Portrait de Joseph KABILA, Président fin mandat de la RDC

Dresser la liste des personnalités qui marqueront l’Afrique 2016 sans citez Kabila sera un travail incomplet, même si les élections, les crises dont l’épilogue se fait attendre ou les événements sportifs et culturels mettront certainement en avant des protagonistes bien connus.

« Une énigme enveloppée de mystère », disait de lui Jacques Chirac. À 44 ans, Joseph Kabila cultive plus que jamais sa nature profonde : secrète, imprévisible, déroutante, impénétrable, y compris pour son proche entourage. Où sera-t-il, que fera-t-il dans onze mois, au terme d’une année 2016 perçue comme celle de tous les dangers dans ce pays-continent de 80 millions d’habitants ? Pour ses opposants, qui n’ont en commun que l’impatience de le voir rendre le pouvoir, en novembre prochain, comme pour la communauté internationale, dont l’unique antienne est le respect des échéances constitutionnelles, il va de soi que le fils du Mzee aura rejoint le rayon des jeunes retraités de l’Histoire.

Du reste le processus électoral est en panne : calendrier global dépassé, fichier corrompu, insuffisance des moyens financiers, résidus d’insécurité préoccupants dans l’Est et au nord du Katanga – autant de raisons objectives pour souscrire à ce « dialogue national politique inclusif » que Kabila appelle de ses vœux.

Dans son discours sur l’état de la nation prononcé devant le Parlement réuni en congrès le 14 Décembre 2015, Joseph Kabila s'est engage à promouvoir un processus élcetoral appaisé : « Je ne permettrai pas que les sacrifices consentis ensemble au cours de dernières années pour bâtir la paix soient compromis, sous quelque prétexte que ce soit, par ceux qui, de mauvaise foi et de manière délibérée, choisiront de rester enfermés dans leur posture négativiste, refusant le dialogue au profit des complots contre la République et en promettant sang et sueur à notre peuple. Il n’y aura ni l’un ni l’autre ».

Regroupés au sein du Front citoyen 2016, les leaders de l’opposition s’y refusent et menacent de recourir à la désobéissance civile, autant dire à l’épreuve de force pour conjurer tout « glissement » du calendrier. Joseph Kabila, lui, joue la carte du nationalisme, des grands travaux, des forces de sécurité qui lui sont très largement acquises et des Églises du réveil, sans rien dévoiler de ses intentions. Persuadé que, quelle que soit l’issue de l’année qui s’ouvre, elle ne s’écrira pas sans lui, ni contre lui.

Le 14 Janvier 2016
Avec Jeune Afrique

La capitale de la République démocratique du Congo (ici le boulevard du 30-Juin) à Kinshasa est sous vidéo surveillance

Les caméras de surveillance ont fait leur apparition dans la ville de Kinshasa. Surpris par cette présence, les Kinois se sont mis à spéculer dans tous les sens. Les autorités de la police nationale rassurent, mais la suspicion demeure et se fait de plus en plus grande.

Le Général Célestin Kanyama, commissaire provincial de la capitale, parle du renforcement de la sécurité. Ce général de la Police nationale évoque les contraventions routières et le comportement incivique de certains habitants. Selon lui, cette vidéosurveillance est une très bonne chose et certains Kinois sont d’accord avec lui. « Moi, je trouve que c’est bon, nous devons nous adapter aux systèmes de sécurité d’ailleurs… » témoigne cet homme.

Mais ensuite se posent des problèmes pratiques somme la maintenance du réseau. « C’est ça le plus difficile. Acheter des caméras… mais la maintenance ?» s'interroge cet autre Kinois selon lequel pour que la vidéosurveillance ait un bon résultat il faut prévoir un suivi.

Pourquoi poser des caméras de surveillance seulement maintenant ?

« C’est vraiment pour des raisons sécuritaires ou c’est pour cibler les lieux connus traditionnellement dans cette ville, comme des lieux de rassemblement de certaines personnes qui ne sont pas d’accord avec certaines choses, certaines pratiques que l'on dénonce jour et nuit dans ce pays » doute cet autre habitant de la capitale.

Autre question enfin : ce projet a-t-il été budgétisé ? « Si on regarde le budget de l’État on ne voit pas où cet élément figure. Et pourquoi ça ne vient que vers la fin de l’année 2015 et le début de l’année 2016 ? » s'interroge un autre Kinois.

Des sources généralement bien renseignées indiquent qu’il s’agit d’un réseau de surveillance confié à la Police nationale congolaise.

Le 13 Janvier 2016
Avec RFI

Vue extérieure de la délégation Générale à la sureté Nationale dans la ville de Kerawa

Un nouvel attentat meurtrier a frappé le Cameroun ce mercredi 13 janvier 2016 dans la matinée. Des sources sécuritaires évoquent un bilan de 13 morts et un blessé. L'attaque s'est produite dans une mosquée, dans l'Extrême-Nord, cible régulière des insurgés du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Boko Haram).

