jihadiste de l'ex-chef rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly, par un commando de cinq membres dont "trois sont sortis sains et saufs", semant un doute sur le nombre exact d'assaillants.

Le 27 Novembre 2015
Avec AFP et France24

Le président russe Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergeï Lavrov au Tadjikistan, le 15 septembre 2015

Au sommet du G20, qui s'est tenu du 14 au 16 novmbre en Turquie, le Président russe a souligné que la Russie avait présenté des exemples de financement des terroristes par des personnes physiques venant de 40 pays, y compris les pays membres du G20.

Vladmir Poutine a aussi évoqué la necessité urgente d'empêcher la vente illégale du pétrole. "J'ai montré à nos partenaires de nombreuses photos prises depuis l'espace et depuis les aéronefs sur lesquelles on voit clairement le volume que représente la vente illégale de l'or noir effectuée par Daesh".

Poutine a également appelé à former une large coalition antiterroriste. "Je pense qu'il est non seulement possible mais aussi nécessaire de le faire (Créer une coalition)". Selon lui, la coopération doit être menée tant sur le plan politique qu'entre les services secrtes. Tout le monde, les hommes politiques comme les services secrets, commence à se rendre compte que ce n'est qu'ensemble qu'on pourra combattre le terrorisme, a indiqué le Président russe.

Comment Daech organise son lucratif marché pétrolier

Même si le réseau pétrolier de Daech est affaibli par les frappes occidentales, l'or noir représente encore au moins un quart des revenus de l'État islamique. À qui Daech vend l'or noir? Comment est organisé son marché pétrolier? Pourquoi la coalition n'attaque pas directement les puits de prétrole? Réponses.

L'État islamique (ou Daech), qui contrôle un territoire à cheval entre la Syrie et l'Irak grand comme la moitié de la France, a mis la main sur une dizaine de champs de pétrole, et produit, selon les estimations de plusieurs instituts de recherche sur le terrorisme et des reportages sur le terrain, entre 20.000 et 40.000 barils de pétrole par jour (à titre de comparaison, la Syrie produisait 385.000 barils par jour en 2010, avant la guerre civile). Daech engrangerait entre 1 et 1,5 million de dollars par jour de son activité pétrolière, soit entre 350 et 600 millions de dollars par an. Même s'il faut rester prudents sur ces chiffres en réalité invérifiables, il fait globalement consensus que les recettes tirées de l'or noir par Daech représentent entre un quart et un tiers de ses ressources financières globales, le reste étant le «fruit» de taxes usurières imposées aux 10 millions d'habitants sous contrôle de Daech, d'extorsions, de trafics en tout genre (art, armes, organes, esclavage humain, etc.) et de donations.

Le 26 Novembre 2015
Avec Le Potentiel et Le Figaro 

Le pape François aux côtés du président kényan Uhuru Kenyatta (g) à Nairobi, le 25 novembre 2015

Le pape François est arrivé, mercredi, à Nairobi pour son premier voyage en Afrique. Un déplacement sous très haute sécurité durant lequel il défendra justice sociale, protection de l'environnement, paix et dialogue interreligieux.

Le pape François a foulé le sol du continent africain pour la première fois mercredi 25 novembre. À Nairobi, au Kenya, il a été accueilli par un chœur de chant et des danseurs. Lors de sa tournée africaine, au cours de laquelle il se rendra également en Ouganda et en Centrafrique, quatre thèmes seront évoqués : la justice sociale, la protection de l'environnement, la paix et le dialogue interreligieux.

Dernière étape à Bangui déconseillée

À 78 ans, Jorge Bergoglio prononcera 19 discours à Nairobi, Kampala et Bangui, toujours en proie à des violences intercommunautaires meurtrières. Les services de sécurité français ont d'ailleurs déconseillé cette ultime étape en Centrafrique prévue les 29 et 30 novembre. À Bangui, la tension risque donc d'être encore plus vive, sous la surveillance de la Minusca, la force de l'ONU, et du contingent français Sangaris

Jorge Bergoglio tient pourtant à cette étape où il a prévu une rencontre avec les réfugiés, la visite d'une mosquée dans un quartier exposé, une messe dans un stade et une cérémonie à la cathédrale.

