Afrique du Sud

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 Oscar Pistorius au tribunal de Pretoria le 20 février 2013

Coup de théâtre en Afrique du Sud. Ce jeudi matin, la cour d’appel a jugé l’athlète handicapé Oscar Pistorius coupable de meurtre. En septembre 2014, le sportif avait été condamné à cinq ans de prison pour avoir tué sa petite amie Revaa Steenkamp en février 2013. A l’époque, la juge l’avait reconnu coupable d’homicide involontaire. Un verdict aujourd’hui remis en cause.

Cette nouvelle décision de justice change tout pour Oscar Pistorius qui va devoir retourner en prison. Il y a un peu plus d’un an, il avait été condamné à cinq ans de détention pour homicide involontaire et il a été libéré il y a tout juste deux mois, puisque la loi sud-africaine permet une libération conditionnelle une fois qu’1/6e de la peine a été purgé. Mais comme une condamnation pour meurtre, c’est un minimum de quinze ans de prison, Oscar Pistorius va devoir retourner en détention.

Concernant cette décision de la cour d’appel, toute la question était de savoir si le sportif avait l’intention de tuer quand il a tiré à travers la porte des toilettes où se trouvait sa petite amie. En première instance, la juge a estimé que non, qu’il avait paniqué croyant à un cambrioleur et tiré sans intention de donner la mort. Les juges de la Cour suprême d’appel ont estimé qu’au contraire Pistorius aurait dû être conscient qu’il pouvait tuer en tirant quatre balles de gros calibre, peu importe la victime.

Intentions criminelles

Pour le juge Eric Leach, il y avait des intentions criminelles, il s’agit donc d’un meurtre : « De son propre aveu, quand il a cru qu’il y avait un intrus dans les toilettes, l’accusé s’est armé d’une arme de gros calibre et a ordonné à l’intrus de quitter la maison. Il a l’expérience des armes à feu et tenait son arme à hauteur d'homme, prêt à tirer. Quand il a eu la certitude qu’il y avait quelqu’un dans les toilettes, il a tiré quatre fois à travers la porte. C’est du bon sens que de penser qu’en tirant, comme il l’a fait, il risquait de tuer la personne ».

L’affaire va donc être renvoyée auprès de la juge de première instance. Il ne s'agit pas d'un nouveau procès, mais elle va devoir modifier la peine. Et il est probable que d’ici là, Oscar Pistorius reste assigné à résidence chez son oncle à Pretoria. Première réaction ce matin, celle du père de Reeva Steenkamp, la victime, qui se dit satisfait.

Le 03 Décembre 2015
Avec RFI

Tokyo Sexwale, le 7 octobre 2013, lors d'une réunion sur le racisme et le football, à Genève

À 62 ans, le Sud-Africain Tokyo Sexwale brigue la tête de la Fifa. Ancien compagnon de prison de Mandela, cet homme d'affaires joue la carte de la transparence et souhaite faire le ménage au sein de la fédération internationale.

Peu connu en dehors des frontières de son pays, le Sud-Africain Tokyo Sexwale pourrait bien être le candidat surprise de la prochaine élection à la présidence de la Fifa. À 62 ans, cet ancien opposant à l’apartheid a obtenu les parrainages nécessaires pour briguer le fauteuil laissé vacant par Sepp Blatter.

Au lendemain de la clôture des candidatures, lundi 26 octobre, il a tout de suite fait comprendre qu’il se présentait pour donner un coup de pied dans la fourmilière de la fédération internationale de football. S’il est élu, il promet enfin la transparence financière : "Ce qui est cassé à la Fifa, c’est sa capacité à retracer les mouvements d’argent", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au siège de la Fédération sud-africaine de football à Soweto. "Il s’agit de bien gérer financièrement, de mettre en place des systèmes de contrôle, de s’assurer […] qu’il y ait beaucoup de transparence et de responsabilité".

En se définissant comme un "Monsieur propre", Tokyo Sexwale vise ainsi directement le président sortant Sepp Blatter et l’ex-favori à sa succession Michel Platini, tous deux suspendus pendant 90 jours en raison notamment d’un versement controversé de 1,8 millions d’euros du premier au second. Le Sud-Africain entend apparaître comme un candidat hors-système, bien loin de ces affaires de gros sous et de corruption.

