L'homme arrêté samedi 27 mars en Italie est suspecté d'avoir fourni de faux documents d'identité pour des membres du commando terroriste des attaques du 13 novembre

Un ressortissant algérien, soupçonné d'avoir fourni des faux papiers d'identité aux terroristes des attaques de Paris et de Bruxelles, a été arrêté en Italie samedi, à la demande de la justice belge.

Un ressortissant algérien, Djamal Eddine O., a été arrêté samedi 26 mars dans la région de Salerne, près de Naples en Italie, à la demande de la justice belge, ont annoncé plusieurs médias italiens, citant la police. Cet homme de 40 ans a été arrêté en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis en Belgique, dans le cadre d'une enquête sur des documents falsifiés utilisés par les kamikazes de Paris et de Bruxelles et leurs complices.

Djamal Eddine O. a été arrêté dans la localité de Bellizzi lors d'une opération conjointe du service central antiterroriste et de la division des opérations spéciales de la police (DIGOS) de Rome, a-t-on précisé de mêmes sources. Il est soupçonné d'avoir fait partie d'un réseau criminel qui fabriquait de faux documents d'identité et favorisait l'immigration clandestine, selon l'agence AGI.

Ce complice présumé des terroristes de Bruxelles devrait être extradé dans les prochains jours en Belgique, a-t-on ajouté.

Recherché par la police belge depuis janvier

Les soupçons de la police italienne ont été éveillés quand elle a étudié sa demande de permis de séjour au bureau local de l'immigration. Un homme portant le même nom et appartenant à la même organisation était recherché par la police belge depuis le 6 janvier. Son nom serait aussi apparu lors de perquisitions effectuées en octobre 2015 à Saint-Gilles, une banlieue de Bruxelles.

Des centaines de photos numérisées avaient alors été saisies dans un repaire de faussaires. Parmi elles auraient figuré celles de trois terroristes qui appartenaient au groupe ayant planifié les attentats du 13 novembre dernier à Paris, dont Najim Laachroui, un des kamikazes de l'aéroport de Zaventem, selon les enquêteurs cités.

Les investigations se poursuivent pour déterminer les raisons pour lesquelles Djamal Eddine O. se trouvait dans la province de Salerne, et les éventuels appuis dont il aurait bénéficié.

Le 27 Mars 2016
Avec AFP et Reuters

Le président Sassou-Nguesso, le 22 janvier 2015

La réélection de Denis Sassou-Nguesso est contestée par le Parti socialiste français. La formation du président Hollande la juge « non crédible » et appelle l'Union africaine et l'Union européenne à se saisir du sujet. De son côté, l'Elysée n'a pas officiellement réagi.

Cette réélection, le PS la juge « non crédible », car elle a été annoncée, estime-t-il, par une commission électorale notoirement partiale. La formation du président Hollande critique l'ensemble du processus électoral, dénonçant à la fois l'absence de transparence, les coupures de communications avec l'extérieur du pays imposées par le pouvoir, ainsi que l'agression dont ont été victimes trois journalistes après leur entretien avec un candidat de l'opposition.

Au final, le PS demande aux organisations internationales, et notamment à l'Union africaine et à l'Union européenne de se saisir immédiatement de la question afin de prévenir « une crise majeure pour la région ».

Le parti socialiste dit-il tout haut ce que le président français pense tout bas ? Oui, répond un parlementaire socialiste bien informé. Le problème pour François Hollande, ajoute ce député, c'est qu'il ne peut pas être le seul chef d'Etat à réagir, il va donc attendre.

François Hollande ne donnera donc pas son sentiment dans l'immédiat. L'information est confirmée à l'Elysée: le président veut attendre la fin du processus et l'examen des recours pour réagir, mais sa position sur le sujet, le président l'avait laissé entrevoir dès mardi. Ce jour-là, le Quai d'Orsay avait dénoncé le « contexte préoccupant » dans lequel s'est déroulée cette élection.

En réaction à ces prises de position du PS, le Parti congolais du travail (PCT) au pouvoir au Congo se dit 'surpris'' et dénonce un acharnement. Pour Michel Ngakala, membre du bureau politique du PCT, le PS confond les époques et ne veut pas contribuer à la construction d'une démocratie apaisée au Congo.

