RD Congo

RD Congo (16)

Agence bancaire de la BIAC sur le Boulevard du 30 juin à Kinshasa

«Les difficultés de la BIAC sont énormes mais c’est encore possible de sauver cette banque ». Michel Somwe, professeur d’économie et analyste, affirme à Radio Okapi que la situation financière de la Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC), l’une des mieux implantées dans le pays, est catastrophique.

Depuis quelques jours, les clients de cette banque affluent dans les guichets et devant les distributeurs automatiques des billets à Kinshasa pour retirer leurs épargnes. La direction de la Banque a changé et les rumeurs les plus folles sur les difficultés de trésorerie courent. Mais la banque s’exprime peu.

«La situation ne date pas d’aujourd’hui. Ce n’est pas non plus un accident de parcours ni comme on pourrait le penser une situation liée au marché mondial ni à la contraction des recettes d’exportation moins encore à toutes les difficultés que l’économie congolaise traverse aujourd’hui. Ces difficultés ont commencé depuis plusieurs années et la BIAC est au refinancement de la Banque centrale du Congo», affirme Michel Somwe en introduction.

D’après lui, les difficultés de la BIAC et plus globalement ce qu’il considère comme la faillite du système bancaire en RDC est imputable en partie à la Banque centrale du Congo (BCC).

«La BCC a démissionné de ses fonctions de la banque des banques ou de prêteur en dernier ressort», avance Michel Somwe.

«La BIAC aujourd’hui est exposée parce qu’il lui a manqué le filet de sécurité qu’est la Banque centrale. Et elle paie le prix fort de sa naïveté. Les plus gros crédits qui pèsent lourds dans les comptes de la BIAC sont venus de son désir de soutenir l’Etat congolais dans ses charges régaliennes», assène l’analyste.

Il donne l’exemple de la police nationale congolaise pour laquelle la BIAC a consenti « un prêt important » pour son équipement. Ce crédit n’est pas remboursé à ce jour, déclare-t-il. La BIAC a en outre accordé à la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT) un crédit de 12 millions de dollars pour le projet de connexion à la fibre optique, indique la même source. Cet autre crédit n’a pas non plus été remboursé.

«Ce qui est grave, l’Etat s’était porté garant pour rembourser ce crédit si la SCPT se montrait défaillante », regrette Michel Somwe qui précise que « la BIAC avait reçu une garantie plus importante, celle de la BCC qui a instruit une autre banque commerciale d’actionner automatiquement le compte de la BCC pour payer directement la BIAC chaque fois qu’il y aurait le moindre retard de remboursement de la part de la SCPT. Aujourd’hui, toutes ces autorités se sont rétractées, abandonnant la BIAC à son triste sort ».

Michel Somwe affirme que la BCC n’est pas par ailleurs la seule responsable de cette situation. Elle est responsable en tant qu’autorité monétaire qui doit protéger l’épargne publique.

La BIAC a également, selon lui, une part de responsabilité dans sa situation financière difficile actuelle.

«La BIAC a été pillée de l’intérieur par ses dirigeants. Ces derniers ont appliqué une très mauvaise politique d’emploi, de salaire et de gouvernance», résume l’analyste.

La banque n’a pas appliqué la politique prudentielle reconnue à toute institution bancaire, conclut Michel Somwe.

Le 31 Mars 2016
Avec Radio Okapi

 Franc Congolais

Treize milliards et six cent millions de Francs congolais (14 832 671 USD) ont été détournés de l’enveloppe de rémunération des fonctionnaires de l’Etat au dernier trimestre de l’année 2015. C’est le résultat d’une enquête initiée par le ministre d’Etat en charge du Budget, Michel Bongongo.

Ces fonds sont détournés dans les provinces de l’Equateur, Kongo central, du Bandundu et des deux Kasaï, toutes dans leurs anciennes configurations.

Le ministre du Budget dit avoir constaté ces irrégularités dans les secteurs de la santé, de l’enseignement supérieur et universitaire et l’enseignement primaire, secondaire et professionnel.

En ce qui concerne, d’une part, les rémunérations, les résultats démontrent que des sommes importantes se percevaient avec des doublons dans les listes de paie, sur des personnes décédées, des déserteurs et des fictifs.

Le ministre d’Etat en charge du budget donne ici un exemple éloquent de cette question des fictifs.

