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La une de Charlie Hebdo, numéro 1236

Attendu ce mercredi 30 mars dans les kiosques, le journal satirique s'attire déjà les foudres du public français et étranger sur les réseaux sociaux. La raison ? Une couverture jugée «irrespectueuse» parodiant les tragiques événements du 22 mars dernier en Belgique.

Serait-ce la une de trop pour Charlie Hebdo? Le journal satirique, lui aussi tragiquement victime d'attentats le 7 janvier 2015, n'est pas encore sorti dans les kiosques qu'il promet déjà de faire polémique en France et en Belgique. Connu pour ses reprises très critiques de l'actualité, l'hebdomadaire a choisi de revenir avec beaucoup de sarcasmes sur les attentats de Bruxelles survenus le 22 mars dernier.

Loin de s'être censuré, le dessinateur Riss a, pour illustrer le tragique événement qui a fait 35 morts et plus de 300 blessés, dessiné le chanteur Stromae entouré de membres tailladés et charcutés sur fond d'un drapeau belge. Un clin d'oeil à l'actualité d'autant plus morbide que l'artiste a perdu son père lors du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994.

«Papa où t'es?» demande l'interprète du tube planétaire Papaoutai. «Ici», «Là», «Et là aussi», répondent en chœur des bouts de corps, vraisemblablement déchiquetés par les bombes qui ont explosé à Bruxelles la semaine dernière. Loin s'en faut d'être revenu sur les attentats belges, Charlie Hebdo a littéralement mis en pièces la question des attentats.

Une réponse «vulgaire» qui n'est pas du tout du goût des internautes, qui n'ont pas manqué de faire savoir leur mécontentement sur Twitter.

Pour autant, nombreux sont ceux à avoir pris la défense et le parti pris de Charlie Hebdo ce matin. Certains internautes ne voyant dans cette nouvelle une qu'une façon de continuer la ligne éditoriale dudit journal.

Au lendemain des attentats du 13 novembre à Paris, l'hebdomadaire satirique avait également ironisé sur l'attaque des terroristes qui avait fait 130 morts. «Ils ont les armes, on les emm***, on a le champagne!», s'amusait Charlie Hebdo, dans un dessin signé de Coco.

L'hebdomadaire ne s'était pas non plus laissé intimider après l'attaque des frères Kouachi qui avait décimé la rédaction du journal le 7 janvier 2015. Pour rappel, la une qui avait succédé le drame montrait une caricature de Mahomet, l'oeil brillant, précédé de l'inscription «Tout est pardonné».

Le 30 Mars 2016
Avec Le Figaro

vendredi, 02 octobre 2015 12:28

Entre Ombres et Lumieres

Écrit par

Les dix ans des émeutes en banlieue, cet automne, coïncideront avec les dix ans de l’éclosion de JR en tant qu’artiste. Lors de ce soulèvement de la jeunesse des cités, à la suite de la mort de Zyed et Bouna, les deux adolescents qui s’étaient électrocutés en tentant d’échapper à un contrôle de police à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, JR avait 22 ans.

Un an auparavant, en 2004, invité par un ami de la cité voisine des Bosquets, à Montfermeil, il avait fait des portraits des jeunes du quartier, qu’il avait, déjà selon sa pratique, collés sur les murs et, pour la première fois, agrandis. « Mes photos ont été découvertes par les médias sous les feux des voitures qui brûlaient, raconte l’artiste. C’est là que j’ai compris le poids et l’impact des images, ça m’a bâti. »

Ces jeunes qu’il connaissait étaient devenus les « émeutiers », masse indistincte et inquiétante : il a alors choisi de les photographier de nouveau, mais en gros plan, avec ces mêmes téléobjectifs que la presse utilisait pour «  voler » des photos dans ces banlieues embrasées. « Ces portraits, on les a collés en plein Paris avec le nom, l’âge et l’adresse de chaque jeune. Eux qui créaient une sorte de peur générale dans les médias devenaient acteurs de leur image. » Avec ces photos volontiers grimaçantes, intitulées Portrait d’une génération, débutaient ses séries « 28 millimètres », au plus près des expressions du visage.

Gérard Depardieu

Grand ami de Vladimir Poutine, Gérard Depardieu a été déclaré indésirable en Ukraine. L'acteur français figure en effet, selon "Ouest-France", dans la liste des personnalités qui constituent, aux yeux de Kiev, une "menace pour la sécurité nationale".

''J'aime la Russie et l'Ukraine qui fait partie de la Russie.'' Fidèle à son franc-parler, Gérard Depardieu n’avait pas fait dans la demi-mesure, en août 2014, lors du dernier festival de cinéma de Riga, en Lettonie, où on l’avait interrogé sur la crise entre Moscou et Kiev.

Résultat, comme le rapporte "Ouest-France", l’acteur français a été inscrit sur la liste noire des quelque 600 personnalités que l’Ukraine ne veut plus voir sur son territoire. Ni dans ses médias d’ailleurs, puisque journaux et télévision du pays n’auront plus le droit de prononcer son nom ni de diffuser les films dans lesquels il joue.

"Personne ne comprend rien à l’Ukraine''

Au-delà de ses propos, Gérard Depardieu paie sûrement ses amitiés avec l’homme fort du Kremlin, Vladimir Poutine, qui lui a offert, en 2013, la citoyenneté russe ainsi qu’un passeport remis en main propre. Ces derniers temps pourtant, la star du cinéma hexagonal s’est montrée un peu moins catégorique sur la question ukrainienne.

Comme le rappelle Metronews, lors du dernier Festival de Cannes, le comédien avait concédé ne pas parfaitement maîtriser le sujet. "Je n’ai ni la prétention de connaître les choses, ni celle d’être le porte-parole de quoi que ce soit. Je n’aime pas la guerre, les conflits et les morts que ça engendre. Mais tout ça n’est pas de mon ressort […] Personne ne comprend rien à l’Ukraine'', avait-il alors déclaré à l’occasion d’une conférence de presse. Trop tard, pour Kiev, le mal était fait.

Depuis le début du mois de juillet, le ministère ukrainien de la Culture s’est mis en tête d’inventorier les personnalités artistiques du monde entier qui constitueraient une "menace pour la sécurité nationale". Bien que la liste complète ne sera rendue publique que le 3 août prochain, plusieurs noms sont d’ores et déjà connus. Outre Gérard Depardieu, le réalisateur serbe Emir Kusturica, le réalisateur américain Oliver Stone et son compatriote l’acteur Steven Seagal figureraient également parmi les bannis de Kiev. Le premier pour avoir critiqué la révolution ukrainienne et les manifestants de Maïdan, les seconds pour s’être affichés, eux aussi, au côté de Vladimir Poutine.

Le 29 Juillet 2015
Avec France24
 


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