Le 26 Mars 2016
Avec RFI

 

Ali Bongo (ici en mars 2014) a soigneusement mis en scène sa déclaration de candidature à la présidentielle, sur un pont à Port-Gentil, ce lundi 29 février 2016

Ali Bongo s'est déclaré sur un pont, ce lundi 29 février, à Port-Gentil et, pour illustrer son annonce de candidature, le président gabonais sortant a filé la métaphore autour du pont, de la passerelle au-dessus des obstacles. Il est donc candidat à sa succession pour un scrutin présidentiel qui devrait se tenir d'ici le mois de septembre.

Ali Bongo a soigneusement mis en scène sa déclaration de candidature. Il a pour cela choisi une province symbolique, celle de l'Ogooué-Maritime, la province la plus frondeuse du pays.

Au lendemain de l’annonce de sa victoire en 2009, la ville de Port-Gentil s’était embrasée. Aussi durant son mandat, Ali Bongo a-t-il réalisé quelques investissements dans la province.

Il y est arrivé hier, dimanche, pour une revue des chantiers. C’est d’ailleurs sur le chantier de la route Port-Gentil / Omboué qu’il a annoncé sa candidature. Là encore le symbole est fort, car Ali Bongo était à quelques kilomètres de la ville natale de Jean Ping, son principal opposant et rival.

Les jours prochains seront décisifs pour Ali Bongo. Il doit d’abord convaincre les frondeurs de son propre parti, qui exigent un congrès de clarification avant l’investiture du candidat à la présidentielle. Il doit ensuite affronter l’opposition qui ne veut pas qu’il brigue un second mandat pour cause d’acte de naissance douteux.

Le 01 Mars 2016
Avec RFI

Museveni

En Ouganda, pour la première fois, le chef de l'Etat, Yoweri Museveni, s'est prêté samedi 13 février au délicat exercice du débat télévisé dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle du 18 février 2016. Absent du premier débat en janvier dernier, le président au pouvoir depuis 30 ans s'est, cette fois, déplacé.

De larges applaudissements ont accueilli Yoweri Museveni. Mais la soirée a été plus difficile pour lui, obligé de respecter le temps imparti par les journalistes animant le débat. « Malheureusement je vais devoir m’arrêter là. C’est une question de temps. Vous voyez, c’est le problème du débat », s’est exprimé le président.

Les candidats ont répondu chacun leur tour aux questions, sans réellement interagir entre eux. Seul point de discorde entre les candidats : l’intervention de l’Ouganda en RDC.

« Je pense qu’il était possible d’engager les Congolais aux côtés des Ougandais pour aboutir à des accords négociés qui n’impliquaient pas le type d’opération et qui a été nettement engagée par le gouvernement », a affirmé Kizza Besigye, opposant historique du Forum pour le changement démocratique (FDC). En réponse, le président Toweri Museveni a rétorqué : « Je rejette ce que ce candidat a dit. C’est faux. Nous sommes intervenus au Congo pour notre propre sûreté. »

Différentes thématiques ont été abordées, mais le comportement de Museveni a été vivement remarqué : le président s’est mis au même niveau que les autres prétendants à la présidence, la première fois en trente ans qu’il se prête à ce genre d’exercice.

Le 14 Février 2016

Avec RFI

Rebelle ougandais

Un rebelle ougandais a été capturé lundi 8 février en Centrafrique. Il s’agit de Okot Odek, qui serait un proche collaborateur de Joseph Kony, le numéro un de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA). Odek a été fait prisonnier par des ex-Seleka et remis, selon l’AFP, aux militaires américains qui épaulent les forces africaines dans l’est de la République centrafricaine. Les militaires américains se refusent toutefois à tout commentaire.

Avant de devenir le redouté commandant Sam, Okot George Odek était, comme tant d’autres rebelles de la LRA, un enfant soldat. Enlevé et enrôlé de force à l’âge de huit ans, il gagne vite la confiance du numéro un, Joseph Kony, qui règne sur la LRA d’une main de fer. Selon Invisible Children, une ONG américaine qui traque cette rébellion, le petit Odek deviendra vite l'un de ses gardes du corps. Il l’accompagnera même au Soudan du Sud pour des négociations avec le gouvernement de Kampala en 2008, des pourparlers qui n’aboutiront jamais.

Un ancien négociateur de la LRA, David Matsanga, qui a quitté cette rébellion à la faveur d’une amnistie, se souvient d’avoir vu le très jeune homme dans l’entourage de Kony. Odek finira par diriger une unité d’une cinquantaine de combattants qui ont souvent fait des allers-retours entre le parc national de la Garamba, en République démocratique du Congo, et le Soudan du Sud voisin, toujours selon Invisible Children.

