Détenteur des téléphones

Encore une fois, le gouvernement de RDC exigedes détenteurs destéléphones cellulaires de se faire identifier. La décision,annoncée dimanche à latélévision officielle,était censée prendre fin ce lundi soir. La société civile dénonce une restriction des droits des citoyens là où le porte-parole du gouvernement affirme que c'est dans le cadre de la prévention du terrorisme.

« Tout numéro non enregistré sera suspendu aujourd'hui ». Le message est tombé lundi sur plusieurs portables. S'en est suivi une invitation : « Passez dans nos points de vente avec une pièce d'identité pour enregistrement ».

Les opérateurs de téléphones cellulaires ont été contraints d'inviter leurs clients à obtempérer à cette décision de l'Exécutif. Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, affirme que la mesure a été prise il y a trois ans. Les opérateurs de téléphones ont bénéficié d'un moratoire de deux ans. Lambert Mende évoque la lutte contre le terrorisme, prenant prétexte de la situation à Beni.

Vive protestation de l’opposition

Mais la société civile s'insurge contre cet alibi, comme l’explique maître Georges Kapiamba de l'Association congolaise pour l'accès à la justice (ACAJ) : « Nous sentons qu’elle [cette décision] est totalement politique. Elle rentre dans la même logique qui avait prévalu au mois de janvier de l’année en cours où on a vu le gouvernement suspendre le fonctionnement des télécommunications, le fonctionnement d’internet ».

Dans l'opposition, on ne se doute pas que la décision est en rapport avec les actions prévues pour faire échec à un éventuel prolongement du mandat du président Joseph Kabila.

Le 29 Décembre 2015.

Avec RFI

Une vue extérieure du ministère des Affaires étrangères à Kinshasa

Dans un communiqué publié samedi 19 décembre à Kinshasa, le ministère des Affaires étrangères indique que le comptable principal public affecté au cabinet du ministre « a disparu de la circulation » depuis le lundi 14 décembre dernier, emportant une « forte somme d’argent ». 

Le communiqué précise que cet argent, dont le montant n’est pas révélé, avait été retiré de la Banque centrale pour couvrir des dépenses du ministère notamment les frais des missions effectuées par le ministre des Affaires étrangères et ses collaborateurs.

Selon le ministère des Affaires étrangères, la police, les services de sécurité et ceux de surveillance des frontières ont été alertés une fois que la disparition du comptable a été constatée. Une plainte pour détournement des fonds publics aurait également été déposée auprès du procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Gombe.

Le 22 Décembre 2015
Avec Radio Okapi

L'ancien chef de l'Etat burkinabè, Blaise Compaoré

La justice militaire burkinabè a lancé un mandat d'arrêt international contre l'ancien chef d'Etat Blaise Compaoré, pour son implication présumée dans la mort de Thomas Sankara. Ce dernier avait été assassiné en 1987 lors du Coup d'Etat qui avait porté Compaoré au pouvoir.

Un mandat d'arrêt international contre l'ex-président Blaise Compaoré a été établi, selon une source proche du dossier, dans le cadre de l’affaire de l'assassinat de Thomas Sankara. Il a été émis depuis le 4 décembre 2015 et transmis aux autorités ivoiriennes qui n’ont pas encore réagi à la demande de la justice burkinabè.

Selon l’avocat des accusés, ce mandat figure déjà dans le dossier judiciaire. Les principaux inculpés dans cette affaire, dont le général Gilbert Diendéré, qui fut l’homme de confiance de Compaoré, sont poursuivis pour « assassinat, attentat et recel de cadavre ». L’ancien président Blaise Compaoré est visé par les mêmes chefs d’accusation.

Le président ivoirien Alassane Ouattara est attendu à Ouagadougou pour la cérémonie d’investiture du président Roch Marc Christian Kaboré. Il y a de fortes chances pour que ce dossier soit abordé par les deux hommes, ainsi que celui des écoutes téléphoniques. Le directeur de la justice militaire a prévu une conférence de presse mercredi prochain.

« Je pense que c’est l’avancée la plus notable dans l’instruction du dossier Thomas Sankara, a estimé Prospère Farama », l'un des avocats de la famille.

