Terrorisme: 6000 jihadistes de l’EI pourraient regagner l'Afrique, selon l’UA

Daesh

Smail Chergui, Commissaire de l'Union Africaine pour la paix et la sécurité, a mis en garde les pays africains contre le retour des jihadistes de l'EI et préconisé une collaboration dans la lutte contre le terrorisme.

Alors que l’État Islamique (EI) continue de perdre du terrain dans les quelques territoires que l’organisation terroriste contrôle encore en Syrie, le spectre du retour des combattants africains sur le continent inquiète l’Union africaine. À l’occasion d’une rencontre sur la lutte contre le terrorisme dimanche 11 décembre à Oran, Smail Chergui, Commissaire de l’Union Africaine pour la paix et la sécurité, a estimé à 6000 le nombre de jihadistes africains parmi les 30.000 éléments étrangers ayant rejoint l’EI au Moyen-Orient.

Après trois ans de combats, le premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi a déclaré samedi 9 décembre que la victoire sur les djihadistes de l’organisation terroriste était désormais actée. Un revers de taille pour l’EI qui, en juin 2014, y avait déclaré son « califat » contrôlant près d’un tiers du territoire, et qui pourrait amener les combattants à retourner dans leurs pays.
Sérieuses menaces sur la sécurité et la stabilité

« Le retour de ces éléments en Afrique pose de sérieuses menaces sur la sécurité et la stabilité nationales et exige un traitement spécifique et une coopération intense entre les pays africains », a estimé Smail Chergui.

Le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité a appelé les pays concernés à collaborer dans la lutte contre le terrorisme, notamment en échangeant « les renseignements sur les éléments armés regagnant leurs pays respectifs », après leurs défaites en Irak et en Syrie.


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