Le pontife argentin, au tempérament obstiné, ne changera son programme que si des menaces précises pesaient sur les foules, selon ses conseillers. Et dans chacune des trois capitales, il fera comme à son habitude plusieurs trajets en papamobile, au contact de la foule.

Une tentative de réconciliation entre catholiques, protestants et musulmans

Le Kenya et l'Ouganda, qui fournissent un contingent militaire à la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), sont des cibles privilégiées des islamistes somaliens shebab liés à Al-Qaïda.

En se rendant dans ces pays, "le pape fait ainsi preuve d’un très grand courage, il est là en tant que missionnaire de la paix, portant une tentative de réconciliation entre catholiques, protestants et musulmans", estime pour sa part l’historien Odon Vallet, invité sur le plateau de France 24.

Le 26 Novembre 2015
Votre Afrique/France24

le Président Paul Kagame du Rwanda

Le Sénat rwandais a adopté mardi 17 novembre une réforme de la Constitution permettant à Paul Kagame de se représenter en 2017 et l'autorisant théoriquement à diriger le pays jusqu'en 2034. Cette réforme est présentéepar le pouvoir comme une pure initiative populaire, mais de nombreux observateurs y voient une manœuvre orchestrée par les autorités. L’opposition rwandaise et les Etats-Unis ont d’ores et déjà manifesté leurs inquiétudes.

Un à un, à voix haute, les sénateurs ont voté la réforme de la Constitution et définitivement adopté les deux articles portant sur lemandat présidentiel. Le premier, l'article 101 maintient la limite de deuxmandats, se contentant de faire passer leur durée de 7 à 5 ans. Le second, le 172, précise que la réforme de l'article 101 n'entrera en vigueur qu'après un nouveau septennat en 2017. Septennat pour lequel Paul Kagame reste éligible. Toujours selon texte, le président rwandais est aussi autorisé à briguer par la suite - donc à partir de 2024 - les deux nouveaux mandats de 5 ans prévus par l'article 101 remanié.

Face à la presse, le président du Sénat, Bernard Makuza a, une nouvelle fois, assuré que le Parlement ne faisait que répondre à une demande populaire. « Il faut prendre cette révision dans le sens d’une révision qui a été sollicitée par la population. Et puis le Parlement a exercé ses prérogatives constitutionnelles et la population elle-même a utilisé la prérogative de l’article 2 de la Constitution qui stipule que la souveraineté appartient au peuple rwandais. Le peuple rwandais a exprimé des souhaits, ceux-ci étant donc que le président de la République en exercice actuellement a le droit de se présenter au prochain mandat après celui qui se termine en 2017. »

Craintes dans l'opposition

Mais le Parti vert, seul parti légalement reconnu dans l'opposition, émet des craintes suite à l'adoption de la modification de la Constitution. « Le principal problème pour nous, c'est le fait que le président aura la possibilité de briguer un troisième mandat, explique Frank Habineza, le président du parti. Un mandat jusqu’en 2017 et ensuite deux mandats supplémentaires de cinq ans après 2017. Cela représente un danger pour la démocratie. »

Frank Habineza se dit inquiet pour la démocratie, mais aussi pour la paix. « C'est aussi une remise en cause pour toute transmission pacifique du pouvoir. En adoptant ce texte, on laisse une porte ouverte au président de rester 17 ans au pouvoir. Nous pensons que cela ne garantit pas un climat de paix et de sécurité. Pour cette raison, nous représenterons le front du NON au vote de cette réforme. »

Les Etats-Unis condamnent

Une inquiétude partagée également à l’international. Washington a condamné la décision du Parlement rwandais. « Les Etats-Unis notent avec une grande inquiétude le vote du Sénat rwandais aujourd'hui », a déclaré le porte-parole adjoint de la diplomatie américaine, Mark Toner, lors du point de presse quotidien. « Nous espérons que le président Kagame mènera à terme ses engagements précédents de promouvoir une nouvelle génération de dirigeants au Rwanda, et quittera ses fonctions à l'issue de son mandat actuel en 2017 », a-t-il prévenu.

« S'il décide de rester au pouvoir, cela pourrait avoir des conséquences sur les relations à venir » entre les deux pays, a ajouté le représentant du département d'Etat, en réponse à un journaliste qui lui demandait si l'aide américaine au Rwanda allait diminuer.

