Joseph Kabila, président de la RDC prête serment pour son second mandat présidentiel, le 20 décembre 2011

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, totalise ce mardi 26 janvier, 15 ans à la tête du pays.

Il est arrivé au pouvoir le 26 janvier 2001, dix jours après l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, qui a renversé le Maréchal Mobutu en 1997.

Quand Joseph Kabila arrive au pouvoir, le pays est morcelé. Les rebellions du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et du Mouvement de libération du Congo (MLC) occupent une partie du territoire national.

A la suite du Dialogue inter-congolais organisé en Afrique du Sud, une nouvelle transition est mise en place en 2003. Joseph Kabila est désormais entouré de quatre vice-présidents : Azarias Ruberwa, Jean-Pierre Bemba, Arthur Z’Ahidi Ngoma et Yerodia Abdoulay Ndombasi.

Premières élections démocratiques

Trois ans après la mise en place de cette transition, les premières élections démocratiques sont organisées au pays.

Joseph Kabila en sort victorieux, battant au second tour de la présidentielle Jean-Pierre Bemba.

Il lance alors un vaste programme de reconstruction des infrastructures dénommé « 5 chantiers » : infrastructures, emploi, éducation, eau et électricité et santé.

En 2011, M. Kabila est réélu président pour un second et dernier mandat.

L’article 70 de la constitution stipule en effet que le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.

Pour son nouveau mandat, le chef de l’Etat lance un nouveau programme baptisé « révolution de la modernité», une sorte de continuité de son précédent programme censé moderniser les infrastructures du pays.

Vers la première alternance ?

Le quinzième anniversaire de l’accession de Joseph Kabila au pouvoir coïncide avec l’année de la fin de son deuxième et dernier mandat.

L’élection présidentielle qui doit être organisée cette année doit porter un nouveau président au pouvoir.

Dans son calendrier électoral publié l’année passée, la Commission électorale indépendante (Ceni) avait prévu d’organiser sept scrutins dont la présidentielle et les législatives en novembre 2016.

Mais aucune élection prévue dans ce calendrier n’a encore été organisée.

Toutes les élections prévues dans ce calendrier nécessitent plus d’un milliard de dollars américains.

La Ceni qui a changé de président entre temps (Corneille Nangaa succédant à l’abbé Malumalu) annonce la publication d’un calendrier réaménagé. La commission électorale fait régulièrement état des difficultés liées à l’organisation des élections. Même si elle assure que 2016 sera une année électorale.

Le dialogue, la solution ?

Pour permettre la tenue d’élections « apaisées », le président Kabila a annoncé la tenue d’un dialogue national.

Au cours de ces assises, on discuterait notamment du financement des élections et de la sécurisation des élections.

Mais la tenue de ce dialogue ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique congolaise.

Si l’idée est soutenue par la majorité au pouvoir, à l’opposition les avis sont partagés.

Une partie de l’opposition rejette ce dialogue, proposant la tenue d’une rencontre Ceni-majorité-opposition pour discuter des questions électorales. Parmi les tenants de cette ligne, la Dynamique de l’opposition, le Front citoyen 2016 et le G7.

D’autres opposants sont favorables au dialogue. Une plate-forme pro-dialogue a même été créée.

Le principal parti de l’opposition, l’UDPS d’Etienne Tshisekedi conditionne sa participation à ce dialogue par la nomination d’un médiateur international.

Edem Kodjo a été désigné par l’Union africaine (UA) pour mener des consultations en vue du dialogue en RDC.

Avant lui, le secrétaire général de l’ONU avait confié à Saïd Djinnit la même mission.

Entre-temps, le débat sur la fin du mandat de Joseph Kabila continue d’animer la classe politique.

Le 26 Janvier 2016
Avec Radio Okapi

L'avocat sénégalais Amadou Sall (G) jugé pour offense au chef de l'Etat et atteinte à la sûreté de l'Etat

Au Sénégal, le procès d'Amadou Sall, qui avait été reporté, s'est tenu ce mardi. Cadre du PDS, le parti d'Abdoulaye Wade, ancien ministre de la Justice, il est jugé pour offense au chef de l'Etat et atteinte à la sûreté de l'Etat après des déclarations tenues lors d'un rassemblement politique en mars 2014. Amadou Sall était à l'époque l'avocat du fils de l’ex-président et avait déclaré que « si Karim Wade était condamné, Macky Sall ne passerait pas une nuit de plus au palais ». Il avait également traité le chef de l'Etat de « peureux, d'incompétent, d'incapable et d'impuissant ».