Le kamikaze s'était infiltré parmi les fidèles de la mosquée de Kuyapé, un village situé au sud de Kolofata. La scène s'est déroulée lors de la première prière du matin.

Le kamikaze a fait exploser sa charge à 5h40, heure locale, détruisant la mosquée, faisant de nombreux dégâts matériels, et surtout humains. Parmi les victimes : l'imam de la mosquée.

Cette région frontalière avec le Nigeria est instable, avec ponctuellement, des villages frontaliers qui sont incendiés de nuit. Récemment, c'est un chef de village qui aurait été enlevé par des insurgés de Boko Haram.

Concernant le mode opératoire, le groupe jihadiste s'en prend d'habitude aux lieux de rassemblement, notamment aux marchés.

C'est la seconde fois depuis le début du mois qu'un kamikaze se fait exploser à l'intérieur d'une mosquée. Une source sécuritaire camerounaise y voit un signe de faiblesse face aux récents ratissages menés par l'armée.

« La collaboration entre militaires nigérians et camerounais se porte bien, ils détruisent plusieurs positions de Boko Haram », assure cette source. Et de qualifier ces attentats-suicides d'attaques « à forte résonnance au niveau psychologique ».

Le 13 Janvier 2016
Avec RFI

Un agent électoral de la Céni au milieu des sacs de bulletins de vote à Kinshasa, le 3 décembre 2011 (photo d'illustration)

En RDC, il est à nouveau question de la révision du fichier électoral. A moins d’un an de la fin du délai constitutionnel pour que se tienne l’élection présidentielle, le patron de la Monusco, Maman Sidikou, a rendu visite au président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) lundi 11 janvier. Il lui a demandé d’avancer sur les aspects techniques, et notamment l’achat de kits nécessaires au recensement électoral. Pour Maman Sidikou, ce travail technique de fond ne doit pas être politisé.

« Ne perdons pas trop de temps (…) C’est le rôle de la Céni de préparer les choses de façon claire, indépendante, inclusive et crédible », a rappelé le patron de la Monusco, renvoyant aux partenaires politiques, majorité, opposition, le règlement de toutes les autres questions. Une position que l’on entend de plus en plus du côté de la communauté internationale, qui insiste sur le respect des délais constitutionnels qui se rapprochent à grands pas.

Or, lorsque le président Joseph Kabila a officiellement convoqué le dialogue en novembre dernier, il a évoqué la question du fichier électoral comme une question à débattre. Certains ténors de la majorité sont même allés jusqu’à demander un recensement général de la population, ce que l’opposition refuse, évoquant une volonté de faire glisser le calendrier électoral.

Marché par entente directe

Pour ce qui est des aspects techniques, l’acquisition du matériel nécessaire à la révision du fichier, depuis les mois d’avril / mai derniers, la Commission électorale a demandé à la Primature de s’occuper de cette passation du marché.

La Primature a, elle, répercuté cette requête au BCECO, une agence de l’Etat spécialisée dans la mise en œuvre de projets et programmes, créée avec le soutien de la Banque mondiale.

L’option retenue avait été celle d’un marché par entente direct avec la compagnie belge Zetes pour « plus de célérité », disait-on du côté de la Primature. Mais la Céni, dont le bureau a été renouvelé ces dernières semaines, ne semble plus favorable à cette option.

La Céni conteste

Dans un courrier daté du 6 janvier, en copie à la Primature, le BCECO annonce à la Commission électorale que le processus a « atteint l’étape qui consiste à requérir l’approbation du Premier ministre ». La dernière étape donc.

Mais l’agence étatique demande à la Céni si les équipements, les fournitures, ainsi que les sources d’énergie répondent à ses exigences et si le système proposé par Zetes intègre la nouvelle cartographie avec les 26 provinces.

Dans sa réponse, datée du 11 janvier, la Céni soulève un premier problème, à savoir que l’assemblée plénière n’a pas validé ce contrat, « que le bureau de la Céni n’aurait même pas vu », dit-on du côté de la Commission électorale. « C’est faux », explique une source au sein de la Primature.

Le BCECO n’est là que pour les aspects administratifs et financiers, cette agence aurait travaillé avec les experts de la Céni à chaque étape, dit cette même source, évoquant pour expliquer ce revirement un problème interne au sein de la Commission, dont le bureau a été renouvelé ces derniers mois.

Appel d'offres international

Dans son courrier, la Céni, elle, avance une autre raison. « Il serait mal indiqué de poursuivre l’exécution d’un contrat dont les procédures sont déjà contestées par certaines parties prenantes », précise la lettre. La Commission se dit donc prête à lancer un appel d’offres international ouvert conformément à la loi.

Une procédure qui pourrait prendre plusieurs mois, mais qui pourrait permettre, selon la Céni, d’obtenir du matériel plus léger et adapté à un déploiement rapide des kits sur tout le territoire. Pour rappel, la société belge Zetes avait été notamment mise en cause par l’UDPS dans sa participation au processus électoral de 2011.