« A la division provinciale de la santé du Kongo central, nous avons 547 agents mécanisés [reconnus par l’Etat et dont les noms figurent sur les listes de paie], dont 510 fictifs] », a affirmé Michel Bongongo.

En ce qui concerne par ailleurs les frais de fonctionnement, des montants importants sont versés pour des établissements fictifs.

Aujourd’hui, s’est félicité le ministre d’Etat, tout cet argent qui se volatilisait dans la nature pourrait désormais servir à l’amélioration de la paie des fonctionnaires de l’Etat.

D’après Michel Bongongo, en plus des sanctions administratives, le gouvernement s’engage à traduire en justice les auteurs de tous ces forfaits.

« Le gouvernement a décidé au-delà des sanctions administratives de saisir des instances judiciaires. Vous n’allez plus vous étonner d’entendre que certains parmi vous vont aller à Makala [la prison centrale de Kinshasa].

La commission d’enquête instituée par le ministre a bénéficié de l’appui du banc syndical lors de toutes les descentes sur le terrain.

Le 14 Février 2016

Avec Radio Okapi

vendeurs des sacs du ciment

Le prix du sac de ciment gris est passé en deux semaines de 12 500 franc congolais (13 dollars américains) à 8 000 francs congolais (8 dollars américains) à Matadi dans la province du Kongo-Central.

Une baisse de 35% que Joseph Makumbu, membre de l’Association des consommateurs du Congo, attribue à la grande quantité de ciment gris importé, fournie sur le marché de la capitale du Kongo-Central.

A l’en croire, des importateurs ont inondé le marché de la ville portuaire de ciment gris en provenance notamment d’Angola.

Joseph Makumbu dit livrer les produits de marque «Cimentngol» en grande quantité aux revendeurs de Matadi.

Il se ravitaille à partir de la ville angolaise de Noki, frontalière avec la ville congolaise de Matadi.

Les entreprises chinoises qui importent du ciment gris à partir du port de Matadi alimentent également le marché de Matadi.

 

Le 11 Février  Décembre 2015

Avec Radio Okapi

Le Premier Ministre congolais Matata Mponyo reçu au Caire par son homologue egyptien Sherif Ismaila

Le Premier Ministre, Matata Ponyo, est arrivé jeudi 4 février au Caire, où il a été accueilli à sa descente de l’avion par son homologue égyptien, Sherif Ismaila. Cette visite fait suite à celle du Président de la République, Joseph Kabila, au mois d’août dernier.

Après les dispositions protocolaires d’usage, les deux officiels se sont brièvement entretenus en tête-à tête au Salon d’honneur de l’Aéroport International du Caire pour évoquer, non seulement l’état des relations entre la RDC et l’Egypte, mais aussi pour procéder à la signature de plusieurs protocoles de coopération et des mémorandum d’entente dont celui entre l’Autorité générale pour la zone économique du canal de Suez et l’Agence du projet de développement et de promotion du barrage Inga en RDC, dans le cadre de la gestion des grands projets infrastructures.

Les deux parties ont aussi signé un mémorandum d’entente de coopération en matière de création d’un centre d’informations et le soutien à la prise de décisions en RDC.

Des mémorandums d’entente dans les domaines des PME, du tourisme et de la création d’une station électrique en énergie solaire en RDC ont fait, en outre, l’objet de signature.

Ces accords ont été signés à la fin de la séance de travail qui a regroupé jeudi les Premiers ministres des deux pays, Cherif Ismaël (Egypte) et Matata Ponyo (RDC).

A cette occasion, le chef du Gouvernement congolais a affirmé que son pays « considère l’Egypte comme un partenaire économique important » et a salué les succès enregistrés par Le Caire, ces derniers temps, notamment celui lié à la réalisation du nouveau canal de Suez, une fierté pour l’Egypte et l’Afrique.

Pour sa part, le Premier Ministre égyptien a salué le développement positif enregistré dans l’Est du Congo, notamment les victoires militaires de l’Armée congolaise contre les mouvements rebelles et les autres groupes armés, affirmant que l’Egypte va poursuivre ses efforts pour aider le Gouvernement de la RDC à cet effet.

Il sied de rappeler que le calendrier fort chargé de Matata Ponyo lui a aussi permis de se présenter au Conseil des députés où il a conféré avec le président du Parlement égyptien, rapporte-t-on.

Le 05 Février 2016
Primature RDC

Des liasses de dollars américains et du Franc congolais

Le dollar américain se vend officiellement à 929, 51 Franc congolais (FC) au taux officiel, selon le communiqué de la troïka stratégique de lundi 1er février. Il se négociait en novembre 2015 à 920 FC.