Juger un avocat réputé, défendu par six confrères. Le président du tribunal de Dakar a rapidement marqué son territoire. Sans être tendue, l'ambiance dans la salle d'audience était particulière.

Le président : « Vous voulez vous expliquer ? » La réponse positive d'Amadou Sall est dure à entendre. « Pas avec cette voix frêle », enchaîne le juge. « J'ai tenu les propos que j'ai tenus, j'assume », répond l'avocat qui est revenu en longueur sur le contexte de l'époque. A quelques jours du verdict dans le procès Karim Wade, la tension politique était en effet forte.

Trois mois de prison avec sursis

Malgré ces explications, le procureur ne laisse rien passer : « Vous êtes avocat, vous avez été Garde des Sceaux, vous n'êtes pas un citoyen ordinaire. C'est un appel clair à la révolte, c'est une atteinte directe au chef de l'Etat », affirme-t-il. Il demande trois mois de prison avec sursis.

Les avocats d'Amadou Sall, notamment Ciré Clédor Ly, reprennent les deux accusations point par point et affirment notamment que l'irrévérence ce n'est pas l'offense. Tous plaident la relaxe de leurs clients. « Même si le réquisitoire est clément, cela n’est pas notre problème. Dans une nation qui a opté pour la démocratie et la défense des libertés que la loi soit respectée. (...) Il n’y a pas d’infraction pour nous », campe Me Ciré Clédor Ly.

Le président demande à Amadou Sall s’il souhaite s’exprimer une dernière fois. Ce dernier refuse. La séance est levée. Le verdict sera rendu le 23 février.

Le 27 JANVIER 2016
Avec RFI

Extrait vidéo propagande Daech du 24 janvier 2016

Le groupe État islamique a développé «une nouvelle capacité de combat pour effectuer une campagne d'attaques d'ampleur» concentrée sur l'Europe, et en particulier sur la France, avertit l'agence Europol.

La menace terroriste est immédiate - particulièrement pour l'Hexagone - mais d'un coup, elle paraît aussi bien plus proche. Daech est parvenu à «européaniser» le recrutement de ses tueurs, leur entraînement et peut-être même leur commandement, d'après un rapport rendu public par Europol, l'agence policière qui ambitionne de devenir le FBI du Vieux Continent.

L'État islamique a développé «une nouvelle capacité de combat pour effectuer une campagne d'attaques de grande ampleur» centrée sur l'Europe «et en particulier contre la France», explique Rob Wainwright, directeur de l'agence et ancien du MI5 britannique. Le terrorisme islamique «peut frapper presque toutes les cibles où il veut, quand il veut» dans des opérations complexes et bien coordonnées. Depuis les attaques du 13 novembre à Paris, rares sont ceux qui peuvent encore en douter.

Europol rajoute à l'alarme en évoquant la possibilité d'autres attentats «dans un avenir proche». Le 13 novembre a placé la barre très haut, mais «l'escalade de la violence et le recours à des attaques massives pourraient être le chapitre suivant dans la stratégie de l'État islamique (…) L'Europe doit se préparer à l'imprévu».

«Il n'y a pas de preuves concrètes que les voyageurs terroristes utilisent systématiquement le flux de réfugiés pour passer incognito», soutient Europol.

L'autre nouveauté est plutôt dans le constat dressé, dans le rapport, par les experts des 28 polices criminelles de l'UE. Le terrorisme islamiste a changé de façon d'agir: il laisse désormais la «liberté tactique» à des combattants locaux, qui connaissent depuis longtemps le terrain et leurs cibles. Cette marge de manœuvre locale, inédite dans une organisation de ce type, «rend encore plus difficile la détection des projets et l'identification précoce des personnes impliquées».

Problèmes mentaux pour 20%

Europol confirme que les cellules opérant à l'intérieur de l'UE «sont dans une grande mesure indigènes, ou basées localement». Il bat en brèche l'idée que l'EI enverrait ses combattants en Europe en les infiltrant parmi les centaines de milliers de migrants qui débarquent en Grèce. «Il n'y a pas de preuves concrètes que les voyageurs terroristes utilisent systématiquement le flux de réfugiés pour passer incognito» à travers la Méditerranée. Le vrai danger serait plutôt la radicalisation de cette nouvelle diaspora, une fois qu'elle sera installée en Europe.