Le 13 Janvier 2016

Avec RFI 

Le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo, à Kinshasa, le 25 janvier 2014

Coup de balai dans l’Administration publique. Matata Ponyo a, au terme de cinq décrets signés le 14 décembre 2015 et rendus publics hier, mardi 12 janvier 2016, révoqué les agents et fonctionnaires des services de l’Etat détenteurs de faux titres scolaires et académiques. 

Cette décision du Premier ministre faisant suite au rapport d’une commission mise en place à cet effet, touche le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le ministère des Finances, à travers sa branche de la Division provinciale de l’ancienne province du Kasaï-Oriental, et différents ministères. « Ce nettoyage » concerne aussi deux des directions génératrices des recettes. Il s’agit de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et de la Direction générale des recettes administratives, domaniales et de participation (DGRAD).

La commission mise en place par la Primature vient de matérialiser le vœu du Gouvernement. Au cours d’un conseil des ministres à la Cité de l’Union africaine, il avait été demandé aux différents ministères de procéder à un contrôle similaire des titres scolaires et académiques parmi les membres de leurs personnels. Ce qui a poussé les observateurs du secteur de l’enseignement à entrevoir des conclusions accablantes et révélatrices en termes de découverte des cas de faux et usage de faux.

De même, le Conseil des ministres avait instruit le ministre des Affaires étrangères de mettre fin aux prestations des intéressés dans la diplomatie congolaise. Ces derniers seront remis à la disposition du ministère de la Fonction publique, sous préjudice d’actions judiciaires éventuelles pour faux et usage de faux. 

A la faveur des conclusions de la mission de contrôle au ministère des Affaires étrangères, à la DGRAD, à la DGDA, à la Division provinciale du Kasaï-Oriental et aux différents ministères, il apparaît que la fraude se porte bien en RDC dans le secteur de l’éducation. Des personnes s’évertuent à mentir l’Etat employeur sur leurs CV et diplômes, occupant ainsi des postes de responsabilité sans titre ni qualité requise. Ces imposteurs sont légion dans l’administration. 

A travers ce contrôle, qui devrait se poursuivre dans les autres ministères et secteurs, pense-t-on, il va falloir démasquer ces personnes et les poursuivre pour faux et usage de faux, conformément aux textes réglementaires et de la loi en vigueur. 

DECRET N°15/032 DU 14 DEC. 2015 PORTANT REVOCATION DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L’ETAT DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE DETENTEURS DE FAUX TITRES SCOLAIRES OU ACADEMIQUES

Article 1er :

Sont révoqués de l’Administration publique, les Agents et Fonctionnaires du Ministère des Affaires Etrangères dont les noms, matricules et grades repris ci-dessus. Il s’agit de :