La prochaine étape de ce projet de réforme est d'abord le réexamen, par la Chambre des députés, d'une cinquantaine d'articles amendés par les sénateurs mais sans lien avec le mandat présidentiel. Une fois adopté dans son ensemble, le texte définitif devra être soumis à référendum.

 

Le 21 Novembre 2015

Avec Radio Okapi

 

 

Des pompiers secourent des blessés devant la salle de concert du Bataclan, le 13 novembre 2015

Des rafales d'armes automatiques en plein Paris, des explosions, les sirènes hurlantes, des corps ensanglantés au sol et des proches de victimes en sanglots. Ce sont les scènes d'apocalypse que les Parisiens ont vécu vendredi 13 novembre dans la capitale française, frappée par une série d'attentats simultanés qui ont fait au moins 120 morts.

Plusieurs attaques ont été menées vendredi soir dans l'est de Paris, dix mois après les attentats de janvier, qui avaient fait 17 morts. Le parquet a ouvert une enquête pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste.

Le bilan des attentats « pourrait atteindre voire dépasser les 120 morts », a annoncé le procureur de la République de Paris, François Molins. Il y aurait également 200 blessés, dont 80 graves, selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP.

Les hôpitaux de Paris ont déclenché le « plan blanc » ce vendredi 13 novembre. Une procédure mise en place en cas de situation de crise et pour faire face à l'afflux d'un grand nombre de blessés. C'est le cas de l'hôpital Georges Pompidou dans le sud de Paris, où plusieurs dizaines de blessés ont été soignés.

Dans les couloirs du service des urgences, les équipes s'affairent. Seize blessés doivent arriver d'une minute à l'autre. Les brancards vides sont amenés à l'extérieur. Quelques secondes d'attentes interminables. « On fait ce qu'on nous dit de faire, on va où on nous dit d'aller et on attend, c'est tout », confie un jeune homme.

Huit assaillants sont morts dans ces attentats, dont sept en se faisant exploser, toujours selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP.

Hollande annonce l'état d'urgence

François Hollande s'est exprimé dans une allocution télévisée vendredi soir quelques heures après ces attaques, « évoquant des attaques sans précédent ».

Le président français a annoncé que l'état d'urgence serait décrété sur l'ensemble du territoire. Le « rétablissement immédiat des contrôles aux frontières », a également été décidé a indiqué l'Elysée, contairement à ce qu'avait annoncé dans un premier temps François Hollande parlant d'une « fermeture » des frontières. Ces décisions ont été entérinées pendant le Conseil des ministres extraordinaire qui s'est tenu cette nuit.

Concernant les auteurs de ces attaques, François Hollande a déclaré : « C'est une terrible épreuve qui, une nouvelle fois, nous assaille. Nous savons d'où elle vient, qui sont criminels, qui sont ces terroristes, a-t-il précisé, nous devons dans ces moments si difficiles, et j'ai une pensée pour les victimes, très nombreuses, pour leurs familles, pour les blessés, nous devons faire preuve de compassion et de solidarité. »

Le 13 Novembrre 2015
Avec RFI et AFP

Les militants du PPRD, parti au pouvoir en liesse lors des dernières élections

Le conseil de sécurité de l’ONU invite le gouvernement de la RDC et ses partenaires nationaux, à «veiller à ce que les élections se déroulent sans encombre dans les délais prévus, en particulier, s’agissant des élections présidentielle et législatives qui doivent se tenir conformément à la Constitution, en novembre 2016».

Dans une déclaration publiée lundi 9 novembre à New York, le conseil de sécurité s’est dit préoccupé par les tensions politiques en RDC.

A près d’un an de l’élection présidentielle et des législatives nationales, de nombreuses incertitudes planent encore sur le financement complet des scrutins, le calendrier et les opérations électorales prioritaires.

Lundi, le président congolais Joseph Kabila a annoncé aux ambassadeurs accrédités à Kinshasa son intention de convoquer bientôt un dialogue national qui traitera essentiellement des questions électorales. Certains partis de l’opposition ont d’ores et déjà annoncé le boycott de ce forum tandis que l’UDPS, principal parti de l’opposition réclame la médiation internationale pour se mettre à la table du dialogue.

Le dialogue oui, mais la question de la candidature du chef de l'Etat reste inquietante dans la mesure où Mr. Kabila ne se prononce pas clairement à ce sujet, déclare un membre de l'Opposition.