La décentralisation de Daech changerait pour finir le visage du recrutement, une évolution déjà constatée dans l'enquête sur les attentats de Paris. La croyance religieuse, la radicalisation islamiste et le passage par le champ de bataille syrien ne sont plus des impératifs pour les nouveaux combattants de Daech. Ce qui compte davantage aujourd'hui, poursuit Europol, ce sont les liens personnels noués à partir d'une commune origine ethnique, d'une langue partagée ou d'un même milieu social.

Le 26 Janvier 2016
Avec Le Figaro

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso candidat pour un troisième mandat

Sans surprise, le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir, a désigné ce lundi le président Denis Sassou-Nguesso comme son candidat à la présidentielle anticipée du 20 mars. Ce choix a été fait à l’unanimité, selon le comité d’investiture qui a tenu son conclave pendant deux jours.

Comme en 1992, 2002 et 2009, le président Sassou-Nguesso sera le candidat du Parti congolais du travail (PCT) à la prochaine présidentielle. Il briguera donc un troisième mandat le 20 mars prochain, comme le lui permet la nouvelle Consitution entrée en vigueur en novembre.

« C’est le meilleur choix », a déclaré Pierre Ngolo, secrétaire-général du PCT qui a présidé les travaux du comité d’investiture. « Nous avons fait le bon choix, le meilleur choix qui dans les pays à tradition boursière, ferait s’envoler les bourses, parce que les citoyens sont conscients, les investisseurs rassurés et l’économie sûre d’être dynamisée », a-t-il déclaré.

Denis Sassou-Nguesso est présenté comme l’homme de la situation par Alain Moka et Jean-Pierre Manoukou-Kouba, membres du bureau politique du PCT. « Vous savez que la conjoncture internationale est très délicate. Il y a du vent, il y a de la tempête. Il faut quelqu’un d’avéré pour pouvoir tenir le bateau et l’amener à bon port, et c’est Denis Sassou-Nguesso », a déclaré Alain Moka.

« Il a tout ce qu’il faut pour rassurer, surtout en ces temps tumultueux », a pour sa part estimé Jean-Pierre Manoukou-Kouba.

Pour son parti, c'est « un acte de loyauté et de responsabilité. Le chef de l'Etat incarne le rassemblement, la paix et l'unité nationale ».

« Un faux événement »

Pour l'opposition congolaise, « c'est la chronique d'une décision déjà annoncée. Un faux événement : le PCT n'a qu'un seul chef ». Il faut dire que le suspense n'avait rien d'insoutenable. Depuis les premiers appels à une nouvelle candidature du président congolais, le scénario est écrit d'avance : un dialogue boycotté par une grande partie de l'opposition ; puis en octobre, un référendum pour faire sauter le verrou constitutionnel. Les contestations de l'opposition n'y changeront rien. Denis Sassou-Nguesso a désormais la possibilité de faire trois nouveaux mandats lui qui cumule déjà plus de 30 années à la tête du pays.

Guy-Romain Kinfoussia, porte-parole de la principale coalition d'opposition (Frocad-IDC), n'est pas du tout surpris.

Qui pour lui faire face ?

Ce qui était moins attendu en revanche, c'est la décision annoncée fin décembre sur l'avancement au 20 mars du premier tour de la présidentielle qui devait initialement avoir lieu en juillet. Une manière peut-être de déstabiliser davantage l'opposition. Une manière aussi de ne pas laisser les polémiques s'installer dans le pays.

Le président sortant est le deuxième candidat déclaré à la présidentielle anticipée après l’indépendant Joseph Kignoumbi Kia-Mboungou. Les deux principales plateformes d'opposition devraient faire connaître dans les prochains jours le ou leurs candidats à la présidentielle.

Le 26 Janvier 2016
Avec RFI

Capture d'écran d'une vidéo de propagande de l'organisation de l'État islamique

L'organisation État islamique a publié, dimanche, une vidéo de propagande, mettant en scène neuf personnes comme étant les auteurs des attaques du 13-Novembre. Selon l'entourage de François Hollande, ce document n'a pas encore été identifié.