N° NOM ET POST-NOM MATRICULE GRADE

1 MIKOTO KABUNGA 558.546 AGB1

2 BOTHONDO ISEK’INONGA 507.744 AGB1

3 MBOMA KASONGO 518.360 ATB2

4 BIYINGA LUBEMBA 554.360 ATB1

5 MBAMBI KANYIKI 403.158 ATB1

6 ISANGYA BOYOMBO 489.613 AGB2

7 KINGONDJI MAPELA 276.447 ATB1

8 KAMIN NAWEJ HELENE 678.594 AGB1

9 BELINDA BISELELE 678.498 ATB1

10 KIFOTA LUMINGU 429.318 AGB1

11 ELIKA ESUNGU 678.500 ATB1

12 PANDE YAHUDI 489.605 AGB2

13 MASISA MAKAYA 473.630 AGB1

14 KATOMPA MUTOMBO 530.314 AGB1

15 OMEONGA OSAKO 530.314 ATB2

16 MWARABU MADAMA 678.607 AGB1

17 KINZANA DIMAMBIMBI 491.678 ATB1

18 MULANDU ZOLA CHARLES 558.559 AGB1

19 NZEE EKUMA 201.941 ATB1

20 NZUZI LUZAYAMO 421.656 AGB2

21 NSAMBA KELELA 480.770 ATB2

22 YANGALA EMBEYA 530.363 ATB1

23 MUKWA TALABO 489.494 AGB1

24 KITETE YANDJE 678.511 ATB1

25 MONGBENDU MAMBAMBU 234.700 ATB1

26 SIAMUNDELE NSAKANUNU 678.534 ATB2

27 ILUNGA SHAMBUYI 489.494 AGB1

28 OMARI BAMUWEZA BRIGITTE 558.583 AGB1

29 MISENGA KUBABEZAGA 432.373 ATB2

30 KADIATA KOT 403.121 ATB2

31 OMEKOKO YETA 558.584 AGB1

32 MASWAMA ILENDA 503.806 AGB1

33 KALONDA BINUMBI 558.507 ATB1

34 MIKA MPERE 475.697 ATB1

35 KAZADI MUTOMBO 521.959 ATB2

36 LIHAU MONGA 558.524 AGB1

37 FONO ANAHENDO 678.546 ATB2

38 SALIMA TULUNGA 489.451 ATB2

39 NGOMBA TSHIBANDA BIJOU 558.633 AGB2

40 MBIDI YAMBA KESSA 522.117 ATB2

41 BOLENDJA NDJOKU 571.292 ATB1

42 DIASONAMA MUKANDA 489.325 ATB2

43 NTOYA KINGOYO 678.613 AGB1

44 BONGIMA LOKANGE 403.082 ATB2

45 KABILA WA KABILA 489.502 ATB2

46 KANKU WA KANKU 678.607 ATB1

47 AMANI SHABANI RAMAZANI 571.368 ABG1

48 DJONGA TAWANYA 558.373 ATB2

49 NTANGU TUVINGILA 678.529 ATB1

50 ABEKUZU KONGBO BIBICHE 421.656 AGB2

51 NZUZI MUNDELE 678.529 AGB1

52 SAFI MWAMBUY 489.577 AGB1

53 TAMUNDELE MALOU 489.471 ATB1

54 MAFEF KAMWANGA 489.627 AGB2

55 BOSENGA BOKWALA 558.492 AGB1

56 BARUME BIBICHE 511.439 AGB1

57 LINGULE BOSILE 478.491 AGB1

58 MBELA MUISSE 571.348 AGB1

59 MIANDABU TSHONGO 403.149 AGB2

60 MOLONGYA EULALIE 678.605 AGB1

61 KAPYA MUFUNGA 489.762 AGB1

62 KUNZI MAZOLA MATUBILA 558.593 ATB2

63 MAWEJA MPOYI 571.347 AGB2

64 OLENGA KASENDE 571.432 ATB1

65 SAFALANI MAWOZO 662.460 ATB2

66 KIDIADI KIDIADI 558.615 AGB2

67 MUBIALA MAKUTA 480.818 AGB2

68 BOTULI BOLOLA 678.584 AGB2

69 KALEMBA BELENDA 530.337 AGB1

70 MBEI MOKE 470.019 AGB2

71 ILONGA IKANGI 530.367 AGB2

72 MUENI MONDO 678.521 ATB1

73 OMBA WANA 489.593 AGB1

74 PINDI BAKULA 530.382 AA

75 DUNIA ENGWANDA 489.593 AGB2

76 ELAMENJI KAMBA 678.499 ATB1

77 MOLONGOY JEAN-PIERRE 518.362 AGB1

78 KOMAKOMA MBUTABANKANA 571.350 AGB1

79 LASSA MIKANDA 678.598 ATB2

80 MUANA TATA MAZAMBA 489.617 AGB2

81 SAIDI MITIMBU 571.350 AGB1

82 YENGE WA YENGE 678.626 AGB2

83 NDJIBU MBOKO 407.747 AGB2

84 WEMA OSENGE ANTOINETTE 521.948 ATB2

85 RASHIDI MUNINGO 450.806 ATB2

86 MAKOMBO TSHITADI 530.299 ATB2

87 AVOKI WAVOKI 511.436 ATB1

DECRET N°15/033 DU 14 DEC. 2015 PORTANT REVOCATION DES AGENTS DE CARRIERRE DES SERVICES PUBLICS DE L’ETAT DES DIFFERENTS MINISTERES

 Article 1er :

Sont révoqués de leurs grades et fonctions de l’Administration Publique, les agents du Ministère des Finances/DGRAD dont les noms, post-noms, matricules et grades suivent :

N° NOM ET POST-NOM MATRICULE GRADE

1 BALYO RIZIKI 694.533 ATB1

2 MWABI YAYA FINA 601.615 ATB1

3 TSHINGUTA KATUMBAYI 480.613 ATB1

4 ASIZU LANDUBHO 904.134 ATB2

5 BAVEZA ZANGA 505.931 ATB2

6 SEKABUHORO AGATH 695.044 ATB2

7 BOLEKO EMBETA 549.312 AGB1

8 MWAMBA MAHAMBA 470.665 AGB1

9 EFAMBE LOSAMBO 575.525 AGB2

10 LOKOLA KASISI 696.196 AGB2

11 MOKAKO KOLO 694.876 AGB2

12 PIDI ZOLA 906.576 AA1

DECRET N°15/034 DU 14 DEC. 2015 PORTANT REVOCATION DES AGENTS DE CARRIERRE DES SERVICES PUBLICS DE L’ETAT DU MINISTERE DES FINANCES/DIVISION PRONVINCIALE DES FINANCES DE L’ANCIENNE PROVINCE DU KASAI-ORIENTAL

Article 1er :

Sont révoqués de leurs grades et fonctions de l’Administration Publique, les agents du Ministère des Finances/Division des Finances de l’ancienne Province du Kasaï-Oriental dont les noms, post-noms, matricules et grades suivent :