Un fidèle parmi les fidèles

Okot George Odek aura tantôt le grade de colonel, tantôt de lieutenant-colonel, dans une armée rebelle qui donne peu d’importance aux grades, selon Ledio Cakaj, un chercheur et écrivain américain spécialiste de la LRA. Il reste que Odek était, aux yeux de Kony, un fidèle parmi les fidèles.

« C’est une très belle prise, estime Ledio Cakaj. Odek était un homme de confiance. L’an dernier encore, il était dans l’entourage immédiat de Kony. Le fait qu’Odek soit parti est de toute première importance. Pour ceux qui restent, son départ est démoralisant. »

Odek se serait rendu, le week-end dernier, aux ex-Seleka, même si Kony a déjà menacé d’exécuter les déserteurs. Il se trouverait actuellement à Obo, dans l’extrême est de la République centrafricaine.

Le 11 Février 2016

avec RFI

Une vue aérienne la ville de Syrte, le 7 octobre 2011 en Libye

Les Etats-Unis estiment à 5 000 le nombre de combattants de l’organisation EI en Libye, dont une forte proportion de volontaires étrangers. Parmi eux, des Sénégalais. C’est une interview dans la presse sénégalaise qui a révélé leur présence dans le pays. Ils ne sont encore qu’une trentaine à avoir décidé de partir au jihad. Tous sont actuellement dans l’ancien bastion kadhafiste de Syrte, devenu fief des jihadistes depuis février 2015.

Sur les réseaux sociaux, ces Sénégalais de l’organisation Etat islamique en Libye s’affichent sans complexe. Une quinzaine de jihadistes sénégalais sont ainsi visibles avec fusils d’assaut et ceintures explosives sur des photos postées sur Facebook.

« Les Sénégalais sont très nombreux ici à Syrte, Nofiliah, Ben Jawad, et nous avons aussi des partisans au Sénégal », explique l’un d’eux à RFI, qui pose tout sourire sur le réseau social. Agé d’une trentaine d’années, parfaitement francophone, ce Sénégalais raconte notamment la bataille d’al-Sedra à laquelle il dit avoir participé pour le contrôle du croissant pétrolier libyen.

Ces derniers mois, le groupe EI a d’ailleurs officiellement annoncé la mort d’un Sénégalais au combat contre les milices Fajr Libya, maîtres de Tripoli. Comment sont-ils arrivés en Libye ? Pas de réponse, « le chemin est top secret », tempère ce jihadiste : « J’avais vu que je ne pouvais plus vivre au Sénégal car la charia n’est pas appliquée, explique-t-il, j’ai toujours voulu aller en Syrie mais Allah ne me l’a pas permis, je me suis donc dit qu’il fallait aller en Libye car c’est le même jihad ».

Le jihad au Sénégal ?

Ce jihadiste ne cache pas son animosité envers son pays d’origine : « Nous avons voulu commencer le combat au Sénégal, explique-t-il, mais les armes sont difficiles à trouver, alors nous avons décidé de rejoindre nos frères en Libye ».

Après avoir combattu et reçu un entraînement militaire en Libye, a-t-il l’intention de mener le jihad dans son pays ? La réponse de ce jihadiste sénégalais est claire : « Le jihad est notre religion, l’islam nous a ordonné de combattre ceux qui ont apostasié. Au Sénégal, l’islam est caricaturé et le Sénégal va savoir qu’Allah nous a choisis pour combattre », affirme-t-il avant de menacer la principale confrérie musulmane du pays, « les mourides qui adorent Serigne Touba en dehors d’Allah » et qui « seront combattus », selon ce jihadiste sénégalais de la branche libyenne de l’organisation Etat islamique.

Une trentaine en Libye

Tous sont installés, parfois en famille, dans l’ancien bastion kadhafiste de Syrte devenu en un an la place forte de l’organisation EI en Libye. Ils ne sont qu'une trentaine dans le pays, mais ce n’est sans doute qu’un début.

Ces jihadistes sénégalais parfaitement francophones ne cachent pas leur intention d’inciter le maximum de combattants étrangers à les rejoindre pour ce nouveau jihad africain. « Nous incitons tout le monde, pas seulement les Sénégalais, à nous rejoindre », explique-t-il.

Interrogées sur ce phénomène, les autorités sénégalaises, qui ont demandé aux forces de sécurité comme à la population d'être extrêmement vigilantes après les attentats dans la sous-région n’ont pas souhaité réagir.