Selon lui, Blaise Compaoré a « clairement dit à certaines occasions que [le soir de l'assassinat], il était question de l’arrêter personnellement et que ses éléments à lui avaient pris les devants. »

Vingt-sept ans d'attente

Ces soir-là, le jeudi 15 octobre 1987, le capitaine Thomas Sankara est en réunion avec des ministres, lorsqu’un commando prend d’assaut le bâtiment du Conseil de l’Entente, le siège du gouvernement. Le capitaine Thomas Sankara et douze responsables sont tués.

Sur le coup, aucune enquête n’est menée. Officiellement, les autorités concluent à « une mort naturelle ». Quelques jours plus tard, Blaise Compaoré, le bras droit de Thomas Sankara, le remplace à la tête de l’Etat.

Il a fallu attendre 27 ans et le départ de Blaise Compaoré pour qu’une enquête soit ouverte, en mars 2015. Car jusque-là, les circonstances de la mort de Sankara restaient un sujet tabou.

L’autopsie a révélé que la dépouille était « criblée de balles ». Et ces dernières semaines, la machine judiciaire semble avoir pris un coup d’accélérateur.

Le 22 Décembre 2015
Avec RFI

Photo prise le 3 décembre à l'aéroport Roissy Charles de Gaulle, la police disposait alors des portraits des fuyards

Salah Abdeslam, soupçonné d'avoir joué un rôle important dans les attentats du 13 novembre à Paris, a été contrôlé à trois reprises par la police au lendemain des attaques, en s'enfuyant vers la Belgique, sans jamais avoir été inquiété.

Y-a-t-il eu des failles des services de police français dans la recherche des jihadistes présumés ? Salah Abdeslam, soupçonné d'avoir joué un rôle clé dans les attentats de Paris du 13 novembre, a passé trois contrôles de police en s'enfuyant vers la Belgique sans jamais être inquiété, a indiqué dimanche à l'AFP une source proche de l'enquête belge.

Ces dernières révélations, confirmées par le quotidien français "Le Parisien", se fondent sur le témoignage de Hamza Attou, soupçonné avec Mohammed Amri d'avoir exfiltré Salah Abdeslam vers Bruxelles au lendemain des attaques.

Selon cette source, lorsque Hamza Attou et Mohammed Amri retrouvent en France Salah Abdeslam, leur ami de Molenbeek, qui leur a indiqué par textos comment aller le chercher. Il est "agité... pas à l'aise... pas bien", affirment les deux complices présumés. Puis il les menace : "Il nous a dit de le ramener à Bruxelles, sinon il ferait exploser la voiture". Et pour les persuader, Salah Abdselam se vante d'avoir abattu des gens à la kalachnikov, ajoutant que son frère Brahim s'est fait exploser et que lui, le seul survivant, est le "dixième" terroriste.

Devenir connu comme Coulibaly

Il déclare également "qu'il a laissé la carte d'identité de son frère dans la voiture [il ne précise pas laquelle, NDLR] pour qu'il soit connu dans le monde entier comme Coulibaly". D'après le récit d'Attou, Abdeslam "dit qu'il allait venger son frère et critique les juifs". Le 8 janvier dernier, Amedy Coulibaly avait tué une policière et blessé un agent municipal à Montrouge, au sud de Paris, avant de prendre en otages, le lendemain, les clients et employés d'un supermarché casher de Paris. Il avait tué quatre d'entre eux, tous juifs, et avait été abattu dans l'assaut donné par la police

Pour éviter les contrôles policiers, Salah Abdeslam demande à ses deux convoyeurs d'emprunter les petites routes, mais ils se perdent et se retrouvent sur l'autoroute de Belgique. Il leur dit de rouler doucement. Ils n'évitent pas les barrages et subissent trois contrôles, en France. Au premier, le policier leur demande "s'ils ont consommé" des stupéfiants. Salah reste silencieux sur la banquette arrière. Amri et Attou répondent "oui" puisqu'ils viennent de fumer un joint. "Le policier a dit que ce n'était pas bien, mais que ce n'était pas la priorité aujourd'hui". Il ne leurs demande pas leurs papiers.

Ce n'est qu'au deuxième et au troisième contrôle que leur identité est contrôlée. Au dernier, près de Cambrai, Salah donne même son adresse de Molenbeek. À cet instant, il n'est pas encore recherché. Au troisième contrôle, quand les trois comparses prennent de l'essence, Salah Abdeslam "va aux toilettes et revient la veste ouverte". Ses convoyeurs n'y voient aucune ceinture d'explosif ni kalachnikov.