N° NOM ET POST-NOM MATRICULE GRADE

1 EKUMBO LUMU 347.592 ATB1

2 MILOLO KABABU 522.250 ATB1

3 KAZADI MAKAZZ 186.433 ATB1

4 BUKASA ILUNGA 250.090 ATB1

DECRET N°15/035 DU 14 DEC. 2015 PORTANT REVOCATION DES AGENTS DE CARRIERRE DES SERVICES PUBLICS DE L’ETAT DU MINISTERE DES FINANCES/DIRECTION DES DOUANES ET ACCISES  » DGDA « 

Article 1er :

Sont révoqués de leurs grades et fonctions de l’Administration Publique, les agents du Ministère des Finances/Direction Générale des Douanes et Accises dont les noms, post-noms, matricules et grades suivent :

N° NOM ET POST-NOM MATRICULE GRADE

1 BAITA BESOMELA 901.196 ATB1

2 BOFOKA LOKOSA 904.504 AGB1

3 LUKOKI VIS 906.579 AGA1

DECRET N°15/036 DU 14. DEC 2015 PORTANT REVOCATION DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L’ETAT DES DIFFERENTS MINISTRES

Article 1er :

Sont révoqués de leurs grades et fonctions de l’Administration Publique, les agents des différents ministères dont les noms, post-noms, matricules et grades suivent :

01 AWISILA NDAMUNTU 666.471 ATB2

02 KIANGEBENI ZOLA 439.165 AGB2

03 KAHEMBA WA PAMI 600.885 ATB1

04 KAPITENI KASIMU 601.866 ATB2

05 ASSANI MAZUNGA 906.059 AGB2

06 KASHITU KISAMBU 906.563 AA1

07 MWANZA NKASHAMA 466.285 ATB2

08 MBO BOTAMBO ANDY 694.851 ATB2

09 MASIKA SHANDABA 695.591 ATB2

10 KASEKA MUKONGA 694.705 ATB2

11 MUNDA TSHINGAMBU 481.465 ATB2

12 NGOFO SEKELE LEMBA 549.686 ATB2

13 MUSITI MUNZANZARA 549.678 ATB2

14 MUGANDA CHIRUBA KADERHA 481.453 ATB2

15 MULELE KAHULU 549.666 ATB2

16 KIBOKO KITUBA 549.627 ATB2

17 BUBITENDE KAKOBE 549.609 ATB2

18 KALOBO LUFULUABO 481.365 ATB2

19 KAMONGO BOLOKO 549.620 ATB2

20 KABWAYA MUAMBA 549.617 ATB2

21 KITHIMA MWEMBEZI 549.632 ATB2

22 KANYIMBU SHINDANI 481.936 ATB2

23 KIPEPE MIMPIYA 549.631 ATB2

24 KAYIBA BUKASA 549.625 ATB2

25 FAILA AMURI 694.618 ATB2

26 YABADINYAMABO 549.577 ATB2

27 BOOTO NGONDO ALBERO 694.577 ATB2

28 BAKALI WA NESSA 695.156 ATB2

29 MAKENGO KABWIKU 694.815 ATB2

30 N’KIERY NGOLOY 695.853 AGB1

31 MWANU MBUNGU 549.749 AGB1

32 MULOWAY NGANDU MALU 695.749 AGB1

33 KIZILA NGALYA 481.678 AGB1

34 N’SINGA KADI JAMAR 481.652 AGB1

35 MASILA SITA 695.588 AGB1

36 MARHEGEKO TATU JEFF 695.585 AGB1

37 LUKA ESEMO 695.853 AGB1

38 KAHD TSHILONG 550.142 AGB1

39 KAYEMBE NTITA 549.720 AGB1

40 MALUMBI BENE KAZIMOTO 695.569 AGB1

41 MUKANYA KASHALA 696.694 AGB2

42 ASHA SELEMANI 696.052 AGB2

43 NSAPU NSAPU 549.807 AGB2

44 NSENGA MAKASU 549.808 AGB2

45 TSHIJIKA MWENZE 482.043 AGB2

46 BAHANE BINTU ODETTE 549.769 AGB2

47 ZAWADI MUTSHILI 697.018 AGB2

 

Le 13 Janvier 2016

Avec Forum des AS

Une patrouille de la Minusca près d'un bureau de vote à Bangui, après les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, le 2 janvier 2016

L'ONU a annoncé ce samedi 9 janvier que le contingent congolais, fort de 850 hommes déployés en Centrafrique, ne serait pas remplacé. Plusieurs soldats congolais sont en effet visés par des accusations de viols ou de maltraitances. Les Casques bleus congolais sont surtout déployés à Bambari, dans le centre du pays, où leurs actions sont diversement appréciées.

A Bambari, ville symbole de la division communautaire, plusieurs centaines de Casques bleus congolais sont chargés d'assurer la sécurité. Déployés depuis des mois, l'action des soldats est appréciée de manière quasi unanime. « Ils font un bon boulot », confie Jean Daniel, qui vit dans un site de déplacés à l'intérieur d'un camp de l'ONU. « Sans eux, nous serions sans doute déjà morts », souligne-t-il.

