Donald Trump avant un débat télévisé, le 17 octobre 2015, à New York.

Le candidat aux primaires républicaines, Donald Trump, a affirmé dimanche au cours d'une interview télévisée que le monde irait mieux si Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi étaient encore en vie, à la tête de leur régime.

Donald Trump s’est une nouvelle fois fait remarquer. Dans une interview diffusée dimanche sur CNN, le candidat aux primaires républicaines a affirmé que le monde se porterait nettement mieux si les anciens dictateurs irakien Saddam Hussein et libyen Mouammar Kadhafi étaient toujours au pouvoir.

"Regardez la Libye. Regardez l'Irak. Avant il n'y avait pas de terroristes en Irak. Il [Saddam Hussein] les tuait immédiatement. [L'Irak] est maintenant devenu l'université d'excellence du terrorisme", a ajouté Donald Trump, en tête des sondages des primaires républicaines pour 2016 aux États-Unis. "Franchement, désormais il n'y a plus d'Irak ni de Libye. Ils ont volé en éclat. Il n'y a plus aucun contrôle. Personne ne sait ce qui se passe", a-t-il poursuivi.

"La doctrine Trump est simple: c'est la force"

L’homme politique et homme d’affaires a par ailleurs jugé que l'Amérique était confrontée à un retour à "l'époque médiévale", avec des violences au Moyen-Orient d'une brutalité inédite "depuis des milliers d'années". "Les gens sont décapités, les gens sont noyés dans des cages", a-t-il insisté. "C'est pourquoi je veux renforcer notre armée. Nous en avons besoin aujourd'hui bien plus que par le passé". Selon lui, "la doctrine Trump est simple: c'est la force".

"La Libye est une catastrophe. L'Irak est une catastrophe. La Syrie est une catastrophe. Tout le Moyen-Orient. Cela a complètement explosé sous Hillary Clinton et sous Obama", a-t-il énuméré, dans une critique directe de la politique étrangère de l'administration Obama et de la candidate démocrate, qui fut secrétaire d'État de 2009 à 2013.

"Nous sommes stupides"

Toujours concernant l'Irak, le magnat de l'immobilier a estimé que les États-Unis n'auraient jamais dû se retirer sans "prendre le pétrole". "Désormais on sait qui a le pétrole et c'est la Chine qui l'achète. Ils n'ont pas dix centimes devant eux et ils sont les plus gros clients", a affirmé le milliardaire, apparemment peu au fait de la puissance financière de Pékin.

"Le pétrole part vers le groupe État islamique, le pétrole part vers l'Iran, et l'Iran finira par en récupérer la plus grosse part. Et l'EI en aura plein aussi. Ils ont beaucoup d'argent car ils ont beaucoup de pétrole et car nous sommes stupides", a-t-il martelé.

Dans un tweet dimanche, Donald Trump a enfin adressé une critique envers son principal concurrent républicain, le neurochirurgien retraité Ben Carson. "Dans toute sa vie Ben Carson n'a jamais créé un seul emploi (enfin, peut-être à part celui d'une infirmière). J'ai créé des milliers d'emplois", tweetait le promoteur immobilier.

Le 26 Octobre 2015
Avec France 24 et AFP

Liste des votants dans un bureau de vote de Brazzaville lors du référendum constitutionnel au Congo, le 25 octobre 2015.

Au Congo-Brazzaville, les électeurs étaient appelés à se prononcer sur un projet de nouvelle Constitution qui permettrait au président Sassou-Nguesso de se représenter en 2016. Les Etats-Unis ont demandé le «report» du scrutin. L’Union européenne a estimé que « les conditions actuelles ne permettent pas un scrutin libre et transparent » au Congo. Et pourtant, il s’est tenu ce dimanche dans un climat tendu alors que l’opposition avait appelé au boycott scrutin. Un vote qui n’a pas suscité beaucoup d’engouement.

Alors que les bureaux de vote ont fermé au Congo-Brazzaville, on ne connaît pas encore le chiffre de la participation, mais une chose est sûre, le dépouillement n’aura pas duré bien longtemps. A 18 heures pile, heure prévue pour la fermeture des bureaux de vote, tout était déjà bouclé à la mairie centrale de Brazzaville et ce n’est pas un cas isolé.