Mais pour le président de l’association nationale des cambistes du Congo, Donat Lengo, le marché de change a ouvert ce lundi à un taux supérieur à celui annoncé par la troïka stratégique.

« Le marché de changea ouvert avec un taux de 938 à l’achat et 940 à la vente avec une tendance haussière. Cette situation peut continuer à augmenter », s’inquiète-t-il.

Selon lui, cette hausse est souvent observée au mois de janvier.

« Les gens vendent général beaucoup [de marchandises] en décembre. Ils ont entre leurs mains des francs congolais et cherchent à les convertir en dollar américain », explique Donat Lengo.

Ce taux avait même franchi le seuil de 950 FC le dollar au mois de décembre 2015.

La banque centrale du Congo reconnait cette situation et la justifie par la conséquence de la baisse des prix des matières premières qui a effrité les recettes que le trésor public tirait des exportations.

Entre-temps, le besoin en devise pour soutenir les importations a augmenté. Elle pourrait intervenir le moment venu, mais le niveau de reserve de change reste inquiétante face à la demande très élevée des agents économiques.

Le 02 Février 2016
Avec Radio Okapi

Vue sur le centre ville de Lubumbashi

En RDC, un procès sur le commerce de minerais s’est ouvert devant le tribunal de grande instance de Lubumbashi, le lundi 1er février. Depuis plusieurs années, l’ex-gouverneur de l’ex-Katanga avait interdit l’exportation de cette roche non traitée. Mais le mois dernier, quatorze camions chargés de ces minerais bruts ont été interceptés à la frontière avec la Zambie.

Le coup de filet provient de la cellule du Commissariat général à l’énergie atomique : elle avait repéré la radioactivité émise par ces minerais bruts.

La cargaison saisie appartenait aux établissements Dragon Mining international basés à Kolwezi. Selon une source proche de l’enquête, le transitaire serait un ancien agent de l’agence Pôle express appartenant à un pasteur local.

Au total, six personnes, parmi lesquelles quelques responsables de la compagnie minière, ont été inculpées dans cette affaire.

Changer la nature des minerais

Alors que le procès s’est ouvert, certains s’inquiètent d’une levée de la saisie sur les camions incriminés. On laisse entendre qu’il y aurait eu des tractations autour de ce convoi pour le faire libérer sans attendre la décision de justice.

Les accusations vont plus loin : on tenterait même de changer sur papier la nature des minerais. Il pourrait être désormais question des minerais concentrés, donc des minerais traités qui peuvent être exportés.

Or, Dragon Mining international ne possède pas un seul concentrateur capable de produire ces minerais exportables.

Le 02 Janvier 2016
Avec RFI

Le président Joseph Kabila entouré des membres du gouvernement central, quelques autorités urbaines de la RDC et l’ambassadeur de l’Union européenne en République démocratique du Congo (RDC), Jean-Michel Dumond , le 20/02/2015 lors de l’inauguration du nouveau Palais de justice

Le gouvernement de la RDC a adopté, mardi 26 janvier, vingt-huit mesures « urgentes » pour stabiliser et relancer l’économie, suite à la chute des cours des matières premières. L’information est donnée par le ministre de la communication et médias, porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, à l’issue du conseil des ministres, présidé par le président Joseph Kabila, à Kinshasa. La baisse des cours des minerais a conduit au ralentissement de la croissance de la production.

Le gouvernement a notamment décidé de lutter contre la fraude fiscale et douanière dans les secteurs de l’économie, des télécommunications et des transports.

Parmi ces mesures, le gouvernement décide aussi :
D’auditer des contrats d’amodiation et de partenariat conclu avec les sociétés minières de l’Etat
De mettre plus de rigueur dans l’octroi des exonérations, la réduction des taxes à l’exportation de certains produits
De renforcer le contrôle des Sim box
De renforcer l’autorisation donnée à l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) de signer des contrats de partenariat avec des sociétés spécialisées, indique le communiqué.

La chute des matières premières a aussi entrainé la baisse du moral des chefs d’entreprises, de suite des exportations et des réserves internationales du pays ainsi qu’une contraction des réserves budgétaires à la disposition de l’Etat.

La poursuite de l’installation des compteurs à prépaiement par la Société nationale d’électricité (Snel) pour le recouvrement des factures de consommation d’énergie électrique, figure aussi parmi les mesures adoptées.