Du côté des organisations humanitaires, le départ des soldats congolais suscite surtout l'inquiétude. « Qui va donc pouvoir les remplacer ? Ils faisaient un bon travail de médiation entre les groupes armés », explique, sous couvert d'anonymat, un chef de mission déployé à Bambari.

Du côté des anti-balaka de la zone, ce n'est pas le même son de cloche. Beaucoup reprochent aux Casques bleus d'être trop favorables aux ex-Seleka, dirigés par Ali Darassa.

Quant aux « bêtises » – c'est comme ça que les Centrafricains font référence aux viols dont sont accusés certains Casques bleus –, personne ne veut vraiment se prononcer. « La justice doit trancher », se risque un habitant de la ville.

Kinshasa, après avoir ignoré les trois premières injonctions de l'ONU, avait finalement enquêté sur la quatrième affaire impliquant ses soldats en envoyant des enquêteurs en Centrafrique. Les enquêteurs ont rapidement conclu que ces affaires, selon eux, étaient infondées.

Un des responsables du contingent congolais déployé à Bambari affirme pour l'instant n'avoir reçu aucun ordre officiel. « Mais si les chefs décident de nous retirer, alors nous partirons », conclut-il.

Incompétence ?

Le contingent congolais était sur la sellette depuis quelques mois, mais c’est désormais officiel, il devra quitter très prochainement la Centrafrique et ne sera pas remplacé, rappelle notre correspondante à New York Marie Bourreau. Si les raisons invoquées par l’ONU – le manque de performance des Casques bleus congolais –, permettent aux autorités de Kinshasa de sauver la face, la réalité serait toute autre.

Ses soldats seraient impliqués dans au moins quatre affaires de viols en Centrafrique. A trois reprises, la RDC n’avait pas répondu aux sollicitations de l’ONU qui lui demandait de faire toute la lumière sur ces affaires. La quatrième fois, Kinshasa avait fini par dépêcher des enquêteurs, mais qui avaient conclu à l’innocence de ses soldats.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, passablement irrité par les révélations d’abus sexuels de ses troupes, avait promis depuis plusieurs mois de se séparer des bataillons accusés de crimes sexuels si leurs états respectifs refusaient de les juger.

Ce n’est pas une première, l’organisation avait déjà rapatrié en 2007 des soldats sri-lankais accusés de viols en Haïti. Mais l’ONU promet désormais d’en faire une constante de sa politique de tolérance zéro.

Contacté par RFI, le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric estime que le contingent de la République démocratique du congo (RDC) a fait des progrès, mais juge aussi que ses troupes ne répondent que partiellement aux exigences de l'ONU.

Les multiples affaires de viols dans lesquelles ont été cités certains soldats sont aussi à l'origine de cette décision. Aucun autre contingent ne serait dans le viseur de l'ONU mais, selon certaines sources aux Nations unies, des soldats du Maroc, du Gabon et d'Egypte sont aussi visés dans des enquêtes concernant des cas d'abus sexuels au sein de la Minusca.

« Le contingent congolais, c'est un cas assez spécifique qui a à voir avec le niveau d'équipement, le niveau de préparatif des troupes congolaises, assure Stéphane Dujarric. Et bien sûr, les enquêtes en cours sur les cas d'abus sexuel ont fait partie de notre évaluation. Pour ce qui est des autres cas, il y aura des enquêtes en cours et bien sûr les soldats responsables, nous l'espérons, feront face à la justice. Mais on parle de cas spécifiques de soldats et on ne parle pas de contingent pour l'instant. »

Combler le vide

Avec le départ des 925 soldats congolais, Bambari est dépeuplée. Un vide que la Minusca va devoir combler. Selon le porte-parole de l'ONU, les Casques bleus congolais cesseront leurs opérations fin janvier. Ils seront ensuite rapatriés dans leur pays.

La Minusca dispose actuellement de 9 150 soldats et 1 530 policiers en RCA. On sait par ailleurs qu'elle vient d'accueillir à Bangui 750 soldats égyptiens et 140 policiers mauritaniens. Seront-il déployés à Bambari ? C'est toute la question.

Selon les informations de RFI, la présidente Catherine Samba-Panza n'y est pas favorable. Elle craint que la présence de Casque bleus musulmans n'avive les tensions à Bambari. Mais une source au sein de la mission de l'ONU précise qu'il n'y pas d'autre choix. La Minusca peine en effet à trouver des pays contributeurs de troupes.

Par ailleurs, la mission est empêtrée dans les affaires de violences sexuelles. Des soldats de trois pays africains sont actuellement l'objet d'une enquête interne pour des abus commis sur mineurs. Or, l'ONU souhaite désormais que les pays dont les soldats font l'objet d'accusations régulières de mauvais comportements ne soient plus intégrés dans les missions.