« Nous avons dû fermer, car nous n’avions pas de votants et aussi par mesure de sécurité », explique sous couvert d’anonymat un responsable de bureau dans le quartier de Makélékélé. C’est dire que dans cette partie de la ville, réputée proche de l’opposition, le vote s’est tenu dans un climat de tension derrière un calme apparent puisque certains assesseurs ont passé leur journée sous la chaleur à attendre des électeurs qui ne venaient pas.

Un peu plus de mobilisation dans l’après-midi

Les habitants de ces quartiers ont-ils répondu massivement à l’appel au boycott lancé par l’opposition ou se sont-ils tout simplement abstenus pour exprimer une défiance plus générale vis-à-vis de leur classe politique ? Difficile à dire. Certains habitants auraient d’ailleurs aimé voter, mais se sont plaints de ne pas avoir reçu leur carte d’électeur.

Dans le reste de la capitale, la journée avait débuté timidement aussi, mais en fin d’après-midi des files d’attente s’étaient formées. Chacun se félicitant du bon déroulement du scrutin. Et de manière générale, beaucoup de Congolais qui se sont déplacés aux urnes insistaient sur l’importance pour eux d’exercer leur devoir de citoyen avec tous le même souhait : préserver la paix, comme échaudés par les violences du début de semaine qui ont ravivé chez certains le spectre de la guerre civile.

Le 26 Octobre 2015
Avec RFI

Charles Konan Banny

Ils ne sont plus que 7 candidats à briguer la présidence ivoirienne dont le président sortant Alassane Ouattara. Ce vendredi, l'ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny a annoncé lors d'une conférence de presse son retrait de l'élection présidentielle. Après Amara Essy et Mamadou Koulibaly, c'est le troisième candidat à se retirer dans la course à la magistrature suprême ivoirienne.

L'ancien Premier ministre Charles Konan Banny, membre de la Coalition nationale pour le changement (CNC), une coalition de l'opposition, a annoncé son retrait de la présidentielle de dimanche, dénonçant « un processus inique », autrement dit un processus inéquitable.

« Les élections présidentielles qui sont sensées se tenir dans quelques jours, sont déjà entachées indubitablement de graves irrégularités, qui achèvent de convaincre que ce scrutin ne sera pas sincère, que ce scrutin ne sera pas transparent. Ce scrutin ne sera pas inclusif. Après avoir mené jusqu'au bout le combat pour amener nos responsables à épargner à la Côte d'Ivoire de nouvelles souffrances et de nouvelles frustrations, j'ai donc décidé de me retirer de ce processus inique », a déclaré Charles Konan Banny lors d'une conférence de presse à Abidjan, ce vendredi 23 octobre.

Konan Banny, qui n'a cessé de critiquer les conditions d'organisation du scrutin, est le troisième candidat à se retirer de la course à la présidence après l'ancien ministre des Affaires étrangères Amara Essy qui avait affirmé ne pas vouloir « se rendre complice d'une mascarade électorale » et l'ex-président de l'Assemblée nationale Mamadou Koulibaly qui a dénoncé des « élections truquées ».

Ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Charles Konan Banny, membre du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) fondé par Felix Houphouët-Boigny, s'était présenté contre l'avis de la direction du PDCI qui fait partie de la coalition soutenant M. Ouattara. Il a été le Premier ministre de Laurent Gbagbo pendant un peu plus d'un an (2005-2007).

Le 24 Octobre 2015
Avec RFI

Alassane Ouattara, le 25 Mars 2015 à Abidjan

C’est lors d'un entretien, ce jeudi, avec trois médias français dont RFI, que le président ivoirien, grand favori de la présidentielle de dimanche prochain, a annoncé « une nouvelle Constitution dès l'année prochaine ». Un texte « que je soumettrai au verdict de mes concitoyens », a-t-il affirmé.

« Nous aurons une nouvelle Constitution, je l’espère dès l’année prochaine », a déclaré le candidat Alassane Ouattara à la présidentielle ivoirienne.

