Afrique du sud : deux temps forts du 25e sommet de l’Union africaine

Le président de l'Union africaine, le Zimbabwéen Robert Mugabe lors du discours de clôture du 25e sommet de l'UA à Johannesburg, le 15 juin 2015.

Le 25e sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine s'est terminé très tard lundi, aux environs de minuit, à l'issue d'un interminable huis clos. Les résolutions finales devraient être connues dans les prochaines heures. Entre autres, la condamnation de l'attaque de Ndjamena, l'adoption des échéances des dix prochaines années dans le cadre de l'agenda 2063 censé changer le visage du continent africain, la mécanisation de l'agriculture pour permettre l'autonomisation des femmes. En attendant de connaître les détails de ces résolutions, retour sur les moments à retenir de ce 25e sommet de l'Union africaine.

Premier temps fort, la réunion, vendredi, du groupe de contact sur la Libye et l'agacement perceptible de la communauté internationale à l'égard des acteurs libyens incapables de trouver un accord politique alors que la menace terroriste gagne du terrain. Et le nouvel appel à leur sens des responsabilités, sans doute le dernier avant des sanctions.

Deuxième temps fort : le conseil de paix et de sécurité qui se penche samedi sur la crise au Burundi. Le pays est à la croisée des chemins, déclare à l'ouverture Jan Eliasson, le secrétaire général adjoint des Nations Unies. Les résolutions préparées par la commission de l'Union africaine sont adoptées sans gros changement. C'est une quasi-feuille de route de sortie de crise qui crée l'espoir chez l'opposition. Des décisions vite retoquées lundi dans un communiqué de la présidence burundaise.

C'est dans cette même soirée du samedi 13 juin qu'Omar el-Béchir arrive en catimini à Johannesburg. La CPI demande alors à l'Afrique du Sud de l'arrêter. La justice sud-africaine, saisie par une ONG locale, finit par ordonner son arrestation. Trop tard, le président soudanais est déjà parti. Mais sa présence aura quasiment éclipsé les discussions autour des thèmes phares de ce 25e sommet des chefs d'Etat : migrations, xénophobie, changement climatique ou encore autonomisation des femmes. L'Union africaine est plus que jamais en guerre contre la CPI.

En résumé, ce 25e sommet aura été dominé par les crises qui secouent le continent. C’est d’ailleurs sur ce constat qu’a conclu le président zimbabwéen, président de l'Union africaine, lors de son discours de clôture lundi soir. « Les conditions inquiétantes de paix et de sécurité dans certaines régions du continent ont été prioritaires dans nos discussions, a déclaré Robert Mugabe. Nous nous sommes engagés à pousser pour un dialogue là ou il y a un conflit dans le pays. De la même façon, nous condamnons fermement les actes de terrorisme perpétrés par des militants extrémistes dans plusieurs régions. Nous venons juste d'apprendre qu'un de ces actes avait été perpétré au Tchad. Et nous nous sommes mis d'accord pour combattre le terrorisme tous ensemble afin d'y mettre fin et de débarrasser le continent de cette menace. » (RFI / Votre Afrique)

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