Un prisonnier devenu millionnaire

Libéré en 1990, le karatéka de Soweto se retrouve sur le devant de la scène politique en jouant notamment un rôle capital pour tenter de calmer les violences qui embrasent les "township" de Johannesburg. En 1994, grâce au soutien de Mandela, il devient Premier ministre de la plus riche province du pays, le Gauteng. Quatre ans plus tard, il essaie de prendre la direction de l’ANC face à Thabo Mbeki, sans succès. Il se retire alors de la vie politique et devient un brillant homme d’affaires dans le domaine des mines et des télécommunications. En quelques années, il a bâti l’une des plus grandes fortunes d’Afrique du Sud.

En 2009, il fait son retour sur la scène politique en intégrant le gouvernement de Jacob Zuma comme ministre du Logement, mais après un nouvel échec au sein de l’ANC en 2013, il perd son ministère. En parallèle, il s’investit dans le football comme membre du Comité d’organisation de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud en 2010. Un poste qui lui a permis d’être nommé au Comité antiracisme de la Fifa. Récemment, il a aussi pris la tête du Comité de surveillance de la Fédération internationale pour Israël et la Palestine.

Un parcours quasiment sans tâche qui fait de lui un homme neuf, loin des scandales de la Fifa. "Sexwale, un héros combattant, qui s’est fait un nom au sein de la Fifa en participant à de nombreux comités et grâce à sa croisade contre le racisme dans le sport, est un formidable candidat", résume ainsi S'Busiso Mseleku, journaliste pour le site sud-africain Sport 24.

Preuve de son capital sympathie, l’ancien champion du monde allemand Franz Beckenbauer lui a ainsi apporté son soutien personnel. "À un moment se présentera l’opportunité d’élire un président venu de l’extérieur, du monde économique et politique", avait déclaré  récemment à son sujet Kaizer Franz.

Le 30 Octobre 2015
Avec France24

Oscar Pistorius avec deux policiers Sud Africaines

Condamné par la justice sud-africain à cinq ans de prison pour avoir tué sa petite amie en 2013, l'ancien athlète a été libéré lundi soir. Il sera toutefois jugé à nouveau lors d'un procès en appel le 3 novembre prochain.

Libéré. Condamné en 2014 à cinq ans de prison pour avoir tué sa petite amie en février 2013, Oscar Pistorius est sorti de prison lundi soir. Pour autant, l’ancien athlète paralympique n’en a pas fini avec la justice puisque son procès sera jugé en appel le 3 novembre prochain. Le parquet a en effet fait appel de sa condamnation pour «homicide involontaire» et demandé à ce que les faits soient requalifiés en «meurtre». La Cour suprême d'appel a plusieurs options: elle peut confirmer le premier jugement, condamner Oscar Pistorius à une peine plus lourde ou renvoyer le procès en première instance.

Après seulement un an de détention, Pistorius s’est aussitôt rendu au domicile de son oncle, Arnold Pistorius, pour y rejoindre sa famille qui «se rassemblait dans le calme» selon la porte-parole, Anneliese Burgess. Jeudi dernier, au terme de deux mois de rebondissements la commission avait approuvé la demande de sortie de l'ex-champion paralympique pour mardi, dont les déboires judiciaires défraient la chronique depuis deux ans et demi. La commission s'était déjà prononcée en juin en faveur de sa libération le 21 août, mais à la dernière minute le ministère de la Justice s'y était opposé.

Assigné à résidence et soumis à des conditions strictes

Pour rappel, Oscar Pistorius avait tué de quatre balles sa petite amie Reeva Steenkamp lors de la nuit de la Saint-Valentin en février 2013. Au cours d'un procès fleuve retransmis en direct à la télévision et qui avait passionné le monde entier, «Blade Runner» a toujours affirmé avoir tué sa petite amie par erreur, pensant qu'un voleur s'était introduit dans sa maison. Le 21 octobre 2014, la justice l'avait condamné à cinq ans de prison pour «homicide involontaire». Sa sortie après avoir passé un an derrière les barreaux peut surprendre. Pourtant, la loi sud-africaine permet aux condamnés pour homicide involontaire de sortir après avoir purgé un sixième de leur peine. Ce qui est le cas de l’ancien athlète.