Dans un entretien accordé à RFI, le chef de l’Etat sortant et candidat à sa réélection revient sur la question de l’article 35 de la Constitution qui exclut des candidats dont les deux parents ne sont pas Ivoiriens.

Dans l’hypothèse de sa réélection, Alassane Ouattara prévoit un référendum qui « permettra d’enlever tous les gènes "confligènes" [sic] dans la Constitution actuelle [...]. Une Constitution de la troisième République que je soumettrai au verdict de mes concitoyens », a-t-il précisé.

« Ce qui est important, c’est que nous regardions l’avenir et notre avenir, c’est de faire en sorte que nul ne doit être exclu en raison de son origine, de sa religion, de son ethnie ou de la couleur de sa peau », a ajouté le président sortant.

Le 23 Octobre 2015
Avec RFI

L'ancien Premier ministre tanzanien Edward Lowassa est l'un des favoris de l'élection présidentielle du 25 octobre 2015. Ici, en campagne à Tanga, le 21 octobre.

La campagne électorale touche à sa fin en Tanzanie. Les élections générales auront lieu ce dimanche 25 octobre : municipales, législatives et présidentielle à un tour le même jour. Le président sortant, Jakaya Kikwete, ne se représente pas. La Constitution le lui interdit. Il a fait deux mandats et la Tanzanie est l’un des rares pays africains où personne n'a jamais cherché à changer les règles. Huit candidats s’affrontent, mais on observe un duel entre le candidat du pouvoir, John Magufuli, et un ancien Premier ministre du même pouvoir sortant, Edward Lowassa, fraîchement devenu opposant.

A Dar es Salaam, une marée humaine accueille le candidat du CCM (Chama Cha Mapinduzi), le parti au pouvoir depuis toujours en Tanzanie. Jusqu'à il y a quelques mois, John Magufuli était le ministre des Travaux publics. Technocrate plutôt discret, il s'est transformé en tribun.

Son discours est surprenant pour un candidat du parti au pouvoir. La continuité ? Certainement pas, au contraire même. « La Tanzanie a besoin de changement », explique-t-il en langue swahilie : « Et moi je vous le dis, chers amis, les voleurs des deniers publics ne sont pas seulement dans les autres partis, ils sont aussi au CCM ».

Le candidat du pouvoir est ainsi obligé de tirer contre son camp pour gagner la confiance d'une population lassée par des années de corruption, de gabegie, de scandales financiers.

« Je suis fatigué de la pauvreté »

Autre meeting, celui du candidat de l'opposition Edward Lowassa. Lui aussi présente un profil inhabituel puisqu'il était Premier ministre CCM, devenu opposant parce qu'on ne l'a pas choisi comme candidat du parti au pouvoir. Ses adversaires disent de lui qu'il est malade et fatigué, il les prend au mot. « Je suis malade et fatigué oui. Je suis fatigué de la pauvreté ; mais j'ai l'énergie de ma colère pour me battre et faire sortir les Tanzaniens de cette pauvreté », lance-t-il.

Difficile de faire un pronostic. Pour la première fois, les Tanzaniens ne connaissent pas à l'avance le résultat.

Le 23 Octobre 2015
Avec RFI

Manifestation anti-revision constitutionnelle à Brazzaville

Brazzaville a été mardi 20 octobre le théâtre d’affrontements violents entre forces de l’ordre et opposants au référendum constitutionnel prévu dimanche prochain. Des heurts ont également éclaté dans d’autres villes du pays. Au moins quatre personnes ont été tuées, dont trois à Brazzaville, selon un bilan officiel provisoire. L’un des chefs de l’opposition appelle à une « insurrection pacifique » tandis que le ministre de l'Intérieur dénonce une « insurrection organisée et coordonnée ».

A six jours du référendum constitutionnel prévu dimanche prochain, les opposants à cette consultation sont plus mobilisés que jamais. Mardi soir, Pascal Tsaty Mabiala, secrétaire général de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), le premier parti de l'opposition congolaise, a de nouveau appelé à une « insurrection pacifique populaire » pour empêcher la tenue d’un référendum que ses contempteurs qualifient de « coup d’Etat constitutionnel ». Les opposants au référendum avaient donné jusqu’à lundi soir au président Denis Sassou-Nguesso pour renoncer au référendum du 25 octobre, promettant qu’à l’expiration de cet ultimatum ils ne reconnaîtraient plus la légitimité du président congolais.