Le 05 Février 2016
Avec RFI

Des militants de la Dynamique de l’opposition réunis en meeting, le 4 février 2016, à Kinshasa, RDC.

En République démocratique du Congo, l'opposition appelle, une nouvelle fois, la Céni à publier le calendrier électoral. Un appel qui vient de la Dynamique de l'opposition, l'une des principales plateformes d'opposants en RDC. Les partis de la plateforme avaient lancé un ultimatum à la commission électorale. Ils lui avaient donné jusqu'au 31 janvier pour publier le calendrier des scrutins à venir, mais ça n'a pas été fait. La semaine prochaine, la Céni doit lancer un appel d’offres pour acquérir le matériel nécessaire à la révision du fichier électoral. Et les partis lui demandent d'inclure, dans le cahier des charges, le respect des délais constitutionnels.

Des militants surchauffés, les drapeaux, des insignes et pourtant, la Dynamique de l’opposition assure que la conférence de presse a failli ne pas se tenir. C’est Jean-Lucien Busa, président du Courant des démocrates rénovateurs (CDER) et modérateur de la Dynamique qui explique : « Je voudrais avant toute chose, et au nom de la Dynamique de l’opposition, nous excuser pour ce retard. Le retard a été causé une fois de plus par les ennemis de la démocratie ».

Selon la Dynamique de l’opposition, les services de sécurité auraient appelé les prêtres qui gèrent la salle où se tient la conférence de presse pour expliquer qu’en l’absence d’autorisation de la mairie, cette réunion ne pouvait pas se tenir. Pas de confirmation officielle.

Respecter les délais constitutionnels

« Kabila, ton mandat est fini », chantent les militants dans la salle alors que Jean-Lucien Busa prend la parole : « La Céni est dans la logique du glissement. Ca ne sera pas organisé parce que techniquement, ce n’est pas possible ? Mais non. Y a-t-il une volonté politique oui ou non ? Il n’y a pas de volonté politique. Si vous avez une volonté politique, vous débloquez le moyen ».

Et pour la Dynamique de l’opposition, l’une des manières de montrer cette volonté, c’est d’inclure dans le cahier des charges de l’appel d’offres qui sera lancé pour acquérir le matériel nécessaire à la révision du fichier, le principe de respect des délais constitutionnels.

Le 05 Janvier 2016
Avec RFI

 

Denis Sassou Nguesso

Denis Sassou-Nguesso, le président congolais, a déposé plainte contre X, le mois dernier, à Paris, dans le cadre du dossier des « biens mal acquis ». Une plainte pour « tentative d'escroquerie au jugement ». Denis Sassou-Nguesso est visé depuis 2009 par cette enquête sur son patrimoine.

Le président congolais est soupçonné d'avoir « détourné, à son profit et au profit de sa famille et de son clan une partie substantielle de la rente pétrolière de son pays ». Ce sont les termes contenus dans la plainte déposée par l'organisation non gouvernementale Transparency International. Une plainte qui a abouti, en 2009, à l'ouverture d'uneinstruction au parquet de Paris.

Denis Sassou-Nguesso n'est pas le seul dirigeant africain visé par cette affaire des biens mal acquis. Son homologue équato-guinéen Téodoro Obiang Nguema, le défunt Omar Bongo du Gabon et le président déchu de Centrafrique François Bozizé sont également concernés. Mais si ces trois dirigeants avaient déjà été la cible de saisies immobilières de la part de la justice française, le président congolais et ses proches avaient été épargnés jusqu'à l'été dernier, lorsque deux propriétés appartements au clan Nguesso ont été saisies.

De l’« agitation » pour Transparency International

C'est probablement ces saisies qui ont provoqué la riposte du président congolais. Cette plainte déposée à la fin 2015 conteste les fondements de l'enquête ouverte contre Denis Sassou-Nguesso et sa famille. Les pièces sur lesquelles se base la plainte qui les vise ne sont « pas conformes à la réalité », affirme son avocat. Maître Viala ne souhaite pas en dire plus sur le contenu exact de la plainte déposée par Denis Sassou-Nguesso, pour ne pas violer le secret de l'instruction, affirme l'avocat qui précise, tout de même, que si cetteplainte contre X aboutissait, elle ferait tomberl'intégralité desdossiers des biens mal acquis.

