RDC : le gouvernement adopte 28 mesures « urgentes » pour relancer l’économie

Le président Joseph Kabila entouré des membres du gouvernement central, quelques autorités urbaines de la RDC et l’ambassadeur de l’Union européenne en République démocratique du Congo (RDC), Jean-Michel Dumond , le 20/02/2015 lors de l’inauguration du nouveau Palais de justice

Le gouvernement de la RDC a adopté, mardi 26 janvier, vingt-huit mesures « urgentes » pour stabiliser et relancer l’économie, suite à la chute des cours des matières premières. L’information est donnée par le ministre de la communication et médias, porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, à l’issue du conseil des ministres, présidé par le président Joseph Kabila, à Kinshasa. La baisse des cours des minerais a conduit au ralentissement de la croissance de la production.

Le gouvernement a notamment décidé de lutter contre la fraude fiscale et douanière dans les secteurs de l’économie, des télécommunications et des transports.

Parmi ces mesures, le gouvernement décide aussi :
D’auditer des contrats d’amodiation et de partenariat conclu avec les sociétés minières de l’Etat
De mettre plus de rigueur dans l’octroi des exonérations, la réduction des taxes à l’exportation de certains produits
De renforcer le contrôle des Sim box
De renforcer l’autorisation donnée à l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) de signer des contrats de partenariat avec des sociétés spécialisées, indique le communiqué.

La chute des matières premières a aussi entrainé la baisse du moral des chefs d’entreprises, de suite des exportations et des réserves internationales du pays ainsi qu’une contraction des réserves budgétaires à la disposition de l’Etat.

La poursuite de l’installation des compteurs à prépaiement par la Société nationale d’électricité (Snel) pour le recouvrement des factures de consommation d’énergie électrique, figure aussi parmi les mesures adoptées.

Le rapport du conseil des ministres annonce aussi « La réduction du train de vie des institutions publiques ainsi que l’encadrement et la rationalisation des dépenses publiques par une action d’harmonisation des salaires et émoluments au sein desdites institutions, le contrôle de la paie des fonctionnaires et des frais de fonctionnement et le strict respect de la loi relative à la procédure de passation des marchés publics pour les dépenses liées aux élections, le respect de la chaine des dépenses ».

Le 27 Janvier 2016
Avec Radio Okapi

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