Au moins quatre morts, selon les autorités

Finalement, pour ce qui concerne Brazzaville, les manifestations anti-référendum ont rapidement tourné court, et viré à l’affrontement avec la police. La journée a été particulièrement tendue dans la capitale congolaise. Au moins deux personnes ont été tuées par balle, de sources hospitalières, et on comptait plusieurs blessées.

Dans la soirée, Raymond Mboulou, ministre congolais de l'Intérieur, est intervenu à la télévision publique pour dresser le bilan « provisoire » de ce qu'il a qualifié d'« insurrection organisée et coordonnée » : « Quatre morts, dont trois à Brazzaville et un à Pointe-Noire [et] sept blessés admis dans les hôpitaux de Brazzaville et trois éléments de la force publique grièvement blessés. » Cinq maisons de responsable politiques ont été incendiées ou saccagées dans le pays. Selon les autorités, seize personnes ont été interpellées à Brazzaville et seront prochainement présentées à la justice « pour répondre de leurs actes ». Dans le communiqué lu à la télévision, le ministre pointe l'attitude de jeunes gens qui, selon lui, s'en sont pris aux forces de sécurité et ont visé des commissariats de police et des brigades de gendarmerie.

Provocations de la police, selon l'opposition

Dès l’aube, les premiers opposants au référendum ont commencé à se rassembler dans les quartiers de Bacongo et Makélékélé. Mais très vite ils en ont été empêchés par les forces de l’ordre. « Je me suis réveillé en sursaut. Il y avait des cris, des détonations, des bombes lacrymogènes », raconte un habitant. « Je ne pouvais pas rester sur place », lâche-t-il. Mais quand il tente de fuir, « les bombes lacrymogènes ont commencé à exploser partout et ça nous a empêchés de continuer la marche ».

Selon des témoins sur place, les violences ont duré plusieurs heures, au cours desquelles les manifestants ont incendié trois commissariats. En fin d’après-midi, la police continuait d’ailleurs à patrouiller dans les rues de ces quartiers, désertes, mais où l’on pouvait apercevoir encore éclats de bombes lacrymogènes et pneus brûlés.

Mais si le gouvernement accuse les militants de l’opposition d’être à l’origine des violences, pour l'opposant Mathias Dzon, président de l'Alliance pour la République et la démocratie (ARD) la provocation vient au contraire de la police. « Nous avions toutes les autorisations possibles. Mais à la veille du meeting, on nous dit vous ne pouvez plus faire le meeting », accuse-t-il. « Nous avons prévu des endroits de rassemblements pour nos militants. Mais à l’heure fixée, au moment où nos militants devaient s’y rendre, surprise : la police avait déjà quadrillé toute la ville, s’est mise à lancer des bombes lacrymogènes sur nos militants. Et nos militants n’ont eu d’autre choix que, dans certains quartiers, de mettre des barricades », affirme l’opposant joint par RFI. « Il y a eu une provocation de la police. Il n’est pas justifiable que l’on ait tiré des bombes lacrymogènes, tiré à balles réelles sur la population, sur nos militants. »

Les partisans du oui autorisés à manifester

Les partisans du « oui », eux, ont pu manifester. Mais ils l’ont fait dans un autre quartier de la ville, et dans une tout autre ambiance. Un rassemblement que certains ont même qualifié de « carnaval », tant l’atmosphère bon enfant était de mise. « Ceux qui ne sont pas pour le "oui" ont tenté de manifester, d’instaurer la violence dans la ville. Donc, nous avons organisé une marche pour la paix dans le pays », expose Christian Okemba, coordinateur de la plateforme pour le « oui » au référendum. « Tout le monde est libre de manifester, mais respectons les règles du jeu. » Après la marche, certains militants du « oui » se sont regroupés au niveau du rond-point de la Poste, dans le centre-ville de Brazzaville, dansant au son des tam-tams et arborant des t-shirts en faveur du oui. Mais, en fait, la majorité des habitants de Brazzaville est restée silencieuse, la plupart des habitants ayant décidé de rester chez eux, par peur des violences.