C'est donc une contre-attaque de taille qui est engagée par le président congolais. En tout cas, c'est ainsi qu'elle est présentée. Du côté de Transparency International, on parle « d'agitation » en attendant d'en savoir plus sur le contenu exact de la plainte. Le parquet de Paris a encore deux mois pour décider ou non de la transmettre à un juge d'instruction.

Le 03 Février 2016 

Avec RFI

Jean Pierre Bemba devant les juges à la CPI

L’ancien vice-président de la RDC, Jean-Pierre Bemba, poursuivi devant la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes prétendument commis par les troupes de son ancienne rébellion (MLC) en Centrafrique sera fixé sur son sort le 21 mars prochain à 14 heures (heure de la Haye).

La chambre de première instance III de la CPI a annoncé ce mardi 2 février la date de l'audience publique au cours de laquelle sera rendu le verdict dans l'affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo.

Cette audience sera retransmise en direct sur le site Internet de la CPI. Le verdict sera lu en public et peut soit acquitter soit condamner l'accusé, indique la cour sur son site Internet.

De la Centrafrique à la Haye

Les crimes pour lesquels Jean-Pierre Bemba est poursuivi à la Haye auraient été commis en Centrafrique entre 2002 et 2003. A l’époque, M. Bemba était à la tête d’une rébellion, le MLC, qui avait envoyé ses miliciens combattre la rébellion qui menaçait le président centrafricain d’alors Ange Felix Patassé.

Jean-Pierre Bemba est ainsi accusé des viols, meurtres et pillages qu’auraient commis ses soldats.

C’est depuis 2008 qu’il est détenu dans une prison de la CPI à la Haye.

Durant le procès, l’accusation a soutenu que les soldats qui ont commis des atrocités en Centrafrique ont été sous l’autorité et le commandement effectif de Jean-Pierre Bemba.

La défense soutient, en revanche, que depuis son quartier général à Gbadolite, l’ancien vice-président arrivé deuxième lors de la présidentielle de 2006 en RDC, ne pouvait contrôler des troupes déployées de l’autre côté de la frontière. Selon elle, ces troupes avaient été placées sous le contrôle des forces armées centrafricaines.

C’est le verdict de cette affaire qui est attendu le 21 mars prochain.

Le 03 Mars 2016
Avec Radio Okapi

Siège de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas

Le président sud-africain réitère. Le pays envisage de se retirer de la Cour Pénale Internationale (CPI). Jacob Zuma s’exprimait lors du sommet de l’Union africaine qui s’est tenu ce week-end, à Addis-Abeba, en Ethiopie. « Au vu des circonstances, il est maintenant impossible pour l’Afrique du Sud de continuer à participer au statut de Rome », a-t-il affirmé. Ces déclarations inquiètent les Organisations de défense des droits de l’homme. Cela fait des mois que Pretoria fait allusion à un possible retrait de la CPI, depuis notamment l’affaire Omar el-Béchir, lorsque Pretoria avait refusé d’arrêter et d’extrader le chef d'Etat soudanais en visite dans le pays.

L’Afrique du Sud irait-elle jusqu’au bout ? Se retirera-t-elle de la Cour Pénale Internationale ?

Pour le Centre sud-africain des Litiges - qui avait tenté de forcer le gouvernement a arrêter Omar el-Béchir lors de sa visite en Afrique du Sud - un retrait serait tragique et enverrait un message négatif.

Le gouvernement sud-africain y fait référence depuis des mois et depuis la saga el-Béchir mais, selon Magnus Killander, professeur de Droit humanitaire à l’Université de Pretoria, ce n’est pas chose faite. D’une part parce qu’il s’agit d’un processus assez long qui nécessiterait de modifier la législation et d’autre part, parce qu’il s’agit surtout d’un message politique.

« La raison officielle, c’est que la CPI ne cible que des leaders africains, mais en général il s’agit de cas qui ont été saisis par les pays africains eux-mêmes. Et puis la CPI est en train d’enquêter sur d’autres régions du monde. L’intérêt politique, c’est tout d’abord que le président Zuma souhaite être ami avec le leader soudanais mais également avec le Kenya et d’autres pays africains parce que l’Afrique du Sud est souvent vue comme étant trop agressive, trop imposante. Et là, il s’agit d’un dossier sur lequel l’Afrique du Sud peut facilement se joindre aux autres pays africains et en tirer parti », explique Magnus Killander.

Il ajoute toutefois que c’est la première fois que le président Zuma évoque aussi clairement un retrait de la CPI, ce qui n’est pas un bon signe.

Le 01 Février 2016
Avec RFI

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