Une doctrine qui, si elle était appliquée à la lettre, risquerait de poser des problèmes logistiques. Pour l'heure, la Minusca étudie la création d'une police destinée à surveiller les comportements de ses soldats.

Le 10 Janvier 2016
Avec RFI

 Etienne Tshisekedi le 18 décembre 2011

Etienne Tshisekedi sera bientôt de retour en RDC pour mobiliser son parti en vue d'un dialogue apaisé, a-t-il annoncé vendredi lors de ses vœux à la nation adressés de Bruxelles où il est en convalescence depuis août 2014. Une allocution attendue alors que son parti, qui a connu dernièrement de multiples scissions, peine à trouver une position sur sa participation ou non au dialogue proposé par Joseph Kabila. Sur cette question, la position du leader de l'UDPS reste la même : un dialogue oui, mais sous médiation internationale. Dans ce but, il appelle les « forces acquises au changement » à l'unité.

La vidéo, brève, a été publiée sur internet par la communication du parti, et complétée par un long communiqué. Etienne Tshisekedi, l'opposant congolais de 82 ans, plaide pour un dialogue consensuel, mais sous certaines conditions. Le président de l'UDPS garde son cap : pour lui, le dialogue doit se faire à Kinshasa, sous égide de la communauté internationale. Le seul moyen « de mettre fin à l'impasse politique en République démocratique du Congo ».

« Quelle que soit l’hostilité, on finit toujours par le dialogue, et c’est ainsi que je fais appel à tous ceux qui veulent le changement, qu’ils soient ensemble afin de trouver la solution adéquate à ces problèmes, déclare-t-il. Bientôt, je serai parmi vous pour que nous puissions lier nos efforts. »

Appel à l'unité

Pas de date précise pour son retour, mais Etienne Tshisekedi promet de prendre l'initiative d'un rassemblement autour d'une refonte de la Céni, de l'organisation d'un processus électoral crédible et du respect des délais prescrits par la Constitution.

Un appel à l'unité, alors que l'UDPS se déchire sur la position à adopter face au dialogue demandé par le président Joseph Kabila, et que la nouvelle plateforme de l'opposition, le Front Citoyen 2016, rejette ces négociations.

Pour Etienne Tshisekedi, les objectifs du dialogue sont nobles, mais ils sont détournés par un gouvernement qui affiche sa détermination à se maintenir au pouvoir.

Le 09 Janvier 2016
Avec RFI


Envoye spécial de l'ONU en Libye Martin Klober

L’envoyé spécial de l'ONU Martin Kobler est depuis le 31 décembre en Libye pour convaincre les récalcitrants d'adhérer à l'accord politique signé sous l'égide de l'ONU le 17 décembre dernier. Jeudi, il a finalement pu arracher le soutien du président du Parlement de Tobrouk qui était jusque-là opposé à l'accord. Vendredi 1er janvier 2016, Martin Kobler était à Tripoli pour tenter de persuader le président du Congrès général.

Comme il le fait depuis la signature de l'accord inter-libyen de Skhirat le 17 décembre dernier, Martin Kobler multiplie les rencontres pour, comme il le dit, « élargir la base des adhésions » à cet accord.

Jeudi, dans la ville côtière de Shahat dans l'est libyen, il s'est entretenu avec le président du Parlement élu de Tobrouk Aguila Saleh. Ce dernier, farouche opposant à l'accord, a finalement dit son soutien au futur gouvernement d'union nationale, censé être mis en place avant fin janvier.

Le cas du général Khalifa Haftar

Mais la rencontre avec les chefs de tribus de l'est a été plus mouvementée. Ces derniers ont redit leurs conditions : ils demandent une représentation dans le futur gouvernement et des assurances sur le soutien à l'armée nationale libyenne. En fait, les tribus exigent que le groupe du général Khalifa Haftar, qui pilonne actuellement les brigades jihadistes autour de Benghazi et Derna, devienne la seule force armée officielle du pays.

Le sort de Khalifa Haftar, ancien général sous Kadhafi, est un casus belli pour les autorités de Tripoli, à l'ouest. Les responsables, même parmi les plus modérés, refusent que Khalifa Haftar puisse obtenir un quelconque poste stratégique. Mais c'est sur le terrain juridique que Tripoli axe son refus du plan de l'ONU. Awad Abdul-Sadiq, vice-président du Congrès national, a écrit à Ban Ki-moon le 30 décembre pour lui signifier que l'accord de l'ONU empêche toute nouvelle discussion, ce qui contrevient à la résolution du Conseil de sécurité prise le 23 décembre.

Sécuriser Tripoli

Ce vendredi, Martin Kobler était à Tripoli la capitale et les négociations ne sont pas plus simples. Il s'agit non seulement de convaincre le président du Congrès général du bien-fondé de l'accord de Skhirat, mais discuter aussi des conditions sécuritaires pour accueillir à Tripoli le futur gouvernement d'unité.