Thierry Moungala, ministre congolais de la Communication, a justifié ce mardi midi, sur RFI, l'interdiction qui a été faite aux manifestants de descendre dans la rue aujourd'hui. « Il est logique que la force publique se mette en face de ceux qui veulent marcher vers le palais présidentiel », a-t-il martelé. « Pour les rassemblements strictement liés à la campagne électorale, il y a des lieux qui ont été désignés et d'autres interdits pour des raisons d'ordre public », a-t-il précisé.

Incidents à Pointe-Noire

Des incidents ont également été rapportés dans d’autres villes du pays. A Pointe-Noire, la seconde ville du Congo, après un week-end très tendu, les opposants ont à nouveau tenté de manifester ce mardi matin près du rond-point Lumumba. Ils en ont été empêchés par la police et la gendarmerie, appuyés par un contingent de militaires portant des bérets rouges. Des hommes qui avaient déjà été signalés dès lundi soir à Pointe-Noire, où des témoins rapportent que des barricades ont été érigées et des pneus brûlés.

Certains parlent de victimes, mais les bilans sont contradictoires. A Dolisie, où les représentants de l’opposition devaient tenir meeting, des témoins ont rapporté à RFI que la ville est quadrillée par l’armée depuis mardi matin. Mais aucun incident n’aurait eu lieu. A Sibili, Emile Ouosso, ministre congolais des Travaux publics, qui est aussi le président de la campagne référendaire du Parti congolais des travailleurs (PCT, parti de Denis Sassou Nguesso), a rapporté avoir été empêché de sortir de chez lui par des opposants qui ont jeté des pierres sur sa voiture et sa maison.

Réseaux et RFI coupés

Le réseau internet sur les téléphones portables et les SMS ont été coupés dans le pays, de même que les ondes de RFI. Mais le ministre de la Communication a assuré que ces coupures étaient indépendantes de la volonté des autorités. « Il y a une maintenance qui est faite et qui ne touche pas que l’émetteur qui concerne RFI », a-t-il assuré, mettant la coupure du réseau téléphonique sur le compte de « réseaux assez fragiles » incapable de faire face à « l’engorgement ».

Un argument qui ne convainc pas l’écrivain Alain Mabanckou. Actuellement en France, il ne parvient pas à avoir de nouvelles de son pays. « Les moyens de communication sont verrouillés. Il n’y a pas internet, il n’y a pas Whatsapp (…). Cela va à l’encontre des libertés d’expression », dénonce l’auteur. « Je souhaite que l’on respecte ce peuple. Ce peuple a le droit de dire ce qu’il pense. Et moi, en tant qu’écrivain j’ai le devoir d’être derrière lui pour lui permettre de dire non, ou oui, au destin qui lui est proposé. On ne peut pas le museler, on ne peut pas le gommer. Nous ne sommes plus à l’époque du Moyen-Âge chrétien. »

Pour les Etats-Unis, « l’enjeu n’est pas la violence, mais le respect de la Constitution »

« La décision du président Sassou d’organiser un référendum sur une nouvelle Constitution qui lui permettrait d’exercer un autre mandat est profondément inquiétante ». Sarah Sewall, sous-secrétaire d’Etat américaine à la Société civile, la démocratie et les droits de l’homme, qui était en visite de l’autre côté du fleuve, à Kinshasa, a dit son inquiétude sans ambiguité. « La Constitution proposée a été rédigée à huis clos, elle a bénéficié d’observations extrêmement limitées de la part du public et elle n’a pas été largement disponible aux électeurs pour examen pendant la campagne », juge Sarah Sewall, qui dénonce également le fait que « certains membres de l’opposition ont été arrêtés arbitrairement et détenus ».