Assigné à résidence et soumis à des conditions strictes qu’il se doit de respecter, Oscar Pistorius sera scruté par la justice de son pays, mais aussi par l’ensemble des médias, qui n’ont cessé de relayer cette affaire depuis maintenant plus de deux ans. Les conditions de la libération de Pistorius pourraient inclure l'obligation de rencontrer les parents de la victime, si ces derniers le souhaitent, selon la chaîne d'information en continu ENCA. Il devra par ailleurs suivre une psychothérapie et n'aura pas le droit de manier des armes, ont indiqué les services pénitentiaires.

S'il enfreint une des règles il peut retourner en prison

«Il ne devrait pas avoir besoin de se rendre au commissariat régulièrement mais il pourrait recevoir la visite impromptue des services pénitentiaires. Il pourrait aussi subir des tests pour vérifier s'il a consommé de la drogue», a expliqué Martin Hood, avocat au barreau de Johannesburg. Habituellement, un condamné assigné à résidence ne peut, par exemple, pas boire d'alcool et bénéficie d'une liberté de mouvement limitée. «Il peut y avoir un programme par étapes et à chaque étape réussie, le niveau de surveillance auquel il est soumis se réduit. Mais s'il enfreint une des règles il peut retourner en prison», dixit l’avocat. Même sorti de prison, Oscar Pistorius reste loin d'un homme libre.

Le 20 Octobre 2015
Avec Le Figaro

La sprinter sud africaine Semenya 

Interdites de compétition parce qu’elles sécrètent trop d’hormones mâles, comme l’Indienne Dutee Chand ou la Sud-Africaine Caster Semenya, certaines athlètes font face à un long combat pour prouver leur féminité.

« Ressuscitée ». Dutee Chand s’est sentie revivre, ce mardi, lorsque le Tribunal arbitral du sport (TAS) l'a autorisée à courir à nouveau. Chand est pourtant une athlète de haut niveau, championne d’Inde du 100 m chez les moins de 18 ans.

Seulement, voilà, Dutee Chand a été diagnostiquée « hyper-androgène », il y a un an, lors des Jeux du Commonwealth à Glasgow. En cause, un niveau de testostérone supérieur aux limites autorisées par la Fédération internationale d'athlétisme.

Championnes classées XX

Ce n’est pas la première fois que l’athlétisme se retrouve au cœur d’une telle tornade. En 2009, la féminité de la Sud-Africaine Caster Semenya avait déjà été remise en cause après sa spectaculaire victoire sur 800 m à Berlin. La jeune femme à la morphologie masculine, alors âgée 21 ans, avait dû subir des tests anti-dopage mais aussi des analyses pour prouver qu’elle était bien une femme. Semenya, comme Chand, est atteinte d'hyper-androgénie, un désordre hormonal complexe qui provoque une production excessive par les ovaires et les glandes surrénales d’androgènes, notamment de testostérone.

Bouleversée, Dutee Chand avait fait appel de sa suspension. « J'étais détruite », expliquait à l’époque la championne. « Je ne savais pas ce que j'avais fait de mal. Je n'ai pris aucun médicament, je n'ai fait aucune faute, pourquoi ai-je été visée ? » Certaines athlètes sont même passées par une ablation partielle du clitoris et une ablation totale des gonades pour continuer à pouvoir pratiquer leur sport en compétition.

Ablation partielle du clitoris

Et puis, ce mardi 28 juillet, le TAS a tranché, motivant sa décision en annonçant vouloir attendre des précisions de la part de l'IAAF quant aux preuves scientifiques démontrant l'impact du niveau de testostérone sur les performances sportives des athlètes hyper-androgènes, avant de se prononcer définitivement sur le dossier. « Bien que les championnats d’athlétisme soient strictement divisés entre épreuves masculines et féminines, le sexe des êtres humains ne peut être défini de façon binaire », explique la juridiction. « Comme cela a été mis en avant lors des audiences, " la nature n’est pas proprement ordonnée ". Il n’y a pas qu’un seul déterminant du sexe. »

Et la jeune Chand est soulagée. « Je suis passée par des états de grande souffrance et me suis sentie humiliée », a-t-elle confié, la voix étranglée par l'émotion. « Maintenant, je veux tout oublier. » L'objectif de Dutee Chand est maintenant de tenter de se qualifier pour les Jeux olympiques de Rio en 2016. « Cela va être très dur, parce que ma forme a décliné. Mais ce n'est pas irréalisable, j'ai encore sept mois pour la retrouver. »

Le 30 Juillet 2015
Avec RFI

Requin tueur près de port Elizabeth

Le triple champion du monde de surf australien Mick Fanning est sorti indemne dimanche d'une attaque de requin alors qu'il participait à une compétition en Afrique du Sud. Le tout retransmis en direct à la télévision.