Cinq jours après la parution de son magazine de propagande, l'organisation État islamique (EI) a publié, dimanche 24 janvier, une vidéo qui affirme présenter les neuf auteurs des attentats, ayant fait 130 morts le 13 novembre à Paris. Sur ce document, qui n'a pas encore été formellement identifié, le groupe terroriste y menace tous les pays de la "coalition" y compris le Royaume-Uni.

"Rien ne nous effraiera, aucune menace ne fera douter la France sur ce qu'elle a à faire dans le combat contre le terrorisme", a réagi François Hollande, depuis New Delhi, au deuxième jour de sa visite d'État en Inde. Et de poursuivre : "Ces images ne font que disqualifier les auteurs de ces crimes".

La participation de Salah Abdeslam passée sous silence

Sur cette vidéo, publiée sous le titre "Tuez-les où que vous les rencontriez", on y voit quatre Belges, trois Français et deux Irakiens. Elle passe toutefois sous silence la participation d'un dixième homme, Salah Abdeslam, en fuite. Publiée par la branche médiatique de l'EI, Al-Hayat media center, elle montre ces jihadistes commettant des atrocités, dont des décapitations et des exécutions par balles de personnes présentées comme des otages.

S'exprimant en arabe et en français, plusieurs d'entre eux affirment que leur "message est adressé à tous les pays participant à la coalition" anti-jihadiste menée par les États-Unis qui intervient depuis septembre 2014 contre l'EI en Syrie et en Irak.

La vidéo montre également un portrait du Premier ministre britannique David Cameron accompagné d'une phrase en anglais affirmant que "Quiconque se mettra du côté des mécréants sera la cible de nos épées".

Elle décrit les neuf jihadistes comme "des lions" ayant mis "la France à genoux". Les images contiennent également des extraits montrant les attentats de Paris et les opérations des forces de sécurité françaises après les attaques.

Le 25 Janvier 2016
Avec AFP

Une troupe de soldat camerounais patrouille à Waza, dans le nord du Cameroun, en février 2015

Au moins 29 personnes ont été tuées dans une série d'attentats-suicides qui ont touché le marché de Bodo, petit village de l'Extrême-Nord du Cameroun, région frontalière du Nigeria régulièrement ciblée par les terroristes islamistes de Boko Haram.
Un marché de la localité de Bodo, dans la région de l’Extrême-Nord, au Cameroun, a été frappé lundi 25 janvier au matin par une série d’attentats-suicides quasi-simultanés. Au moins 29 personnes ont été tuées, selon une source policière, et plusieurs dizaines blessées.

"Nous avons un premier bilan qui affiche 29 morts et environ 30 blessés", a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un policier, sans pouvoir préciser si les kamikazes étaient inclus dans ce bilan, ni s'il y avait eu trois ou quatre explosions.
Bodo se situe à la frontière du Nigeria, dans une région régulièrement ciblée par les islamistes nigérians de Boko Haram. Depuis que les terroristes ont commencé à attaquer le territoire camerounais en 2013, près de 1 200 personnes ont été tuées dans des attaques et des attentats dans l'Extrême-Nord, selon un bilan publié début janvier par le porte-parole du gouvernement camerounais et ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.
 
Le Cameroun a renforcé sa présence militaire en 2013 à la frontière nigériane pour endiguer la montée en puissance des islamistes après avoir laissé passer, pendant des années, les combattants de Boko Haram. Très actifs dans le nord-est du Nigeria, ces derniers se servaient alors du nord du Cameroun voisin comme base arrière et lieu d'approvisionnement en armes, véhicules et marchandises.
 
Le Cameroun est ensuite passé à l'offensive dans le cadre d’une coalition régionale militaire formée avec le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Bénin pour combattre les islamistes.

Le 25 Janvier 2016
Avec AFP

Le président Joseph Kabila lors du sommet États-Unis - Afrique en juin 2014

Le procès de trois étudiants congolais détenus pendant huit mois et demi sans motif et poursuivis désormais pour « offense à la personne du chef de l’État » s'est ouvert vendredi 22 janvier à Kinshasa.

La défense de Joël Bukuru, Giresse Bagombisa et Léon Nguwa a plaidé pour « l'annulation » des procès-verbaux établis selon elle de façon « irrégulière », après leur arrestation le 28 mars à l'Université de Kinshasa.