Autre sujet d’inquiétude pour la représentante du gouvernement américain : « Ces derniers jours – samedi et aujourd’hui – la police a tiré à balles réelles sur la foule, blessant plusieurs partisans de l’opposition. Nous demandons vivement à toutes les parties, y compris le gouvernement et l’opposition, d’engager un dialogue et de s’abstenir de toute action violente qui pourrait saper la paix chèrement acquise que les Congolais méritent. L’enjeu n’est pas la violence, mais le respect de la Constitution. »

Le 21 Octobre 2015
Avec RFI

Un Militaire de forces armées Burundaise

L'AFP, RFI et leur correspondant au Burundi, Esdras Ndikumana, ont formellement porté plainte lundi pour torture. Le 2 août dernier, Esdras Ndikumana est arrêté par le Service national du renseignement (SNR) alors qu'il était en train de couvrir l'assassinat du général Adolphe Nshimirimna. Il est emmené dans leurs locaux et roué de coups pendant plus de deux heures. RFI et l'AFP s'en étaient immédiatement plaints aux autorités. Onze jours après, le chef de l'Etat Pierre Nkurunziza avait promis des sanctions contre les responsables. Et depuis, rien. Malgré une nouvelle lettre de notre radio et de l'Agence de presse. Lettre restée sans réponse. D'où ces plaintes.

Ce sont deux plaintes distinctes qui ont été déposées auprès du procureur général de la République auprès de la Cour suprême à Bujumbura : « Deux plaintes contre X, agents du service du renseignement pour tortures infligées à Esdras Ndikumana, correspondant de RFI et de l'AFP ».

L'une d'elles est déposée au nom d'Esdras Ndikumana lui-même. Notre confrère y raconte comment il a été injustement arrêté sur les lieux de l'assassinat du Général Adolphe Nshimirimana, à Kamenge, alors qu'il travaillait. C'était le 2 août. « Le motif de mon arrestation ne m'a jamais été signifié », précise Esdras Ndikumana.

Notre correspondant explique également dans cette plainte qu'il a été battu dès son arrestation et emmené au Service national du renseignement. La séance de passage à tabac a duré près de deux heures. « Les agents m'ont tout pris, portefeuille, argent, montre, alliance, sans qu'aucun procès-verbal ne soit établi », poursuit ce document.

RFI et l'AFP ont également porté plainte argumentant que les deux sociétés avaient subi un préjudice. Les deux médias et leur correspondant estiment que ces faits constituent une violation de la Convention contre la torture, mais aussi du Code pénal burundais sur au moins deux points : torture et extorsion.

Dans leurs plaintes, ils notent que malgré les promesses de sanctions du président Pierre Nkurunziza, ils n'ont pas connaissance d'éventuelles suites judiciaires et que l'identification des responsables ne devrait poser aucune difficulté, vu que cette séance de torture a eu lieu en plein jour dans les locaux du SNR.

Le 19 Octobre 2015
Avec RFI

Ismail Omar Guelleh, président de Djibouti depuis 1999

A Djibouti, un accord-cadre entre le gouvernement et l’opposition a été signé en décembre dernier. L’objectif était de mettre fin à la crise démocratique qui durait depuis les législatives de 2013. Mais l’opposition se plaint d’une situation qui n’avance pas.

A Djibouti, l’accord-cadre signé entre le gouvernement et l’opposition en décembre 2014 n’a abouti à rien. C’est ce que dénonce l’opposition. Les deux parties devaient travailler ensemble sur la question des élections présidentielles de 2016 au sein d’une commission paritaire.

Une commission qui n’a jamais vu le jour. L’Union pour le salut national, la coalition des partis d’opposition, dénonce la mauvaise volonté de l’exécutif et la non-application de l’accord-cadre. « Les points essentiels sont largement énumérés. Il y a les questions immédiates, il y a les questions un peu longues : le changement dans les institutions, la décentralisation, les statuts des partis politiques, la garantie des aller-venues et la liberté de s’exprimer dans les médias nationaux, à savoir la télévision, la radio, les journaux, chose dont nous sommes tous privés, tout le temps privés. Il faut faire renaître la confiance entre nous et les pouvoirs, et la paix dans le cœur pour tout le monde, pour aboutir à des élections démocratiques, transparentes et libres », explique le président de la coalition, Ahmed Youssouf.