Le rapport du conseil des ministres annonce aussi « La réduction du train de vie des institutions publiques ainsi que l’encadrement et la rationalisation des dépenses publiques par une action d’harmonisation des salaires et émoluments au sein desdites institutions, le contrôle de la paie des fonctionnaires et des frais de fonctionnement et le strict respect de la loi relative à la procédure de passation des marchés publics pour les dépenses liées aux élections, le respect de la chaine des dépenses ».

Le 27 Janvier 2016
Avec Radio Okapi

Un point d'abonnement au réseau de télédistribution StarTimes dont les émissions ont ont été suspendues sur ordre du gouvernement congolais. Kinshasa, le 12 septembre 2014

Le directeur général de StarTimes, Li Guoliang a notifié la chaine Canal Congo télévision (CCTV), émettant à Kinshasa, de cesser d’émettre à partir du 1er février prochain. Dans sa lettre du 22 janvier dernier, il explique sa compagnie de télédistribution est la nouvelle acquéreuse de la fréquence (5690 Mhz, sur le canal 48), autrefois détenue par la chaine de télévision kinoise de l’opposant Jean-Pierre Bemba.

Depuis le 17 décembre dernier, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications au Congo (ARPTC) a octroyé à StarTimes12 canaux des fréquences dont celui de CCTV.

Cette décision de l’ARPTC a reçu l’avis favorable du ministre de la Communication et l’avis de conformité du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), dont une copie est parvenue à Radio Okapi.

L’ARPTC justifie cette décision par la fin du moratoire accordé aux chaines analogiques par le ministre de la communication. Le gouvernement congolais avait décidé, de retirer à partir de juin prochain, toutes les fréquences analogiques octroyées aux chaines de télévision. Cette mesure devrait être effective à partir du 17 juin 2015.

Ainsi, StarTimes qui compte déjà utiliser sa fréquence, demande à CCTV de « prendre toutes les dispositions utiles pour céder la fréquence qu’elle utilise actuellement à sa société ».

Li Guoliang indique que StarTims tient à utiliser cette fréquence à partir du mois de Février 2016, et que CCTV devrait cesser d’émettre à partir du 1er du même mois.

Les responsables de la chaîne de télévision CCTV, émettant depuis Kinshasa, n’ont pas encore réagi à cette notification.​

Le 27 Janvier 2016
Avec Radio Okapi

AFP | Enfants qui travaillent dans une mine à Kamatanda, dans la région du Katanga en RD Congo, le 9 juillet 2010

Amnesty International appelle l'industrie électronique et automobile à faire preuve de vigilance dans ses approvisionnements en cobalt, un composant des batteries produit par des enfants en République démocratique du Congo.

Qui aujourd’hui peut se passer, volontairement, d’un téléphone ou d’un ordinateur portable, d’une tablette ou autres objets connectés et mobiles ? Peu de monde. Et qui veut savoir dans quelles conditions et avec quels matériaux sont fabriqués ces outils ? Pas les multinationales qui les produisent en tous cas, si l’on en croit le dernier rapport d’Amnesty International, rendu public mardi 19 janvier.

À l'issue d'une enquête menée auprès de 16 entreprises - telles qu’Apple, Samsung, Sony, Microsoft ou Daimler - l'ONG affirme que ces sociétés sont, dans l'ensemble, incapables de déterminer l'origine du cobalt nécessaire aux batteries lithium-ion qu'elles utilisent dans leurs produits. Et c’est là que le bât blesse : plus de la moitié de la production mondiale de cobalt provient de la République démocratique du Congo (RDC), où le minerai est extrait par des enfants, parfois âgés de sept ans, et des adultes qui travaillent dans des conditions périlleuses.

Au moins 80 enfants ou adolescents sont morts sous terre dans le sud de la RDC, entre septembre 2014 et décembre 2015, des chiffres a minima car "de nombreux accidents ne sont pas signalés et les cadavres restent ensevelis sous les décombres", précise le rapport.

"Je passais 24 heures d'affilée dans les tunnels"

Tandis que quelques grands groupes assurent l'essentiel de la production, des dizaines de milliers de "creuseurs", de jeunes mineurs clandestins, extraient le minerai dans des galeries souterraines, creusées sans même les outils élémentaires de protection (gants, casques, masques). La poussière de cobalt est pourtant hautement toxique et son inhalation peut entraîner des maladies pulmonaires mortelles. Les conditions de sécurité sont tout aussi déplorables et la rémunération dérisoire.

