Inde: une base militaire attaquée près de la frontière pakistanaise

Policier en faction près de la base militaire de l'armée de l'air

Une base militaire indienne situé à la frontière pakistanaise a été attaquée dans la nuit de vendredi à samedi par un groupe de quatre terroristes, faisant deux morts parmi le personnel de sécurité. Cet assaut est perçu comme une tentative de mettre à mal la volonté de rapprochement entre les Premiers ministres indien et pakistanais.

L'attaque aura duré plusieurs heures avant que les quatre assaillants de la base de l'armée de l'air de Pathankot, dans la région du Pendjab, soient neutralisés. Soupçonnés d'appartenir à un groupe terroriste pakistanais, ils auraient franchis la frontière voisine trois jours plus tôt selon les autorités indiennes. Ils s'étaient introduits dans la base déguisé en militaires indiens, à bord d'un véhicule de police volé.

Cette attaque n'est pas sans rappeler une opération similaire en juillet dernier dans la même région. Trois terroristes arborant eux aussi des uniformes de l'armée indienne avaient attaqué un poste de police à l'arme automatique, dans la ville de Gurdaspur au Pendjab faisant plusieurs morts.

Rapprochement indo-pakistanais

L'assaut de samedi survient une semaine après la visite surprise du Premier ministre indien, Narendra Modi, au Pakistan. Est-ce une réaction à cette visite, dans le but faire de faire dérailler le dialogue indo-pakistanais ? C'est l'hypothèse la plus plausible, d'autant que cette stratégie n'est pas nouvelle. Le processus de paix indo-pakistanais a déjà été interrompu à plusieurs reprises par des attentats terroristes sur le territoire indien par le passé, ou par des échanges de tirs entre les deux armées à la frontière.

La visite de M. Modi à Lahore au Pakistan la semaine dernière était la première depuis 2004 pour un chef d'Etat indien. Le premier ministre indien et son homologue Pakistanais Nawaz Sharif se sont rencontrés plusieurs fois ces deux dernières années en marge de sommets internationaux, démontrant ainsi leur volonté de tisser des liens solides. Assez solides, estiment les experts, pour ne pas être mis à mal par l'attaque de samedi à Pathankot.

Le 02 Janvier 2016

Avec RFI

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