Âgés de 22 à 24 ans, ces sympathisants de l'Union pour la nation congolaise (UNC) ont été arrêtés pour avoir appelé à soutenir le chef de ce parti d'opposition, Vital Kamerhe, ancien allié du président congolais Joseph Kabila.

Ils ont été détenus au secret à l'Agence nationale des renseignements (ANR) et n'ont été transférés à la prison centrale de Kinshasa que le 15 décembre après leur inculpation par le parquet.

Lors de cette première audience, les avocats de la défense ont dénoncé la détention prolongée de leurs clients par l'ANR, alors que la Constitution dispose que nul ne peut être gardé à vue plus de 48 heures.

Le Ministère public a pour sa part, appelé les juges à « ne pas prendre à la légère » une affaire qui « touche au sommet de l’État ». L'audience a été renvoyée au 29 janvier.

Le 23 Janvier 2015
Avec AFP

Selon le Haut commissariat pour les réfugiés de l'ONU, quelque 224 000 migrants sont arrivés en Europe par la Méditérannée, depuis début 2015

Les migrants syriens tentent de trouver une vie meilleure dans les pays occidentaux. Dans cette quête, tous les chemins sont bons à prendre : depuis quelques mois, des migrants syriens traversent le Mali, en Afrique de l'Ouest, plaque tournante des flux migratoires d'Afrique subsaharienne.

Les migrants syriens présents au Mali sont d'abord arrivés en avion en Mauritanie, pays voisin du Mali qui n'exige d'eux aucun visa. Certains demandent ensuite l'asile à Bamako, en espérant obtenir dans la foulée un document de voyage.

D'autres tentent une traversée clandestine à travers le désert des régions du Nord, où les groupes terroristes islamistes mènent des actions presque quotidiennes.

« Ils venaient par car »

« De la Mauritanie, ils venaient par car jusqu’à Bamako, et de Bamako, jusqu’ici à Gao, puis ils continuaient vers l’Algérie. C’était 26 individus composés d’hommes, de femmes et d’enfants », a expliqué Oscar Safari, le chef à Gao de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). « Nous les avons logés et nous leur avons donné à manger, montré les dangers de la route sur laquelle ils s’engageaient, voire si nous pouvions les dissuader. Ils ont décidé de repartir parce qu’ils ne venaient pas à Gao, ils étaient en transit. »

La destination : l’une des portes de l’Europe. Une centaine de migrants syriens a déjà été signalée à la frontière entre le Mali et l'Algérie.

Le 23 Janvier 2016
Avec RFI

 Le président sénégalais Macky Sall veut notamment réduire le mandat présidentiel de 7 à 5 ans

Au Sénégal, le président Macky Sall a présenté dimanche son projet de révision de la Constitution. Il porte notamment sur une promesse électorale : réduire le mandat en cours du chef de l’Etat de 7 à 5 ans. 14 autres propositions ont été faites, telles que donner plus de pouvoir à l’Assemblée nationale, donner aussi des droits et des devoirs aux citoyens. Ce projet est désormais entre les mains des sages du Conseil constitutionnel, qui doivent statuer sur sa légalité. Dans la classe politique, le débat est grand. Et les voix discordantes ne viennent forcément de là ou on les attend.

Dans la complexe marmite politique sénégalaise, il y a plus de 200 partis dans le pays, et le jeu consiste parfois à se démarquer de son chef. C’est le cas de Moustapha Cissé Lo, membre de l’APR, le parti dirigé par Macky Sall, mais aussi vice-président de l’Assemblée nationale.

Il est totalement contre le projet de révision de la Constitution, notamment sur la modification de la durée du mandat du chef de l’Etat. « Il est le leader de mon parti, c’est mon chef et sur ces questions je ne suis pas d’accord avec le président de la République et je ne le soutiendrai pas ! »

Au sein de l’opposition, si certains députés ont critiqué le package, le fait de proposer 15 modifications en même temps, le projet de réduction du mandat de 7 à 5 ans est par contre bien reçu. Mais la député de l’Union centriste, Khadija Diop, estime que la méthode va coûter cher. « 2016 aller à un référendum, 2017 aller aux élections. C’est un peu cher pour un pays comme le Sénégal », soutient-t-elle.

Au sein du PDS, le parti d’Abdoulaye Wade, une position commune sur le projet de révision n’a pas encore été établie. Le parti pousse pour que Macky Sall respecte sa promesse de campagne mais nombre de députés, à l’image d’Aida Mbodj, considèrent qu’un mandat de 7 ans est nécessaire pour gouverner.