Ismaïl Omar Guelleh est à la tête de Djibouti depuis 1999. En 2010, une réforme constitutionnelle lui a permis de briguer un troisième mandat. En 2011, il jurait sur Jeune Afrique qu’il passerait le pouvoir en 2016. Mais l’opposition s’inquiète d’un potentiel quatrième mandat.

Le 04 Août 2015
Avec RFI

La médiatrice de la République,Thuli Madonsela

En Afrique du Sud, la médiatrice de la République, Thuli Madonsela, a défendu une nouvelle fois son rapport sur l'affaire Nkandla, après une série de nouvelles mises en cause. Il y a un an et demi, elle publiait son rapport sur les luxueux aménagements réalisés dans la résidence secondaire de Jacob Zuma. La médiatrice y indiquait que ce dernier devait rembourser au moins une partie des 19 millions d'euros investis. Depuis, ses recommandations n'ont cessées d'être remises en question.

Depuis quelques mois, le rapport de la médiatrice sur l’affaire Nkandla est malmené. Fin mai, le ministre de la Police a présenté son propre rapport, qui blanchit totalement Jacob Zuma. Et la semaine dernière, un comité parlementaire a estimé que Thuli Madonsela n'aurait pas dû écrire que le président vit dans « le confort et la sécurité ».

Le comité parlementaire, chargé de valider le rapport du ministre de la Police, a décidé de ne pas entendre la médiatrice de la République la semaine dernière. Son président a pourtant estimé que son rapport était « trompeur » et qu'elle avait induit la nation en erreur.

Thuli Madonsela a donc répondu devant la presse, pour corriger ces « déclarations erronées » selon elle. Le rapport du ministre de la Police, et les conclusions du comité parlementaire n'ont « aucune base légale ». Et la médiatrice rappelle qu'en vertu de la Constitution, ses conclusions ne devraient pas être remises en cause.

Très calme, la médiatrice de la République a dénoncé les « attaques vicieuses » dont elle fait l'objet depuis des mois. Et « une tendance inquiétante » à réduire les budgets qui lui sont alloués. Tout en niant fermement être en guerre contre le président Zuma, elle a appelé les sud-africains à défendre le médiateur de la république, « une institution essentielle pour garantir une démocratie crédible », selon elle.

Par ailleurs, Thuli Madonsela a engagé des consultations pour connaître ses recours juridiques contre le rapport du ministre de la Police. Même si une action en justice ne sera envisagée en dernier recours.

Le 04 Août 2015
Avec RFI

Le président gabonais Ali Bongo

L'un des plus proches collaborateurs du président gabonais Ali Bongo, Maixent Accrombessi, interpellé à Roissy et placé en garde à vue quelques heures à Paris, lundi, dans le cadre d'une affaire de corruption, devrait bientôt regagner le Gabon.

Maixent Accrombessi, le directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo, a été interpellé et placé en garde à vue à Paris, lundi 3 août, avant d’être relâché dans la soirée dans le cadre d'une enquête sur l'attribution à une entreprise française d'un marché public au Gabon.

L’homme avait été interpellé à l'aéroport de Roissy alors qu'il allait prendre un avion pour Libreville et "placé en garde à vue pour corruption d'agent public étranger", selon une source judiciaire à l’AFP, qui précise qu’une deuxième personne a également été entendue. "[Maixent Accrombessi] repart bientôt au Gabon et continuera à exercer ses fonctions", a déclaré son avocat Francis Szpiner, sans plus de précisions sur l'audition de son client.

La justice cherche à savoir "s'il a perçu de l'argent de la société Marck", une entreprise française spécialisée dans la fabrication d'uniformes militaires "en échange de l'attribution d'un marché public de plusieurs millions d'euros au Gabon", selon une source proche du dossier.

En 2007, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris sur l'attribution, en 2006, d'un marché public au Gabon à une société française spécialisée dans les uniformes militaires.

L'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) est en charge de l'enquête.

D'origine béninoise et naturalisé gabonais, Maixent Accrombessi est l'un des plus proches collaborateurs d'Ali Bongo. Il a travaillé avec lui quand ce dernier était ministre de la Défense, avant de le rejoindre à la présidence de la République.

Le 04 Août 2015
Avec France24

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