C'est un scénario digne des "Dents de la mer".  Le surfeur australien Mick Fanning est sorti indemne d'une attaque de requin en Afrique du Sud, dimanche 19 juillet, lors d'une compétition retransmise en direct à la télévision.

Le triple champion du monde attendait patiemment la vague durant les premières minutes de cette finale, lorsqu'un requin a surgi derrière lui. "Il est venu et s'est retrouvé coincé dans le +leash+ de ma planche", a  déclaré Mick Fanning à la télévision après l'attaque. "Je donnais des coups de pied et criais. J'ai juste vu une nageoire. Je n'ai pas vu ses dents. J'attendais qu'il vienne me mordre quand je nageais. Je lui ai mis un coup dans le dos", a décrit le champion, surnommé "White Ligthning".

Sur les medias, Fanning apparaît assis sur sa planche lorsqu'un aileron se dirige vers lui, lors d'une compétition internationale à Jeffreys Bay, célèbre spot de surf dans la province du Cap oriental (sud) près de Port Elizabeth.Le surfeur âgé de 34 ans se débat mais le requin parvient à le faire tomber dans l'eau.

Mick Fanning "attendait la vague et alors qu'il scrutait l'horizon, tout à coup, un aileron est apparu derrière lui", a relaté Calvin Bradley du magazine de surf ZigZag. "Notre coeur s'est arrêté de battre parce que l'on savait exactement ce qui allait arriver (...) Il a disparu derrière les vagues et on s'attendait au pire", poursuit le journaliste, estimant qu'il "semble s'en être sorti en donnant des coups de pied et de poing". "Il était très secoué", a estimé Calvin Bradley, présent sur la plage au moment de l'attaque.

Le triple champion du monde est indemne

La mère de Mick Fanning, qui regardait la compétition en direct chez elle en Australie, a cru perdre son deuxième fils après le décès de son aîné, Sean, dans un accident de la route il y a 17 ans. "Quand Sean a été tué dans l'accident de voiture, je ne l'ai pas vu. Là, j'ai tout vu, ça s'est passé sous mes yeux, c'était terrible", a témoigné Elizabeth Osborne, en larmes, sur la chaîne ABC.

L'encadrement, sur un scooter des mers, est venu secourir le surfeur ainsi que son compatriote Julian Wilson. Mick Fanning a déclaré n'avoir eu que le cordon le reliant à sa planche de sectionné. "Fanning est physiquement indemne", a confirmé la Ligue mondiale de surf (WSL), précisant que deux requins seraient impliqués dans l'attaque.

Le commissaire de la WSL, Kieren Perrow, a tenu à saluer dans un communiqué "l'attitude héroïque" de Fanning et "la réaction rapide" des secours.

Les spectateurs sous le choc

Face à une telle attaque, la WSL a préféré ne prendre aucun risque et a annulé le J-Bay Open, une des manches du Championnat mondial de surf. Le porte-parole de l'Institut national de sauvetage en mer (NSRI), Craig Lambinon, a d'ailleurs mis en garde baigneurs et surfeurs de cette zone. Il a également souligné le caractère exceptionnel de cette attaque devant des caméras de télévision. "Nous pensons que c'est probablement la première fois qu'un tel incident a été filmé lors d'une compétition", a-t-il déclaré à la télévision ENCA.

Les spectateurs qui assistaient à cette finale étaient sous le choc. "Nous étions tous en train de regarder quand tout à coup, on a vu un aileron, on savait que c'était un requin", a raconté Kaylee Smit au site internet News24. "Je croyais que ce gars allait mourir devant nous tous, c'était tellement intense", a lancé cette spectatrice. "C'était surréaliste. Toute la foule s'est levée dans un silence total et alors le commentateur a crié (...) pour que les gens sortent de l'eau, se remémore-t-elle. Je suis encore sous le choc, j'en tremble."

Le 20 Juillet 2015
Avec AFP

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