L'année dernière, Tripoli a été au cœur de la bataille rangée qui a entraîné la fuite du Parlement élu à l'est et le maintien, dans la capitale, d'un autre Parlement soutenu par les islamistes. Aujourd'hui, il s'agit pour Martin Kobler de négocier avec les instances de Tripoli et les milices qui les soutiennent l'installation du futur gouvernementd'unité. Mais il est difficile de savoir quelle forme prendra le dispositif sécuritaire.

Du côté de l'Italie, en première ligne des négociations inter-libyennes, on appelle depuis des mois à une mission de maintien de la paix pour protéger sous l'égide de l'ONU les points névralgiques de Tripoli : les nouvelles institutions, le port, l'aéroport, les grands axes routiers et, hors de Tripoli, les installations pétrolières et même les sites antiques.

La résolution du Conseil de sécurité de l'ONU du 23 décembre dernier, qui soutient le futur gouvernement, offrirait une couverture internationale. Ce n'est pas un hasard si c'est un général italien Paolo Serra qui accompagnait Martin Kobler à Tripoli ce vendredi. Paolo Serra a été nommé pour le seconder sur les questions sécuritaires. Et sa réputation dans les opérations de maintien de la paix, du Kosovo au Sud-Liban n'est plus à faire.

 

Le 02 Janvier 2016

Avec RFI

Policier en faction près de la base militaire de l'armée de l'air

Une base militaire indienne situé à la frontière pakistanaise a été attaquée dans la nuit de vendredi à samedi par un groupe de quatre terroristes, faisant deux morts parmi le personnel de sécurité. Cet assaut est perçu comme une tentative de mettre à mal la volonté de rapprochement entre les Premiers ministres indien et pakistanais.

L'attaque aura duré plusieurs heures avant que les quatre assaillants de la base de l'armée de l'air de Pathankot, dans la région du Pendjab, soient neutralisés. Soupçonnés d'appartenir à un groupe terroriste pakistanais, ils auraient franchis la frontière voisine trois jours plus tôt selon les autorités indiennes. Ils s'étaient introduits dans la base déguisé en militaires indiens, à bord d'un véhicule de police volé.

Cette attaque n'est pas sans rappeler une opération similaire en juillet dernier dans la même région. Trois terroristes arborant eux aussi des uniformes de l'armée indienne avaient attaqué un poste de police à l'arme automatique, dans la ville de Gurdaspur au Pendjab faisant plusieurs morts.

Rapprochement indo-pakistanais

L'assaut de samedi survient une semaine après la visite surprise du Premier ministre indien, Narendra Modi, au Pakistan. Est-ce une réaction à cette visite, dans le but faire de faire dérailler le dialogue indo-pakistanais ? C'est l'hypothèse la plus plausible, d'autant que cette stratégie n'est pas nouvelle. Le processus de paix indo-pakistanais a déjà été interrompu à plusieurs reprises par des attentats terroristes sur le territoire indien par le passé, ou par des échanges de tirs entre les deux armées à la frontière.

La visite de M. Modi à Lahore au Pakistan la semaine dernière était la première depuis 2004 pour un chef d'Etat indien. Le premier ministre indien et son homologue Pakistanais Nawaz Sharif se sont rencontrés plusieurs fois ces deux dernières années en marge de sommets internationaux, démontrant ainsi leur volonté de tisser des liens solides. Assez solides, estiment les experts, pour ne pas être mis à mal par l'attaque de samedi à Pathankot.

Le 02 Janvier 2016

Avec RFI

Des bulletins de vote lors du référendum

«Délai trop court», selon l'opposition, mais «raisonnable et tenable» d'après le pouvoir : les trois mois qui séparent les électeurs congolais de la présidentielle anticipée de ce premier trimestre 2016 sont au cœur d'une polémique entre les deux camps. Ces derniers restent divisés depuis le dialogue de juillet dernier qui a ouvert la voie au référendum qui a donné naissance à une nouvelle Constitution.

Le premier tour de la présidentielle aura lieu le 20 mars. Logiquement, la campagne débutera le 4 mars pour se clôturer deux semaines plus tard. En tout, les acteurs impliqués dans l’organisation du scrutin disposent de moins de 90 jours pour tenir les délais.

Ce calendrier électoral semble déjà diviser le pouvoir et une bonne partie de l’opposition, qui n’a toujours pas accordé ses violons depuis les consultations présidentielles qui ont abouti au dialogue de Sibiti de l’été dernier. Ledit dialogue a conduit au référendum, qui a donné naissance à une nouvelle Constitution.

Pour l’IDC [Initiative pour la démocratie au Congo] et le Frocad [Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique] - les deux principales plateformes de l’opposition -, les délais sont trop courts pour organiser une élection crédible dont les résultats seront acceptés par tous. Ces plateformes n’excluent toutefois pas leur participation à la présidentielle, qu’elles qualifient déjà « d’illégale ».

 

Le 02 Janvier 2016

Avec RFI

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