Le 21 Décembre 2015
Avec AFP


La direction générale de l'OCC à Kinshasa-Gombe

Le président du conseil d’administration de l’Office congolais de contrôle (OCC), Moussa Kalema, a appelé, samedi 19 Décembre, les travailleurs à mettre fin à leur grève déclenchée depuis mardi dernier. Selon lui, le comité de gestion de cet office a manqué « de tact qui a entraîné la constipation de la situation ».

Il les exhorte à mettre fin aux perturbations observées cette semaine dans la prestation des services suite à leurs revendications salariales.

« Je profite pour dire aux travailleurs que la perturbation observée doit être arrêtée. Etant attendu que j’étais absent de la ville. En tant que autorité numéro 1, aussi tôt que j’ai appris la nouvelle,  je suis revenu pour m’impliquer et au jour d’aujourd’hui, des sanctions idoines sont en train d’être trouvées », a affirmé Moussa Kalema.

Il a affirmé qu’une solution est en voie d’être trouvée pour résoudre la crise.

« Je rassure le travailleur qu’ils seront payés. Ils auront aussi leurs gratifications. Je leur demande de retourner au travail dès lundi. Je leur demande de ne pas tuer leur entreprise qui est déjà en difficulté. Nous l’avons trouvé avec une dette qui représente 91% de capital social. Ils n’ont pas intérêt à liquider leur patrimoine », a ajouré Moussa Kalema.

Les agents de l’OCC observent depuis mardi 15 décembre dans la matinée un arrêt de travail. Ils réclament le paiement des arriérés de leurs salaires des mois d’octobre, novembre et décembre. Ils exigent aussi le paiement de la prime de décembre appelée « 13e mois ».

Suite à cette tension sociale, le Directeur général de l’OCC, Hassan Yengula, a été interpellé, vendredi 18 décembre àKinshasa, par les services de sécurité.

Le 20 Décembre 2015

Avec Radio Okapi

 

le président Joseph Kabila

Une nouvelle entité est née en RDC, dix ans après le référendum d'adoption de la Constitution actuelle : le Front citoyen 2016. Organisations de la société civile, mouvements citoyens ou encore opposants politiques... Leur objectif est de mettre leurs forces et leurs moyens en commun pour dire non à un troisième mandat de Joseph Kabila et éviter tout glissement du calendrier.

En République démocratique du Congo, le Front citoyen 2016 est officiellement né. Une trentaine de signatures de responsables politiques ou de la société civile, qui ont participé à la réunion de Gorée le week-end dernier, à l'exception du représentant du G7 (les sept partis sortis de la majorité), Olivier Kamitatu, qui disait avoir besoin de temps pour consulter ses instances. Des signatures auxquelles se sont spontanément ajoutés d'autres figures ou simples citoyens à l'issue de la conférence de presse samedi à Kinshasa.

Ce front citoyen regroupe des organisations de la société civile comme La voix des sans voix, l'Asadho ; des mouvements citoyens tels que Filimbi et Lucha et des opposants politiques parmi les plus connus du pays : Vital Kamerhe, Moïse Katumbi, Felix Tshisekedi, Martin Fayulu, entre autres.

Pour Martin Fayulu, président de l'ECiDé (Engagement pour la citoyenneté et le développement, c'est la société civile qui a un rôle central. « C’était important pour nous parce que c’est un front citoyen et nous pensons que les politiques seuls ça ne suffit pas, explique-t-il. Il faut nous associer avec la société civile. La société civile a démontré dans d’autres pays qu’elle pouvait rassembler tout le monde, évitant ainsi les égos des politiciens. »

Le respect de la Constitution comme seul objectif

Dépasser les égos des uns et des autres. Pour Eve Bazaïba Masudi, secrétaire générale du MLC (Mouvement de libération du Congo), malgré leurs différences, c'est possible : « Ça peut marcher chez nous, parce qu’au-delà du fait que nous sommes des partis politiques différents, nous sommes un seul pays, nous avons un seul objectif : le respect de la Constitution, souligne-t-elle. Vous savez que l’alternance politique, c’est l’oxygène de la démocratie. Sans l’alternance politique, la démocratie ne peut pas respirer. »

Le Front citoyen 2016 est ouvert à tout le monde, insiste la secrétaire générale du MLC comme d'autres participants, y compris aux membres de la majorité qui partageraient leurs vues.