« Le président Macky Sall est en train de faire une erreur ! estime-t-elle. Si l’on sait qu’on doit gouverner pour cinq ans, on élabore un système de planification. Apparemment nous avons élu un président qui n’a pas de programme ! »

Les députés ont rendez-vous ce jeudi à l’Assemblée pour les questions au gouvernement. La séance sera sans doute riche en débats.

Le 21 Janvier 2016
Avec RFI

La police disperse les manifestants de l'UNC jeudi 20 février 2015 à la place de l'indépendance à Bukavu

Près de 5.000 personnes ont manifesté contre le pouvoir mardi à Bukavu, dans l'est de la République démocratique du Congo, tandis qu'à Kinshasa, la police a empêché toute la journée les rassemblements prévus par l'opposition à la mémoire des morts de la répression des émeutes de janvier 2015.

A Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, l'armée a dispersé à la mi-journée quelques 300 personnes réunies à l'appel de l'opposition pour prier dans la rue pour les quelques dizaines de personnes tuées entre le 19 et le 22 janvier 2015 lors de violences provoquées par l'examen au Parlement d'un projet de loi électorale contesté.

Un correspondant de l'AFP qui couvrait cette manifestation a été molesté par des soldats et retenus pendant plusieurs heures avant d'être relâchés. 

A Goma, capitale du Nord-Kivu (est), environ 400 personnes ont manifesté contre le pouvoir dans le calme, selon un autre journaliste de l'AFP.

Le plus grand rassemblement de la journée a eu lieu à Bukavu, fief du troisième parti d'opposition, l'Union pour la Nation congolaise (UNC), où les manifestants se sont rassemblés sur une place pour écouter divers orateurs venus dire "non" à un "troisième mandat" du président Joseph Kabila et exiger la tenue de la présidentielle en 2016, comme prévu par la Constitution.

La nuit précédente, selon le correspondant de l'AFP dans la ville et d'autres habitants, des inconnus étaient passés munis de mégaphones pour clamer haut et fort dans certains quartiers : "Il n'y a aucune manifestation prévue demain à Bukavu".

A Kinshasa, le Front citoyen 2016, coalition d'opposants à M. Kabila, avait prévu plusieurs dizaines d'offices religieux à la mémoire des victimes de janvier 2015 suivis de conférences-débats sur "l'alternance démocratique" en plusieurs points de la ville, dans un souci d'éviter une éventuelle confrontation avec les forces de l'ordre sur la voie publique.

- 'Message séditieux' -

Mais la police a empêché l'accès à de nombreux lieux de culte catholiques ou à des salles louées par l'opposition pour l'occasion, selon une journaliste de l'AFP.

"Le message que les conférenciers allaient livrer était séditieux, la police a reçu l'ordre de disperser les attroupements", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Pierrot Mwana Mputu, porte-parole de la police nationale.

Président de l'UNC, Vital Kamerhe, ancien allié de M. Kabila, a déclaré à l'AFP avoir donné consigne à ses militants venus l'écouter de "ne pas céder à la provocation" lorsque la police est entrée dans la salle où il devait tenir une conférence.

Le climat politique est très tendu en RDC, où l'opposition accuse M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et dont le mandat expire en décembre, de chercher à tout faire pour se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de l'année, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.

Plusieurs dizaines d'interpellations et l'arrestation de quelques personnes ayant loué des salles à l'opposition ont été signalées dans la capitale.

Le curé d'une paroisse d'un quartier populaire de l'ouest de Kinshasa a affirmé à l'AFP avoir reçu dans la matinée la visite "d'un groupe de policiers" venus pour lui signifier que "le gouvernement n'avait pas autorisé la célébration de la messe" demandée par des opposants.

"La messe n'a pas besoin d'autorisation", a-t-il ajouté, mais "par prudence on a annulé la messe pour ne pas porter la responsabilité" d'éventuelles violences.

En début de soirée, sept policiers en tenue anti-émeute filtraient l'entrée des abords de la cathédrale de Kinshasa. Dans un quartier proche, une douzaine d'agents interdisaient l'accès à une autre église catholique où devait avoir lieu une prière œcuménique à l'occasion de la "Semaine pour l'unité des chrétiens"

Le 20 Janvier 2016
Avec AFP

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