Dans ce climat, le conseil de sécurité a demandé au gouvernement et aux parties concernées «à veiller à ce que les élections soient libres, justes, crédibles, inclusives, transparentes et pacifiques et qu’elles respectent le calendrier prévu par la Constitution congolaise afin de poser les bases d'une stabilité et d'un développement durables.»

Reprise de la coopération Monusco-FARDC

Le conseil de sécurité a aussi noté que la situation sécuritaire s’est quelque peu améliorée dans l’Est de la RDC au cours des 14 dernières années. Mais, il reste néanmoins préoccupé par « la crise humanitaire et par les activités déstabilisatrices des groupes armés tant nationaux qu’étrangers ».

Comme solution, le Conseil de sécurité appelle à la reprise immédiate d'une coopération totale entre les forces armées de la RDC et la Brigade d’intervention ainsi que l’ensemble de la Monusco, notamment dans la traque contre les rebelles rwandais des FDLR.

Préoccupé par la lenteur de la mise en œuvre de l’Accord-cadre d’Addis Abeba, le Conseil de sécurité demande à toutes les parties, y compris les chefs de l’ex-M23, de coopérer pleinement pour accélérer  le rapatriement et la réintégration des combattants de l'ex-M23 se trouvant toujours en Ouganda et au Rwanda, et de participer aux mécanismes de mise en œuvre des déclarations de Nairobi.

Le 10 Novembre 2015
Avec Radio Okapi

Un policier patrouille dans les rues de Bujumbura, la capitale, fin juillet 2015

Les opérations de désarmement forcé ont commencé dimanche 8 novembre à Bujumbura, quelques heures après l'expiration de l'ultimatum lancé lundi dernier par le président Nkurunziza. Elles ont débuté dans le quartier de Mutakura, un quartier dit «contestataire», du nord de la capitale, et se sont déroulées dans le calme selon les autorités, qui tentent de rassurer sur leurs intentions.

Dès l'aube dimanche, des centaines de policiers ont encerclé le quartier de Mutakura. Selon des témoins, ils ont ensuite procédé à des fouilles « maison par maison », dans un quartier quasi-désert. La plupart des habitants ont préféré partir, fuyant les assassinats devenus presque quotidiens, et de peur que la fin de l'ultimatum ne se traduise par une répression violente.

A la mi-journée, la police a présenté à quelques journalistes une dizaine de fusils dont des kalashnikovs ainsi que des grenades, retrouvés, selon les forces de l'ordre, au cours de ce ratissage matinal. Le ministre de la Sécurité publique, dont les discours avaient inquiété la communauté internationale s'est ensuite rendu sur les lieux. Devant la presse il a tenu des propos rassurants. « L'opération se déroulera de façon professionnelle, dans le respect des droits de l'homme, de la vie humaine » a-t-il assuré.

Un témoin raconte avoir vu des hommes en uniforme intimider des habitants et piller des maisons. Mais selon Willy Nyamitwe, le conseiller en communication du président, cela ne veut rien dire. Des uniformes des forces de l'ordre circulent en ville, explique-t-il, il est donc devenu très facile, selon lui, de s'en procurer. Willy Nyamitwe invite par ailleurs, les habitants de Mutakura à regagner leurs domiciles.

Le ministre de la Sécurité publique a expliqué que l'opération se poursuivrait « le temps qu’il faudra » et qu'un premier bilan d'étape serait rendu public d'ici quelques jours.

Le 09 Novembre 2015
Avec RFI

Des experts russes enquêtent, lundi, sur le site du crash de l'Airbus A321 dans le Sinaï

Les déclarations de Downing Street sont inquiétantes. II s'agirait d'une explosion. De quelle origine? C'est tout l'enjeu du crash de l'avion russe dans le Sinaï, samedi dernier. Hier, CNN affirmait qu'un satellite militaire américain avait détecté juste avant le crash un flash de chaleur qui aurait pu être causé par une explosion, une thèse que les services du premier ministre britannique ont confirmée hier dans un communiqué: «Après de plus amples renseignements, nous craignons que la chute de l'avion ait bien été provoquée par un engin explosif». À la suite de cette déclaration, les avions à destination de l'Angleterre ont été maintenus hier soir sur le tarmac de Charm el-Cheikh en attendant l'arrivée d'enquêteurs britanniques. Ceci alors que le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, est en visite officielle au Royaume-Uni.