Le Front citoyen 2016 a aussi formulé un certain nombre d'exigences, dont la publication le 31 janvier d'un calendrier consensuel, le début del'enrôlement des électeurs le 10 février. Ilpose la date du 16février comme une ligne rouge, date où la conférence épiscopale a elle-même annoncé une marche pacifique des chrétiens.

Le 20 Décembre 2015

Avec RFI

une femme regarde les corps des hommes tués dans un quartier de Bujumbura

L’Union africaine (UA) a annoncé qu’elle allait envoyer une mission de 5 000 hommes au Burundi pour tenter de stopper les violences dans le pays. Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, réuni vendredi 18 décembre à Addis Abeba, a ainsi décidé, dans un communiqué, « d’autoriser le déploiement d’une Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu) pour une période initiale de six mois, renouvelable ». Le CPS de l’UA a également demandé au gouvernement du Burundi de confirmer « dans les 96 heures suivant l’adoption de ce communiqué » qu’il « accepte le déploiement de la Maprobu et de coopérer » avec elle.

L'Union africaine avait déjà annoncé, vendredi, qu'elle ne laisserait pas un nouveau génocide avoir lieu sur son sol. Il s’agit donc d’une première mesure qui vient d’être adoptée et qui se traduit par l’envoi de cette force de stabilisation, sous l'égide de l'Union africaine, avec le support de l'ONU et de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Est.

Cependant, il faut encore attendre l'accord du gouvernement burundais qui a quatre jours pour donner sa réponse. Joint par RFI, Smaïl Chergui, commissaire Paix et Sécurité de l'Union africaine, précise que cette force aurait pour but principal de ramener le calme dans le pays afin de rendre possible la tenue d'un dialogue inclusif.

« Nous sommes extrêmement préoccupés au niveau de l’Union africaine, d’où l’intérêt de toutes ces positions prises par le Conseil paix et sécurité, en particulier l’envoi d’une force de stabilisation - du niveau d’une brigade, c’est-à-dire 5 000 hommes - y compris l’unité police pour stabiliser la situation. Cette force se veut d’abord une contribution à ramener un peu la quiétude dans le pays. C’est ce qui va nous permettre d’arriver à la mesure phare, à la mesure importante, à travers laquelle nous souhaitons que ce problème commence à se régler, à savoir le dialogue inclusif. Evidemment il y a un délai qui a été fixé et nousespérons que nous obtiendrons rapidement la réponse du gouvernement en faveur de ce déploiement. Si ce n’est pas le cas, évidemment il y a des mesures que vous pouvez prévoir dès maintenant, y compris l’imposition de sanctions », a déclaré Smaïl Chergui.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a ainsi donné quatre jours au gouvernement du Burundi pour accepter l'arrivée de cette force. Le CPS a prévenu que si Bujumbura devait s’opposer à l’envoi de cette mission, l’UA prendrait donc « des mesures supplémentaires ».

Trois priorités

Selon Smaïl Chergui, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a trois priorités, à savoir le renforcement du personnel humanitaire sur place, l'envoi de cette force de stabilisation avec l'appui du reste de la communauté internationale et la reprise du dialogue pour une solutionpolitique au Burundi.

« La situation connait un glissement dangereux. Dans cette phase-là, onest presque en guerrecivile. C’est cela qu’il faut craindre tout de suite. Evidemment, nous avons nos propres observateurs des droitsde l’homme et militaires. Nous attendons toujours de pouvoir les ramener à cent au lieu de trente, actuellement. Deuxièmement, évidemment c’est d’envoyer cette force de stabilisation du niveau d’une brigade, donc c’est-à-dire 5 000 hommes, y compris l’unité police, pour stabiliser la situation. Cette force sera évidemment sous commandement de l’Union africaine. Ces forces viendraient essentiellement de la Force est-africaine. Son mandat est celui de stabiliser le pays, de le préparer à une solution politique, inclusive. On devrait s’attendre à ce que le Conseil de sécurité applique pleinement ce déploiement et donne les moyens à l’Union africaine pour l’accomplir dans des conditions acceptables », a expliqué Smaïl Chergui.

