Afrique du Sud

Afrique du Sud (2)

Rhinocéros en Afrique du Sud

En Afrique du Sud, la justice a décidé de lever le moratoire sur la vente de cornes de rhinocéros. Ce moratoire avait été mis en place par le gouvernement pour lutter contre le braconnage qui décime cette espèce. Mais un juge de la Haute cour de Pretoria a estimé que la mesure avait été imposée sans aucune consultation, notamment avec les propriétaires de rhinocéros.

La vente de corne de rhinocéros est désormais légale en Afrique du Sud. Il y a six ans, le gouvernement avait décrété un moratoire.Cependant, la mesure n'a pas eu les effets escomptés, car depuis le braconnage a explosé. Chaque année, plus d'un millier de rhinocéros sont tués illégalement dans le pays. Leurs cornes sont ensuite revendues sur le marché noir en Asie.

Légalisation hors des frontières ?

Il y a quelques mois, deux gros propriétaires ont saisi la justice pour obtenir le droit de vendre légalement les cornes de leurs rhinocéros. Selon eux, la légalisation ferait baisser le prix et l'attrait pour le produit et porterait un coup au trafic. Un argument qui ne convainc pas ceux opposés à ce commerce, pour qui une baisse des prix ne ferait qu'augmenter la demande.

En tous les cas, la justice a tranché. La vente est désormais légale, mais uniquement en Afrique du Sud. Le gouvernement n'a pas encore réagi. Mais Pretoria réfléchit sérieusement à la légalisation hors des frontières. D'autant plus que la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction doit se tenir l'année prochaine en Afrique du Sud.

"Mes dépenses pour assurer leur sécurité sont bien plus élevées que toutes mes autres dépenses additionnées. Nous venons de gagner une bataille, mais pas la guerre. Et nous devons gagner la guerre si nous voulons éviter l’extinction des rhinocéros", déclare un des propriétaires de Rhinocéros.

Le 27 Novembre 2015
Avec RFI

Centrale nucleaire de Koeberg en Afrique du Sud

En Afrique du Sud, le gouvernement s'explique sur ses projets de développement nucléaire. Le ministère de l'Energie a tenu une conférence de presse mardi 14 juillet pour tenter d'apaiser la contestation. L'année dernière, Pretoria a annoncé qu'elle allait construire au moins six centrales nucléaires afin de pallier son manque chronique d'électricité. Cinq pays sont en lice pour la construction de ces centrales et le marché devrait être attribué d'ici la fin de l'année. Mais le projet ne fait pas l'unanimité dans le pays.

Le gouvernement sud-africain reste très discret sur ses projets nucléaires. On sait qu'il compte construire entre six et neuf centrales d'ici 2030. La première devrait être opérationnelle en 2023. Cinq pays sont en lice pour l'obtention de ce marché public : la Chine, la France, la Corée du Sud, les Etats-Unis et la Russie.

Pour l'instant, la Russie semble tenir la corde. La semaine dernière, Pretoria et Moscou ont signé deux protocoles d'accords, principalement sur la formation de spécialistes dans le nucléaire. Mais en dehors de cela, le gouvernement communique peu, notamment sur le coût de construction de ces centrales.

Pour Roger Lilly, spécialiste nucléaire au magazine Energise, la technologie russe est tout à fait acceptable: « La technologie russe n'est pas chère à maintenir et elle est propre par rapport au charbon. La difficulté est que construire une centrale nucléaire prend beaucoup de temps et coûte cher. L'Afrique du Sud a besoin d'électricité maintenant et ne peut pas attendre 12 à 15 ans le temps qu'une centrale soit construite ». Le coût de la construction est estimé entre 30 et 70 milliards d'euros. « D'où va venir l'argent ? », demandent les détracteurs du projet. Et pourquoi l'Afrique du Sud n'utilise-t-elle pas ses ressources naturelles telles que le soleil ou le vent pour développer des sources d'énergies alternatives ?

Le 15 Juillet 2015
Avec RFI

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