Des enfants ont raconté travailler jusqu'à 12 heures par jour dans les mines pour gagner entre un et deux dollars par jour. Selon l'Unicef, en 2014, environ 40 000 enfants travaillaient dans les mines dans le sud de la RDC, dont beaucoup dans des mines de cobalt. "Je passais 24 heures d'affilée dans les tunnels. Je devais me soulager dans les tunnels…", raconte Paul, 14 ans, creuseur depuis ses 12 ans.

La filière aveugle du cobalt

Le rapport d’Amnesty remonte la filière du cobalt en RDC, dont la production est concentrée au Katanga, région dans le sud-est du pays. Des négociants y achètent le minerai pour le revendre à une filiale locale du géant chinois de l'exploitation minière, Zhejiang Huayou Cobalt Ltd. Le cobalt est ensuite traité sur place avant d’être revendu à des fabricants de composants de batteries en Chine et en Corée du Sud. Ces derniers revendent à leur tour leurs composants aux fournisseurs de batteries des grands groupes électroniques et automobiles. Derniers dans la chaîne de production, ils disent ne pas être informés des origines des composants utilisés.

Amnesty International appelle donc des grandes multinationales de l'industrie électronique et automobile - à faire preuve de vigilance dans leurs approvisionnements. "Des millions de personnes bénéficient des avantages des nouvelles technologies, sans se préoccuper de la manière dont elles sont fabriquées. Il est temps que les grandes marques assument leur part de responsabilité", invective l’ONG dans un communiqué.

Les "minerais du sang"

Une responsabilité lourde à assumer. La RDC regorge de ressources minières mais reste l'un des pays les moins développés au monde. La richesse du sous-sol contribue à alimenter les conflits armés qui déchirent depuis plus de vingt ans l'est du pays, en particulier les provinces du Nord et du Sud-Kivu, grosses productrices d'or, d'étain, de coltan, de tungstène et de cobalt.

Pour éviter que des entreprises ne financent indirectement les conflits en RDC, une loi américaine sur ces minerais dits "du sang", entrée en vigueur en 2014, impose aux sociétés cotées aux États-Unis de divulguer aux autorités de régulation boursière américaines si elles emploient ces matières premières. Si le cobalt n’entre pas dans cette catégorie des minerais du sang (qui compte l’or, le tantale, l’étain, le tungstène), Amnesty exige que les entreprises soient tenues légalement de contrôler la provenance des minerais et leurs fournisseurs.

Dans un rapport publié en avril 2015 avec l'ONG Global Witness, Amnesty International accusait les grandes entreprises américaines de négliger leurs obligations découlant de la loi de 2014.

Le 19 Janvier 2016
Avec France 24

Enfants congolais (pas ceux enlevés) victimes de la guerre d'agression au nord Kivu

La Direction générale des migrations (DGM) du Haut-Katanga a récupéré trois enfants congolais (deux filles et un garçon) en Zambie. Ils ont été présentés lundi 11 janvier à la presse à Lubumbashi.

Selon la DGM, ces enfants ont été récupérés à Lusaka vendredi dernier, à la suite d’une enquête pour trafic d’êtres humains.

Les deux filles sont âgées de 7 et 4 ans et le garçon de 4 ans. Les trois enfants ont quitté Lubumbashi ce lundi pour Kinshasa où se trouvent leurs familles respectives, ont indiqué des sources locales.

D’après Pierre Lubosha Ngalu, chef de service de police des frontières à la DGM, les trois enfants sont venus de Kinshasa et se sont retrouvés à Lusaka en transitant par Lubumbashi avec des personnes dont il ignore encore l’identité.

«C’est grâce à la vigilance de nos services que ces enfants ont été appréhendés à Lusaka » a-t-il fait savoir, ajoutant que « les trafiquants eux se sont volatilisés dans la nature ».

Pierre Lubosha Ngalu invite les parents à la vigilance car, selon lui, les trafiquants des enfants en RDC sont très actifs.

« C’est un trafic qui est bien organisé. On prend les enfants en par-ci par-là et on les met ensemble et on cherche à fuir avec eux pour des raisons que vous et nous nous ne maitrisons pas jusque-là », explique-t-il.​

Le 12 Janvier 2016
Avec Radiookapi

Page 1 sur 2

Cours de change

Convertir