Le 20 Décembre 2015

Avec RFI

 

Manifestation pour demander la démission de président Jacob Zuma

En Afrique du Sud, après le limogeage du ministre des Finances et la chute du rand, les manifestations se succèdent pour demander la démission du président Zuma. Mercredi, des milliers de personnes sont descendues dans la rue avec le slogan « ZumaMustFall » (« Zuma doit tomber »). Mais une partie de l'opinion publique critique l'engouement soudain des Sud-Africains blancs pour ce mouvement alors que cette frange de la population se tient habituellement en retrait des mouvements de protestations qui secouent régulièrement le pays.

La présence de nombreux Sud-Africains blancs dans les cortèges appelant à la démission de Jacob Zuma a manifestement créé un certain malaise dans le pays. Sur les réseaux sociaux, de nombreux Sud-Africains noirs se moquent des manifestants blancs, accusés de se mobiliser uniquement quand leurs intérêts économiques et leurs privilèges sont en jeu.

Dans une tribune (en anglais) très relayée, une chercheuse de l'Institut pour la justice et la réconciliation remarque qu'en rendant Jacob Zuma responsable de tous les maux du pays, les Blancs « choisissent d'ignorer que l'économie sud-africaine a été bâtie sur l'oppression de la population noire ». 

La police plus complaisante

Sur les réseaux sociaux, les internautes critiquent également l'attitude de la police, accusée d'être beaucoup plus complaisante lorsqu'il s'agit de manifestants blancs. Les internautes mettent en opposition le mouvement étudiant « FeesMustFall », demandant l’arrêt de l’augmentation des frais de scolarité, et le mouvement actuel « ZumaMustFall », en mettant en parallèle une photo d'étudiants noirs arrêtés par la police au mois d'octobre et celle d'une famille blanche se faisant prendre en photo par un policier au Cap.

Enfin, le chorégraphe Somizi Mhlongo, personnalité de la télévision sud-africaine, a même déclaré publiquement que les manifestants blancs étaient « racistes », allant jusqu'à les accuser de vouloir faire tomber Jacob Zuma pour mettre un président blanc à sa place et ramener l'apartheid. Une sortie qui a provoqué une petite polémique sur le web sud-africain.

Le 20 Décembre 2015

Avec RFI

 

Paul Kagame, Président de la RDC

Les Rwandais sont appelés aux urnes, vendredi, pour un référendum devant ratifier une révision constitutionnelle, autorisant le président Paul Kagame à potentiellement diriger le pays jusqu'en 2034.

"Êtes-vous d'accord avec la Constitution de la République du Rwanda telle que révisée pendant l'année 2015 ?". Les électeurs rwandais ont commencé à se rendre aux urnes, vendredi 18 décembre, pour un référendum controversé devant ratifier une révision constitutionnelle, dont la principale disposition annule la limitation des mandats présidentiels. Cette réforme taillée sur mesure pour l'actuel chef de l'État permettrait théoriquement au président Paul Kagame, 58 ans, de se maintenir au pouvoir au Rwanda jusqu'en 2034.

Avant même l'ouverture du vote à 7 h (5 h GMT), de longues files d'attente s'étaient formées devant les bureaux. Quelque 6,4 millions de Rwandais sont appelés à voter d'ici la fermeture des bureaux à 15 h.

"Oui" à Kagamé

Sans surprise, le "oui" devrait l'emportera largement, la révision ayant été présentée comme une initiative populaire spontanée par les autorités qui assurent que 3,7 millions de Rwandais ont demandé par pétitions un maintien au pouvoir de Paul Kagame. Ce dernier aurait dû quitter le pouvoir après l'expiration en 2017 de son mandat, le dernier que lui permet l'actuelle Constitution.

Concrètement, le nouvel article 101 continue de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels, tout en abaissant sa durée de sept à cinq ans. Mais parallèlement, un nouvel article 172 instaure au préalable un nouveau septennat transitoire, entre 2017 et 2024, précisant que le président sortant y sera éligible, de même qu'aux deux quinquennats suivants.

