RD Congo : l'UE demande à Kinshasa de libérer les prisonniers politiques

Les partisans de l'oposition ont manifesté le 31 juillet à Kinshasa en soutien à l'opposant historique de Joseph Kabila, Étienne Tshisekedi.

L'envoyé de l'Union européenne (UE) pour la région des Grands Lacs a appelé jeudi à Kinshasa le gouvernement congolais à libérer des détenus politiques afin de faciliter le dialogue avec l’opposition en vue de la tenue de l'élection présidentielle.

L’envoyé spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs, a appelé jeudi 4 août le gouvernement congolais à libérer des détenus politiques. Koen Vervaeke a plaidé en faveur d’un meilleur dialogue avec l’opposition en vue de la tenue de l'élection présidentielle.

Le diplomate européen s'exprimait en marge d'une réunion du Groupe international de soutien de la facilitation et au dialogue politique en RD Congo, composé des représentants de l'ONU, de l'UE, de la Francophonie, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC).

Ce dialogue convoqué fin novembre 2015 par le président congolais Joseph Kabila "doit être équitable, inclusif" et se tenir dans "le respect de la Constitution congolaise", a ajouté le diplomate européen.

"Piège" du pouvoir

L'opposition avait d'abord boudé ce dialogue, le considérant comme un "piège" du pouvoir, avant de donner son accord moyennant des préalables, notamment la libération de tous les prisonniers politiques et d'opinion.

L'opposition craint depuis des mois que Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, ne reporte la présidentielle censée se tenir avant la fin de l'année mais devenue improbable.

Son mandat s'achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter mais la Cour constitutionnelle l'a autorisé en mai à rester en fonction jusqu'à l'élection de son successeur.

Six militants du mouvement des jeunes indignés opposés à toute prolongation du mandat de Joseph Kabila, condamnés pour "tentative d'incitation à la révolte", ont bénéficié le 22 juillet d'une grâce présidentielle, après avoir passé quatre mois en prison.

Avec AFP

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