Les boîtes noires de l'avion russe écrasé dans le Sinaï commencent tout juste à être analysées. Les indices s'accumulent: après plusieurs déclarations contradictoires, les débris ont été dispersés sur une grande superficie, ce qui confirme une dislocation de l'appareil à haute altitude, 23 minutes après le décollage.

Le crash fait l'objet d'une guerre de communiqués entre les partisans de l'hypothèse de l'accident - pour l'instant, les Égyptiens et les Russes - et les déclarations de l'État islamique, qui persiste et signe. L'organisation djihadiste avait livré son premier communiqué le jour même du crash, samedi dernier, jetant le trouble sur une affaire déjà dramatique - aucun survivant parmi les 224 personnes à bord de l'avion. L'État islamique revendiquait avoir provoqué le crash sans révéler de détails, sinon qu'il s'agissait de représailles aux attaques de l'armée russe en Syrie.

Mardi, les djihadistes de Mossoul diffusent une vidéo dans laquelle un combattant félicite ses «frères de l'État islamique, particulièrement ceux de la région du Sinaï, pour avoir fait chuter l'avion des croisés russes mécréants.» Et poursuit ensuite avec des menaces à l'encontre de l'armée russe qui continue et renforce en ce moment même son offensive en Syrie. Là encore, l'organisation ne livre aucun détail sur les causes du crash et se justifie dans un message sonore livré hier: «Nous n'avons aucune obligation d'expliquer comment (l'avion) s'est écrasé. (…) Prouvez que nous ne l'avons pas fait s'écraser et comment il est tombé, nous vous livrerons les détails de la manière dont il est tombé au moment où nous l'avons choisi.»

«Tout cela rentre dans le mode de communication de l'État islamique, leur storytelling. Ils peuvent laisser les Égyptiens et les Russes s'enfoncer dans le déni ou les obliger, avec leurs déclarations, à sortir un rapport qui colle à la réalité. Par ailleurs, si les djihadistes ont fait l'usage d'une méthode innovante, ils ne vont pas livrer leurs secrets aussi facilement…», dit Wassim Nasr, journaliste spécialiste des mouvements djihadistes.

Si la piste terroriste se confirme, l'État islamique aura fait coup triple. Il signerait d'une part son premier attentat aérien. Il assénerait d'autre part à la Russie l'un des attentats les plus meurtriers de son histoire. Il porterait enfin un coup dur à l'économie du tourisme en Égypte.

Le 05 Novembre 2015
Avec Le Figaro

Jean-Claude Gakosso, le ministre des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville

Le chef de la diplomatie congolaise Jean-Claude Gakosso a été reçu ce mardi 3 novembre au Kremlin par son homologue russe Serguei Lavrov. A cette occasion, le ministre russe des Affaires étrangères s'est prononcé sur le récent referendum constitutionnel au Congo.

Les relations entre Denis Sassou Nguesso et la Russie ont toujours été bonnes. C'était déjà le cas lorsque le Congo s'appelait République populaire entre 1979 et 1992 et que près de 7 000 étudiants congolais faisaient leurs études en URSS. Le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, était d'ailleurs l'un d'eux et la médaille Pouchkine lui a été décernée ce mardi 3 novembre pour sa contribution aux bonnes relations entre les deux pays. C'est donc sans surprise que Sergueï Lavrov a entériné les résultats du referendum du 25 octobre.

« Les résultats officiels témoignent d'un large soutien de la politique du Président du Congo Denis Sassou-Nguesso par le peuple congolais, a-t-il déclaré. Nous voudrions réaffirmer notre soutien à la disposition du chef de l'État congolais à mener un large dialogue national avec la participation de toutes les forces politiques souhaitant le règlement efficace des tâches de votre pays. »

La Russie a envie d'un Congo stable, car les entreprises russes notamment dans le secteur énergétique y sont de plus en plus présentes. Les Russes participent notamment à l'étude de faisabilité de l'oléoduc Pointe-Noire Brazzaville Ouesso. Les échanges entre les deux pays sont passés de 3 milliards de dollars en 2011 à 11,5 milliards de dollars en 2014. La Russie forme des militaires et des policiers congolais et 3 000 jeunes Congolais apprennent le russe, notamment grâce au centre culturel russe de Brazzaville.

Le 04 Novembre 2015
Avec RFI

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