Si l'essence de ces deux nouveaux articles-clés a été publiée par la presse pro-gouvernementale, le texte de la Constitution révisée n'a pas été rendu public et ni les électeurs ni les médias n'en ont pris connaissance. Cette révision est soutenue par la quasi-totalité des partis politiques autorisés au Rwanda, à l'exception du seul petit Parti démocratique vert, qui a toutefois renoncé à faire campagne pour le "Non", estimant trop court le délai de 10 jours entre l'annonce du référendum et le vote. Le Sénat rwandais l’a adopté à l'unanimité le 17 novembre, après la Chambre des députés fin octobre.

Très critiqué pour cette initiative, le président rwandais a balayé les accusations de "manœuvres" et les appels de plus en plus fermes de ses partenaires occidentaux - États-Unis en tête - à quitter le pouvoir à la fin de son mandat, répétant que sa décision de se représenter ou non en 2017 dépendait du résultat du référendum.

Un pouvoir autoritaire

Élu en 2003 et réélu en 2010, avec plus de 90 % des voix à chaque fois, Paul Kagame est au pouvoir depuis que sa rébellion du Front patriotique rwandais a mis fin au génocide de 1994 qui, selon l'ONU, a fait plus de 800 000 morts, essentiellement parmi les membres de la minorité tutsie.

Vice-président et ministre de la Défense après le génocide, il tenait déjà les rênes du pays avant d'être élu président en 2003 avec 95 % des voix, puis réélu tout aussi triomphalement (93 %) en 2010. Il est crédité de nombreuses avancées du Rwanda depuis le génocide, mais dirige son pays d'une main de fer, accusé d'étouffer toute voix discordante.

En effet, le pouvoir rwandais est régulièrement critiqué par les organisations de défense des droits de l’Homme pour des manquements à la liberté d’expression et le musèlement de sa presse. Le visage masqué, un électeur a osé répondre à l’envoyé spécial de France 24 : "Je vais voter contre", a-t-il affirmé. "Je ne peux pas me prononcer contre cette réforme alors qu’on pourrait reconnaître mon visage. Ça pourrait causer des problèmes pour ma sécurité."

Dans un éditorial publié jeudi, le quotidien pro-gouvernemental "New Times" assure que le référendum "devrait se conclure en faveur du changement de Constitution" en affirmant que les électeurs rwandais "vont tracer la route pour leur pays : vont-ils garder une équipe et une formule gagnantes ou vont-ils s'aventurer dans des eaux inexplorées ?".

Le 18 Décembre 2015
Avec AFP

 Des soldats de l'ex-Seleka dans un pick-up, au nord de Bangui le 27 janvier 2014

Après avoir tenté de perturber les scrutins à Bangui et dans les provinces, Nourredine Adam et ses partisans du FPRC – Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique – a joué une nouvelle carte, ce mardi 15 décembre, celle de la partition du pays. Il a simplement déclaré que le nord-est de la Centrafrique était sous son contrôle, avec en prime un nouveau drapeau et un nouveau nom, la République du Logone.

Un drapeau jaune, noir et vert avec en son centre une étoile blanche, voilà le symbole plus qu'éphémère hissé sur la gendarmerie nationale de la ville de Ndélé, dans le nord-est de la Centrafrique par des partisans de Nourredine Adam.

« Malgré les propositions pacifiques émises ouvrant une voie à une sortie de crise, les réponses à ces préoccupations sont restées vaines, justifie le colonel Moussa Terap,  déclare le porte-parole du FPRC . Le FPRC déclare autonome le Nord-Est, débouchant sur une partition dans la paix, la sérénité et sans violence. »

Sitôt hissé, sitôt descendu par les casques bleus. Le gouvernement a réagi dans la journée par la voie du ministre de l'Adminsitration du territoire Walidou Bachir.

« Le gouvernement ne peut pas négliger une situation qui remettrait en cause la configuration territoriale de notre pays, martèle-t-il. Toute tentative de partition ne sera pas acceptée, et je crois que les personnes qui se livrent à ce genre de jeu le savent. Ce n'est pas la population. La population n'adhère pas à ce plan et partout où vous agissez sans le soutien de la population, vous êtes en train de faire un travail inutile. »

Depuis le référendum, les hauts gradés de l'ONU se succèdent à Kaga Bandoro, le fief de Nourredine Adam, pour affirmer une chose : pas question de perturber le processus électoral.

Le 16 Décembre 2015
Avec RFI





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